It's New York City bitches ! And it's my motherfucking dream

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un ritmo latino - milo.

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MessageSujet: un ritmo latino - milo. un ritmo latino - milo. EmptyLun 21 Mai - 16:44

MILO AND MARIA
« Je fais un cours d’initiation à la salsa après-demain, vers quatorze heures, ça me ferait très plaisir que tu viennes ! ». Voilà ce que Paolo lui avait dit exactement la dernière fois qu’ils s’étaient vus. Une invitation à son cours d’initiation à la danse salsa. L’idée était sympathique pour ceux qui aimaient la danse, mais celle-ci n’emballa guère Maria. Alors elle s’était contentée par une réponse un peu vague : « je verrai si j’ai le temps… ». Bien entendu, il fallait comprendre que non. Non, elle ne comptait pas y aller. Elle avait le temps, c’était certain. Elle pouvait avoir un agenda chargé, très chargé, mais pas à ce point tout de même… Et après une longue réflexion, et des heures d’ennui, Maria avait donc décidé d’aller à ce fameux cours d’initiation. Son sac de sport sur l’épaule, elle entra dans la grande salle de sport où son ami, Paolo, travaillait. Elle qui voulut faire une entrée discrète, ce fut loupé. En effet, à peine venait-elle d’entrer que son ami se mit à exclamer un haut et fort : « MARIA CHERIE ! Ca me fait très très plaisir que tu sois venue ! ». Il la serra fortement dans ses bras un bon moment. Un sourire gêné se dessina sur les lèvres de la jeune fille lorsqu’il la lâcha. « Bon allez, va te changer ! On se retrouve dans la salle. » reprit-il, accompagnant ses paroles par un petit clin d’œil. Paolo, c’était le gars sympa mais un peu (vraiment un peu) lourd sur les bords. Malgré cela, Maria l’appréciait. Personne ne pouvait être parfait après tout. D’un hochement de tête, elle approuva les paroles de son ami et partit donc en direction des petits vestiaires. L’endroit grouillait déjà de filles venues pour leur cours de danse habituel. Avec peine, elle réussit à trouver une place où elle pourrait troquer sa robe pour des affaires de sport. Rien de bien folklorique, un petit short qui lui servait de temps en temps pour ses joggings et un tee-shirt. C’était un cours d’initiation, pas un défilé de mode, c’était dit alors Maria en sortant des vestiaires. Un peu perdu, elle regarda un peu partout où était la salle dans laquelle aurait lieu son fameux cours. Après quelques secondes, ou plutôt minutes, d’observation, elle aperçut son ami. Elle entra dans la salle où il ne semblait y avoir encore aucun autre élève qu’elle. Paolo s’empressa alors à venir lui faire la conversation.

Après de longues minutes d’attente, un groupe de jeunes gens entrèrent en chœur dans la salle. Maria les salua d’un petit signe de la tête, les observant tous un à un. Après tout, ils allaient être le temps d’un cours ses camarades… et pire encore, l’un d’entre eux sera certainement son partenaire de « danse ». Soudainement, son regard s’arrêta sur l’un d’entre eux. L’un qu’elle semblait connaitre. Son visage lui disait quelque chose. Milo. Le prénom de ce garçon vint aussitôt à l’esprit de Maria. Alors un large sourire, découvrant ses dents blanches, se dessina sur les lèvres de la jeune fille. Elle aurait pu lui faire un signe de la main aussi, mais non. Elle ne le fit pas. « Bonjour à tous, au cours d’initiation de salsa ! Je me présente, je m’appelle Paolo et vous allez devoir me supporter pendant une bonne heure. » dit solennellement le jeune homme qui allait donner ce cours. Maria leva les yeux au plafond lorsqu’il parla. Ils allaient devoir le supporter, c’était certain. Cela, elle n’en doutait pas. Pas du tout. « On va commencer par former des binômes… » continua-t-il. Et c’était parti pour la valse des « Toi, avec lui ? D’accord ! ». Pendant que Paolo formait les binômes, elle regarda un peu songeuse autour d’elle. Se demandant bien là avec qui elle va tomber. « Tiens, toi ! Toi là, qui est tout seul dans son coin… » dit-il tout en pointant du doigt Milo « … tu vas te mettre avec Maria ! ». Elle n’eut pas le temps de broncher qu’elle se retrouva au côté du dénommé Milo. « Comme on se retrouve… » lui lança alors Maria, un petit sourire au bout des lèvres.


[je me suis arrêtée là, mais j'étais vraiment partie à faire beaucoup plus que ça. 56 ]
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MessageSujet: Re: un ritmo latino - milo. un ritmo latino - milo. EmptyLun 2 Juil - 15:51


« Et surprise, avec les fonds récoltés au championnat, Mrs Popovski a décidé de nous offrir ... Milo serra les dents, sentant le regard des filles de son équipe posé sur lui, toutes très impatiente d'entendre la récompense qu'ils avaient eu pour avoir obtenu la troisième place aux championnats inter-universitaires. Sauf que Milo savait déjà que les avis seraient certainement partagés, et il avait peur de leur réaction. Mrs Popovski, secrétaire du département sportif et gérante du budget, avait tendance à prendre des décisions plutôt étranges. ... Un cours d'initiation à la salsa ! C'est à quatorze heures, demain, je compte sur vous pour aller convaincre les garçons de l'équipe de water-polo, car vous allez avoir besoin de partenaires ! » Les filles se lancèrent des regards interrogés, et comme Milo l'avait prévu, elles ne réagirent pas tout de suite. Il fallait qu'elle encaissent la nouvelle. Aller se remuer le corps sur un air latino n'avait pas grand chose à voir avec barboter dans l'eau. Finalement la capitaine des nageuses brisa le silence « De la salsa ? Vraiment ? » Milo hocha la tête, amusé, et il remarqua que plusieurs filles s'étaient mises à ricaner. « Bon ok, pourquoi pas ! Mais les garçons ne vont jamais vouloir, alors Milo tu as intérêt de danser avec nous ! » Le brésilien ouvrit grand les yeux « Euh, je ... » « Tu dois le promettre ! On ne danse pas si tu ne danses pas ! En plus je suis sûr que tu es doué ! » Les autres filles exprimèrent leur approbation et Milo se mit à rire, un peu pris de court « Bon euh, très bien .. Je danserai avec vous. » Apparemement satisfaites, les filles se mirent à rire et commencèrent à bavarder, si bien que Milo leva les yeux au ciel, se demandant s'il avait bien fait d'accepter leur proposition. Certes il était plutôt bon danseur, mais danser avec ses élèves ? Il soupira longuement, appréhendant déjà le lendemain qui serait certainement riche en évènement.

Milo et son éternelle galanterie laissèrent aux filles de l'équipe le privilège d'entrer en premier dans la salle de danse. A dire vrai il n'était pas très rassuré, car même s'il avait confiance en lui, sa timidité refaisait souvent surface dans ce genre de situation. Il entra finalement, jetant un coup d'oeil à la pièce et aux personnes déjà présente. Evidemment il y avait son équipe, plus deux garçons qu'elles avaient réussi à convaincre de venir. Et puis il y avait le professeur de salsa au milieu de la pièce qui avait l'air très motivé et prêt à danser, discutant avec le groupe déjà présent. Milo était venu en tenue sportive, tout comme son équipe de natation, et il s'empressa de rejoindre le milieu de la pièce, écoutant le discours du dénommé Paolo. « Bonjour à tous, au cours d’initiation de salsa ! Je me présente, je m’appelle Paolo et vous allez devoir me supporter pendant une bonne heure. » Supporter, c'était le cas de le dire. Milo jeta un oeil à ses nageuses et constata qu'elles avaient l'air tout excitées. Deux d'entre elles frappaient dans leur main en lançant des sourires à Milo, et ce dernier tenta de dissimuler ses craintes en souriant à son tour. Il balaya la pièce des yeux et remarqua une tête familière dans le lot de danseuses en herbe. Maria-Paz. Qu'est ce qu'elle faisait ici ? Son truc, c'était l'athlétisme. Plutôt surpris, Milo arqua un sourcil, et la chercha du regard, mais elle semblait très attentive aux paroles de Paolo qui avait déjà commencé à constituer des binômes. « Tiens, toi ! Toi là, qui est tout seul dans son coin… Milo détourna le regard de Maria-Paz, interpellé par Paolo. Il le considéra d'un air interrogatif, se demandant ce qu'il allait bien pouvoir dire … tu vas te mettre avec Maria ! » Evidemment ! Milo esquissa un sourire, jetant un regard amusé à Maria qui venait de se placer à côté de lui. Il entendit au même moment plusieurs plaintes des filles de son équipe de natation qui semblaient déçue de ne pas avoir été mise en binôme avec leur prof. Il leur lança un clin d'oeil, alors que Maria-Paz prenait la parole. « Comme on se retrouve… » Milo hocha la tête sans cesser de sourire, avant de répondre « C'est surprenant de se retrouver ici, tu trouves pas ? On aurait pu se croiser dans une piscine ou sur une piste d'athlétisme, mais un cours de salsa ? » Il ponctua sa remarque d'un soupir amusé, puis Paolo attira leur attention en s'écriant « Bon très bien les jeunes, maintenant on se place correctement ! Regardez moi bien, les garçons, mettez vos mains juste là. » Milo se racla la gorge, jetant un regard un peu hésitant à Maria, puis tenta de bien suivre l'exemple de Paolo pour se placer correctement. Un peu gêné, il posa sa main sur la hanche de la jeune femme mais ne lui prit pas la main tout de suite. Il avait beau paraître maladroit, il se débrouillait plutôt bien en salsa et avait déjà eu l'occasion de danser sur ce type de rythme, mais à dire vrai c'était surtout de danser avec Maria qui l'impressionnait, car il n'avait jamais été insensible à ses charmes et il se demandait s'il avait parvenir à aligner correctement ses pas et à se pas se laisser déstabiliser.
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MessageSujet: Re: un ritmo latino - milo. un ritmo latino - milo. EmptyMar 3 Juil - 16:47

Maria pouvait être soulagée. Soulagée de ne pas s’être retrouvée avec un total inconnu aussi lourd que son ami, Paolo. Soulagée. Elle l’était. Elle s’était retrouvée avec Milo. Elle se demandait bien comment un garçon comme lui se retrouvait dans ce cours. «C'est surprenant de se retrouver ici, tu trouves pas ? On aurait pu se croiser dans une piscine ou sur une piste d'athlétisme, mais un cours de salsa ? ». Maria fit une légère moue du visage amusée à la remarque de Milo. C’était certain qu’aucun des deux aurait parié se retrouver dans un tel endroit, jusqu’à présent. Surprenant, c’était le mot. Elle hocha la tête pour approuver les dires de Milo. « C’est assez marrant, en effet. Enfin pour un brésilien, tu dois avoir le rythme dans la peau, non ? ». Une mine intriguée se peignit sur le visage chaleureux de Maria. A la base, c’était plus une question de rhétorique, mais avec un léger doute s’installa dans son esprit. Sûrement était-il venu pour améliorer son niveau de danse, à la grande joie de sa petite-amie. Car oui, Milo était en couple. Elle l’avait su le jour où il lui avait lancé d’un bloc qu’il était en couple. Comme si cette information était de la plus haute importance. Elle n’avait jamais vraiment cru pourquoi il lui avait dit cela. Pour Maria, ce n’était qu’un banal détail sans intérêt. En couple ou non, ça ne changeait pas le fait qu’elle trouvait Milo sympathique et agréable. Le petit éclat de rire de Maria fut étouffé par la voix criarde et enthousiaste de Paolo. Elle leva les yeux en l’air au premier son de la voix de son ami. Elle se demandait bien quelle idée elle avait eu d’être venue ici. Paolo était lourd. Paolo était chiant. «Bon très bien les jeunes, maintenant on se place correctement ! Regardez-moi bien, les garçons, mettez vos mains, juste là. ». Maria n’écouta que d’une oreille songeuse les propos de son ami-professeur. Tous ces autres camarades semblaient regarder chaque geste de Paolo avec attention. Comme s’il était l’élu de Dieu et qu’il prêchait la bonne parole. Bien entendu, il n’y avait rien de tout cela. Paolo n’avait rien de divin. Paolo n’était qu’un type lambda qui se la jouait professeur en or. Maria retourna son attention sur Milo et le regarda avec insistance. Elle fut un peu interloquée par son raclement de gorge un peu bruyant. Il ne semblait pas très à l’aise. « Je vais faire le tour de chacun des binômes, histoire de voir si mes petits élèves chéris sont attentifs ou non. » lança une nouvelle fois Paolo. Bien entendu, il commença son petit tour par Maria et Milo. Il s’arrêta à côté d’eux et lança un petit regard à Milo. « Mon petit minou, il faut pas avoir peur ! Mets ta main gauche un peu plus basse et ce sera nickel. » conseilla-t-il à son petit minou. Maria ne put s’empêcher de sourire bêtement à ce petit surnom totalement idiot. Ca ne l’étonnait pas de la part de Paolo à vrai dire. Paolo avait vraiment le chic pour vous trouver un petit surnom bien ridicule. Le professeur partit faire le tour des autres binômes en nommant chacun de ses élèves par un petit nom si affectif. « Petit minou aurait-il peur du grand méchant loup de Paolo ? » souffla-t-elle, un peu rieuse dans sa voix. Après quoi, elle se saisit de la main de Milo et attendit les nouvelles indications dudit grand méchant loup.

« Parfait ! Vous êtes parfaits ! Tous les uns comme les autres. Je vous aime déjà. » et blabla. Paolo se lança dans un long monologue avant de se rendre compte que tous ses élèves étaient immobiles. Immobiles comme des statues… ou piquets, au choix. « Bon, à présent, nous allons commencer par des pas simples. Donc je vous montre, je vous explique et vous faites ! Les gars, vous me regardez. Les filles, vous regardez, Mirta. ». Hochement de tête de la part de Maria qui observa attentivement la démonstration. Facile, se disait-elle ! Un jeu d’enfant même. Néanmoins, elle écouta tout de même les quelques explications de Paolo. Ce dernier, une fois avoir fini de parler, claqua des mains pour donner le départ. Façon subtile de faire comprendre à ses élèves que c’était à leur tour à présent. Maria échangea un regard avec Milo. C’était le moment où elle allait voir s’il était si bon danseur que cela.

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MessageSujet: Re: un ritmo latino - milo. un ritmo latino - milo. EmptyJeu 5 Juil - 15:41


« C’est assez marrant, en effet. Enfin pour un brésilien, tu dois avoir le rythme dans la peau, non ? » Milo ne répondit rien, se contentant de hausser les épaules tout en plissant les yeux avec malice. Clairement, il ne voulait pas avouer qu'il était plutôt bon danseur, et préférait lui jeter un regard plein de défi pour le sous-entendre. De toute manière, elle n'allait pas tarder à avoir la réponse à sa question. Paolo semblait vraiment déterminé à motiver son groupe, si bien qu'il sautillait un peu partout, sa partenaire au bras. Milo le regardait, sourcil arqué, tout en essayant de ne pas attirer son attention car il avait peur de se faire interpeller devant ses nageuses, qui ne manqueraient certainement pas une occasion de rire de lui. D'autant plus qu'il y avait Maria, ce n'était vraiment pas le moment de faire un pas de travers, il fallait qu'il soit irréprochable et qu'il applique avec soin les instructions de Paolo. Pourtant, ce dernier commençait à vraiment l'agaçer. Milo ne savait pas si c'était sa façon de parler, ou bien ce regard qu'il arborait constamment, plein de vice et de malice, mais en tout cas, il avait de plus en plus de mal à supporter ses remarques. Ce qui était assez surprenant connaissant Milo, qui était de loin l'une des personnes les plus faciles à vivre qui existe, s'adaptant à chaque personne sans jamais critiquer. Mais là, il y avait des limites. Paolo et Maria semblaient se connaître, et Milo se demanda s'ils étaient réellement amis. Après tout elle avait peut être été invitée ici par le ténébreux danseur de salsa. Il avait du mal à comprendre comment elle pouvait le supporter. Peut être qu'il l'avait invitée dans le but de la séduire avec ses pas de danses ? Peut être qu'il utilisait Milo en postiche, pour ensuite la bluffer en lui montrant à quel point il dansait mieux que le brésilien ? Tout un tas d'idées envahirent l'esprit de Milo, et il fronça les sourcils, alors que Paolo reprenait la parole « Je vais faire le tour de chacun des binômes, histoire de voir si mes petits élèves chéris sont attentifs ou non. » Milo leva les yeux au ciel. Evidemment. Ses petits élèves chéris, vraiment ? Paolo lâcha sa partenaire pour se diriger vers eux, bien entendu, tout en fixant Milo du regard. Qu'est-ce qu'il lui cherchait celui là ? Milo n'aimait pas tellement se sentir la cible d'un gars de ce genre. Au fond il l'avait rien contre lui, mais son petit numéro l'agaçait encore plus. Il se demandait ce que pensait Maria-Paz de tout ça. Elle avait l'air plutôt amusée, à vrai dire. « Mon petit minou, il faut pas avoir peur ! Mets ta main gauche un peu plus basse et ce sera nickel. » Milo considéra Paolo un instant, tout en s'efforçant de cacher sa surprise. Petit minou ?! Il rageait intérieurement. Heureusement qu'il avait les mains posées sur Maria, car sinon il aurait prit beaucoup de plaisir à les coller dans le nez de Paolo. Lui qui n'était vraiment pas violent ... C'était surprenant qu'il ressente tout ça. Il prit une longue et bruyante inspiration tout en baissant un peu sa main sur la hanche de Maria, ce qui lui changea très vite les idées. Paolo était déjà reparti, et Milo avait retrouvé tout son sang-froid. Enfin, si on écartait le fait qu'être si proche de la jeune femme lui faisait un peu d'effet, il se sentait nettement mieux.

« Petit minou aurait-il peur du grand méchant loup de Paolo ? » lança-t-elle, rieuse, ce qui fit frémir Milo. Il lui répondit par un sourire, mais fut distrait lorsqu'elle prit sa main dans la sienne. Il posa ses yeux sur celle-ci, avant de dévier son regard vers son visage, et répondit « J'avoue qu'il n'est pas très rassurant comme prof. En tout cas, il prend son rôle très à coeur ... Tu le connais ? » Il ne savait pas pourquoi il avait lâché cette dernière question, après tout ça ne le regardait pas, mais cela le travaillait depuis tout à l'heure et il était curieux de connaître le lien qui unissait Maria et son grand méchant loup. Mais très vite ce dernier revint à l'attaque et se lança dans un long discours pléthorique, ce qui valut à Milo de fronçer les sourcils à nouveau. Il avait l'air vraiment passionné, ou il était simplement timbré, Milo ne savait plus trop quoi penser en somme. Il était toujours aussi attentif, même s'il avait du mal à penser à autre chose que ses mains à cet instant précis. « Bon, à présent, nous allons commencer par des pas simples. Donc je vous montre, je vous explique et vous faites ! Les gars, vous me regardez. Les filles, vous regardez, Mirta. » Milo avala difficilement, sentant une légère pression monter en lui. C'était maintenant ou jamais de faire ses preuves, et il n'avait vraiment pas envie de décevoir Maria-Paz. Il observa très attentivement la démonstration, songeant que ce n'était pas si dur que ça. La seule chose qui le gênait, c'était l'absence de musique. Normal, en même temps, ils ne faisaient que les pas de bases, mais la seule chose qui rendait Milo brillant c'était d'être porté par la musique. Il avait devoir faire sans pour l'instant, il redoubla donc de concentration puis croisa le regard de Maria, ce qui le troubla sensiblement. C'était à leur tour de danser, et à lui de mener la danse. Il serra un peu plus sa hanche et fit un pas en avant, suivant les instructions de Paolo, puis exécuta lentement ses autres mouvement en faisant attention à ses pieds. Leur premier essai s'avéra plutôt concluant, même si c'était loin d'être parfait. Milo était encore un peu coincé, il fallait l'avouer, il était peu sûr de lui et ne se sentait pas entièrement à son aise, bien qu'il ait retenu les mouvements. Ils recommencèrent plusieurs fois et il se détendit peu à peu, tout en plongeant ses yeux dans ceux de Maria « Tu as déjà dansé la salsa avant ? Tu sais moi, mon truc c'est plutôt la samba. Il marqua une pause, et son regard fut attiré par une fille qui venait de crier après s'être fait marcher sur le pied. Il tenta de réprimer un sourire, mais il était assez amusé par la tête de la fille qui n'avait pas l'air très contente de se retrouver avec un partenaire pareil. Enfin en tout cas, on s'en sort plutôt bien, par rapport à eux ... » murmura-t-il en se rapprochant un peu de son oreille.
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MessageSujet: Re: un ritmo latino - milo. un ritmo latino - milo. EmptyJeu 5 Juil - 21:26

Paolo. Il fallait avoir un tempérament calme pour réussir à le supporter, ou bien être aussi tordu que lui. Paolo avec sa parfaite plastique du parfait Ken latino, il pouvait en énerver plus d’un. Paolo avec ses répliques enfantines pouvait en agacer plus d’un. Et sa première victime fut Milo qu’il avait décidé qu’il l’appellerait dorénavant petit minou. Sa certaine virilité avait certainement dû en prendre un coup. Petit minou. Ridicule était ce surnom. Maria ne put donc s’empêcher de se moquer amicalement de ces répliques. Il n’y avait rien de vexant, rien d’offensant dans l’attitude de Maria. Milo mit un certain temps avant de lui répondre. D’abord par un sourire puis par un flot continu de phonèmes, mêlant sons vocaliques et consonantiques. «J'avoue qu'il n'est pas très rassurant comme prof. En tout cas, il prend son rôle très à cœur ... Tu le connais ? ». Un petit sourire se dessina sur les lèvres de Maria. Milo avait qualifié Paolo de « pas très rassurant ». Avoir comme professeur de danse un type qui donne un surnom ridicule, qui passe son temps à épiloguer sur des détails peu pertinents, ça ne donnait pas spécialement confiance. Pourtant, Paolo n’avait rien d’un prof médiocre. Il était plus bon dans sa matière, il le faisait juste à sa façon. Oui, voilà, Paolo le faisait à sa façon. De manière très extravertie, ce qui pouvait en déranger certains. Et malgré ses manières extravagantes, on l’écoutait tous. Tous sans exception. Pas un seul de ses élèves ne buvait pas ses mots. Même Maria se prêta au jeu. Enfin, elle faisait semblant. La grande majorité des paroles prononcées par Paolo était inutile. Elle se prêta au jeu, certainement pour ne pas qu’il se vexe ou pour ne pas qu’il lui fasse une remarque devant tout le groupe de danseurs novices. Oui, car Maria le connaissait. Connaitre était un bien grand mot. D’ailleurs, Milo lui avait subtilement glissé cette question. Si elle le connaissait. A cette question, elle se contenta de le regarder. Alors elle put lui répondre qu’en effet, elle le connaissait, qu’il était un soi-disant ami à elle ou bien qu’elle le connaissait vaguement, mais sans plus. Marie préféra se taire, écouter justement ce que Paolo était entrain de dire. Elle tourna d’un geste élégant son visage en direction du professeur. La voix de ce dernier portait tellement dans toute la salle qu’il était difficile de ne pas l’écouter et de ne pas avoir mal aux oreilles. Paolo était tellement expressif dans sa voix qu’il était dur de lui trouver un petit côté pédagogue. Maria se récita dans sa tête toutes les indications dictées par Paolo. Pieds droit devant, puis gauche… ou quelque chose comme cela. Une leçon de pragmatique semblait soudainement plus simple que ce banal cours de salsa. Maria était du genre appliquée et sérieuse. Fine tacticienne sur la piste, ça ne pouvait pas être un cours de danse qui lui ferait peur. Elle inspira une assez grande quantité d’air avant de se concentrer. Attentive à chacun des pas qu’ils devaient faire, elle tenta de ne pas se laisser distraire par de quelconques remarques de la part de Paolo. Paolo, dans une vie antérieure, devait être un perroquet. C’était même certain. Il parlait sans s’arrêter. Les mouvements s’enchainèrent et leur premier essai semblait être une petite réussite malgré tout. Ce n’était pas parfait, c’était certain. Mais le duo que formaient Milo et Maria semblait plutôt bien se débrouiller. Pour le moment. Un sourire de satisfaction se dessina sur le visage de Maria. Elle fut assez fière d’elle d’y avoir réussi. «Tu as déjà dansé la salsa avant ? Tu sais moi, mon truc c'est plutôt la samba... ». La samba. Dans son vague imaginaire, c’était cette danse où l’on se pavanait en petite tenue légère, très légère au Brésil. A croire que les brésiliens avaient le sang chaud. Elle arqua un sourcil. S’imaginant Milo dans cet accoutrement avec des plumes dans le cul… non ce n’était pas possible que ce soit cela. Maria resta silencieuse. Les mots de son partenaire furent coupés par cette fille qui venait d’hurler exagérément qu’on venait de lui piler sur le pied. Aussitôt dit, Paolo accourut vers elle. Maria le suivit du regard jusqu’à dévisager cette petite blonde qui venait de perturber la brève conversation. Elle en profita pour épier brièvement ces camarades. A cet instant, Milo vint glisser quelques mots au creux de son oreille. « Enfin en tout cas, on s'en sort plutôt bien, par rapport à eux ... ». Maria ne put s’empêcher de sourire à cette réplique et hocha comme pour affirmer. Et une nouvelle fois, elle jugea du regard les autres personnes dans la pièce. En effet, ils s’en sortaient bien mieux que ces quelques autres. Elle reporta son attention sur Milo. « Alors comme ça ton truc, c’est la samba ? ». Elle laissa sa voix en suspens, avant de reprendre la parole quelques secondes après. « Moi, c’est le lap dance… ». Un léger sourire amusé se dessina sur les lèvres de Maria. Bien entendu, ce n’était pas son truc le lap dance. Pas du tout même. Jamais, elle n’avait essayé, d’ailleurs. Elle ne savait même pas d’où lui venait cette sordide idée de lui balancer cela. Sûrement avait-elle envie de dépasser le niveau de Paolo avec un humour douteux. Une légère grimace se dessina sur le visage de Milo. Chose qui fit légèrement rire Maria. « Je plaisante ce n’est pas du tout mon truc. » avoua-t-elle alors finalement.

Pendant ce temps, Paolo continuait les derniers élèves qui semblaient éprouver quelques peines. Mais rapidement, il revint à sa place. « Hé, vous deux là, vous n’êtes pas là pour fricoter ! » fit-il remarquer à Milo et Maria. Tous deux s’échangèrent un regard interloqué avant de décider de mettre fin à leur conversation. Sur son chemin, il passa au côté de Maria et en profita de lui mettre une petite claque sur son arrière train. Geste accompagné d’un petit clin d’œil. Elle leva les yeux en l’air. Qu’est-ce qu’il est lourd, songea Maria. Elle pensa presque à se demander comment faisait-elle pour réussir à le supporter. Elle devrait mériter une médaille pour cela. Une médaille d’or. Elle soupira, entendant le claquement de main de Paolo. « C’est bien… nous allons continuer. En compliquant la chose. Donc regardez bien et écoutez-moi bien surtout. ». Une nouvelle fois, les regards se posèrent sur Paolo et sa partenaire. Tous attentifs, ils les regardèrent et écoutèrent comme des élèves sérieux les instructions dictés par le professeur. Paolo leur fit signe que c’était à leur tour à présent, avant de se reprendre. « Personne ne veut un peu de musique ? Allez, je vais vous en mettre ! ». Sans une réponse, il partit courir vers le poste radio et lança un petit air de musique entrainant.
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MessageSujet: Re: un ritmo latino - milo. un ritmo latino - milo. EmptyJeu 12 Juil - 0:01


Elle avait ignoré sa question. Il n'en revenait pas. Elle n'avait pas répondu, et au lieu de ça, elle s'était mise à sourire. Milo avait envie de lever les yeux au ciel, il avait envie d'insister car sa curiosité était en train de le ronger intérieurement. Mais il ne pouvait pas lui reposer la question comme ça, il n'avait vraiment pas envie de passer pour un lourd et puis après tout, Maria faisait ce qu'elle voulait. Si elle ne voulait pas lui dire la nature de la relation qu'elle entretenait avec Paolo, c'était son choix. Mais bon sang pourquoi est-ce qu'elle ne lui avait pas répondu ? Elle aurait pu simplement dire oui ou non, elle aurait même pu se contenter d'hocher la tête. Mais elle n'avait rien dit, rien fait, à part lui lancer ce sourire, et elle avait continué à boire les paroles de ce cher Paolo. Qu'est-ce que tout le monde lui trouvait, à ce prof ? Milo ne pouvait définitivement pas le supporter. Était-ce à cause de sa façon de parler, ou bien était-ce à cause du regard que Maria lui lançait ? Tout cela ne lui plaisait pas, et pendant une seconde il se mit à maudire profondément Mrs Popovski d'avoir choisi d'envoyer l'équipe de natation ici, et il se mit à maudire aussi ses nageuses, de l'avoir convaincu de venir à ce cours avec elles. Maintenant il se retrouvait là, à danser avec une Maria très attentive, et à obéir aux ordres d'un prof extravagant et beaucoup trop excentrique pour lui. Autant dire que c'était le pied. Et puis en plus, Maria-Paz ignorait ses questions. Milo songea qu'il était temps pour lui de penser à autre chose, après tout de n'était qu'une question banale et sans intérêt, ce n'était pas la peine de se mettre dans des états pareils pour si peu. C'était sûrement pour ça qu'elle n'avait pas répondu d'ailleurs. Elle devait penser que ça ne valait pas la peine d'interrompre leurs premiers pas de danse. Pourtant, Milo avait du mal à accepter cette idée, et il s'efforça tant bien que mal de se concentrer sur ses pieds, ses mains et les mouvements de son corps, appliquant consciencieusement les directives de Paolo. Et c'était assez positif dans l'ensemble. Milo commençait à croire qu'il était tombé sur la bonne cavalière et il cessa de ronchonner intérieurement, car à dire vrai ça ne lui ressemblait pas d'être aussi fermé d'esprit. Il décida de relancer la conversation, après sa déception de tout à l'heure, et heureusement pour lui Maria s'avéra beaucoup plus loquace dès lors qu'il ne s'agissait plus de Paolo. « Alors comme ça ton truc, c’est la samba ? » Milo hocha la tête plusieurs fois, s'imaginant alors en train d'enseigner la samba à Maria. C'était … relativement différent de la salsa, et pourtant, la salsa était déjà une danse très corps à corps, alors quand il pensait à la samba … Il se força à effacer tout cela de ses pensées, puis répondit « Oui, et c'est vraiment très différent de la salsa … Je pourrais t'apprendre, si tu veux. » Il lui lança un large sourire, tout en se maudissant d'avoir dit ça. Ce n'était tellement pas son genre de faire des propositions pareilles ! Comme s'il allait vraiment lui apprendre … Qu'est-ce qui lui prenait d'avoir dit ça ? Et puis, Maria n'avait sûrement aucune envie d'apprendre la samba. Déjà qu'elle ne paraissait pas vraiment enthousiaste d'être ici … Il espéra qu'elle ne prenne pas sa proposition de façon sérieuse, et tenta d'oublier ce qu'il venait de dire. Il n'eut aucun mal à le faire, car déjà Maria avait repris la parole. « Moi, c’est le lap dance… » Milo écarquilla les yeux, avalant difficilement sa salive. Le lap dance ? Il voyait très bien quel genre de danse c'était. Et forcément, quand Maria lui déclarait qu'elle dansait ça, il avait du mal à rester calme. Il était surpris, et pendant une seconde il dut lutter pour s'empêcher de se mordre sa lèvre. Le fait d'avoir les mains posées sur elle n'arrangeait pas les choses. Milo ... bon sang, il ne faut pas penser à des choses pareilles... Le brésilien ouvrit légèrement la bouche en essayant de paraître le plus neutre possible, mais la tête qu'il faisait à cet instant précis avait tout d'une grimace.

« Je plaisante ce n’est pas du tout mon truc. » Milo haussa les sourcils, sentant ses pensées s'évanouir et songeant qu'après tout, c'était peut être mieux comme ça. Danser la salsa avec Maria était déjà assez éprouvant pour les nerfs de Milo. Pas besoin qu'en plus, elle se mette au lap dance. Milo oublia un instant qu'il était censé danser la salsa, mais fut vite rappelé à l'ordre par la voix de Paolo. Encore celui-là « Hé, vous deux là, vous n’êtes pas là pour fricoter ! » Milo croisa le regard de Maria, qui était visiblement aussi surprise que lui. Il tenta de masquer sa gêne, mais les propos de Paolo l'avaient un peu déstabilisé et se concentrer sur l'enchaînement n'était plus aussi simple qu'avant. Il se racla la gorge, tout en s'efforçant de s'appliquer au maximum. Pas question que Paolo revienne leur lancer une remarque de ce genre. Il n'était pas sûr d'en supporter une de plus, ça devenait vraiment lourd, et ça n'aidait pas Milo à évacuer ses quelques mauvaises pensées. Paolo fit son chemin à travers la salle et passa tout près de Milo, puis effleura Maria-Paz et s'autorisa même à lui donner une tape sur les fesses, ce qui agaça Milo encore plus. Quel culot il avait de faire ça ! Qu'est-ce que ça voulait dire ? Un tel niveau de proximité inquiétait le brésilien, d'autant plus que Maria n'avait pas daigné lui parler de son lien avec Paolo. Étaient-ils si proches que ça ? Milo n'avait pas envie de savoir, et il se demandait pourquoi tout cela le faisait rager autant. Au fond, Maria était libre de fréquenter Paolo, peut être que même qu'elle allait le rejoindre après le cours et … C'était bien trop éprouvant pour Milo de penser à tout cela, et fort heureusement Paolo s'avéra utile –pour une fois– en reprenant la parole « C’est bien… nous allons continuer. En compliquant la chose. Donc regardez bien et écoutez-moi bien surtout. » Milo était plus attentif que jamais, et bien décidé à se mettre réellement à danser. Plus question de parler de lap-dance, de fricottage, plus de tape sur les fesses non plus, juste de la salsa pendant les trois-quarts d'heures restant et tout serait fini, il serait libéré. Enfin. Milo observa attentivement les mouvements de Paolo et se replaça correctement pour pouvoir les exécuter. Ses yeux s'égarèrent sur la silhouette de Maria, mais il les releva aussitôt et plongea son regard dans celui de la jeune femme. Paolo décréta ensuite qu'ils avaient besoin de musique, ce qui plut beaucoup à Milo. Il était d'autant plus motivé à danser. Les premières notes portèrent Milo, et il commença à reproduire les mouvements enseignés par Paolo, se mouvant parfaitement dans l'espace, tout en resserrant sa main sur la hanche de Maria. Il prenait de l'assurance et sa se ressentait, il se sentait tout de suite mieux quand il y avait la mélodie, si bien qu'il exécuta les pas à une vitesse d'un niveau un peu plus avancé pour voir si Maria était capable de suivre. Sauf que tout cela ne le laissait pas indifférent. Loin de là. Maria dansait bien, ça se voyait qu'elle était douée pour se trémousser sur une musique entraînante. Bon sang Milo ... Relève les yeux tout de suite ...
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MessageSujet: Re: un ritmo latino - milo. un ritmo latino - milo. EmptyJeu 12 Juil - 16:36

Maria en avait oublié le cours de salsa, les paroles lassantes et les consignes de Paolo, pour laisser place à une conversation distrayante. Malgré cela, elle tentait (tant bien que mal) de rester concentrer sur ses pas. Samba, ce fut l’un des mots que Maria avait retenu de la réplique de Milo. Elle avait laissé son imagination voguer à quelques images fantasques. Chaque image, elle tentait de les refouler. Les plumes, les strings, les couleurs vives, les tambours assourdissants, tout ceci ne correspondait tellement pas à l’image qu’elle se faisait de Milo. Lui, le garçon doux, aux airs sensibles. Elle se disait bien que cela ne devait sûrement pas correspondre à tout ce qu’elle s’était imaginée jusqu’à présent. Tout ceci n’était que des images stéréotypées. Ces images qui s’étaient imprégnées dans son esprit s’effacèrent peu à peu. La samba n’était devenue qu’un mot parmi les autres, un mot inconnu à Maria. Finalement, elle ne savait pas (ou plus) à quoi cela ressemblait. Milo lui dit que cette danse était différente de celle que Paolo leur enseignait. Maria hocha sagement la tête. S’il le disait, c’était sûrement vrai. « Oui, et c'est vraiment très différent de la salsa … Je pourrais t'apprendre, si tu veux. ». Il venait de lui proposer d’apprendre cette danse. D’apprendre la salsa. Le tout était accompagné d’un sourire, d’un large sourire. Evidemment, elle se voyait mal lui refuser cela. Il lui avait demandé si gentiment. Malgré tout, elle mit un certain temps à lui répondre. Certes un bref temps, mais elle ne s’était pas précipitée pour lui répondre. Milo n’était pas professeur de danse, mais il était sûrement un peu plus pédagogue et moins saoulant que Paolo. Il pouvait être meilleur enseignant que Paolo, elle en était certaine. « Ce serait… avec plaisir. ». Elle avait laissé un infime silence, coupant sa phrase et marquant un semblant de suspens. Un sourire se dessina sur les lèvres de Maria. Elle s’était contentée de cette brève réponse affirmative. Elle aurait bien entendu pu ajouter que cela était une bonne idée, qu’il serait certainement un meilleur professeur que Paolo, qu’il serait moins envahissant ni encombrant que Paolo, qu’elle passerait sûrement (c’était certain cela, elle en était persuadée même) un bon moment avec lui. Mais rien. Elle ne lui dit rien de cela. Elle se contenta juste de dire que ce serait avec plaisir. Que ce serait avec plaisir qu’il lui apprenne à danser la… samba. Dance qui en une fraction de seconde lui était devenue inconnue. Inconnue, tout comme le lap dance. C’était ce qu’elle venait de lui dire. Qu’elle dansait le lap dance, que son truc à elle, c’était cela. Sûrement voulait-elle marqua un brin d’humour, mais à la vue de la tête de Milo, il ne trouvait pas spécialement cela drôle. Pas du tout même. Maria aurait pu sadiquement faire perdurer ce moment. Elle aurait pu oui, mais elle préféra lui avouer que ce n’était pas du tout le cas. A vrai dire, les seules images qu’elle avait de cette dance n’étaient que celles qu’on pouvait visionner dans des films. Jamais, elle ne l’avait pratiqué. A moins qu’une nuit, dans son sommeil, elle avait rêvé être une as dans ce domaine. Etrange rêve, à moins que cela ne soit que le fruit du fantasme de quelques hommes. Le résultat était le même, ceci n’était qu’une chimère.

La voix de Paolo la fit revenir à la réalité. Envahissant, fut le mot. Surtout avec une telle remarque, qu’il avait pris un malin plaisir à prononcer à haute voix. Portant la plupart des regards sur Milo et Maria. Sûrement, Paolo voulait montrer que c’était lui qui commandait, ici, que l’on devait se soumettre à ses ordres (mais aussi ses désirs) et qu’on devait l’écouter. Paolo voulait se montrer le chef, le maitre de la situation, le professeur extraordinaire. Un regard échangé puis des paroles qui devinrent muettes. Maria tenta de se concentrer de nouveau sur le cours. Elle connaissait Paolo lourd, chiant, avec une dose d’humour douteuse, mais à ce point, elle l’ignorait encore. Elle se demandait une énième fois comment elle faisait pour l’avoir dans cette sphère amicale. Comment. Elle se trouva étonnamment gentille d’avoir accepté son invitation à ce cours de salsa. Elle aura mieux fait de lui dire qu’elle ne pouvait pas, un entrainement ou une broutille importante. Sa seule consolation fut la présence de Milo. Milo était gentil, agréable, charmant, sans être étouffant. Le contraire parfait de Paolo, son soi-disant ami. Le cours continuait sous la baguette du Maestro Paolo. Ce cours semblait tellement long. Trop long au goût de Maria. Elle l’écouta, écouta ses consignes et ses indications. A vrai dire, elle ne l’écoutait plus vraiment. Elle attendait avec une certaine hâte qu’il leur donne le signal de danser à leur tour. Claquement de mains. C’était le départ. Juste avant que la musique vint s’engouffrer dans les oreilles de Maria. Musique entrainante, musique dansante, musique suintant la chaleur et l’été. Certaines jeunes filles gloussèrent, exprimant une certaine excitation à l’idée de faire quelques pas sur cette mélodie. Maria resta silencieuse, tentant de se remémorer les pas. La concentration avait peint son visage, elle inspira une grande bouffée d’air. Et dans ce récital des pas, elle eut l’impression de se tromper, d’en avoir oublié certains. Tant pis, songea-t-elle. Elle n’avait pas le droit à l’erreur. A vrai dire, si elle avait le droit, après tout, comme tous les autres, elle était là pour apprendre. Oui, mais Maria détestait se tromper, faire des erreurs. Elle détestait l’échec, et ne pas y arriver. Sûrement trop tacticienne et technicienne. Elle n’avait donc pas le droit de se tromper. Surtout pas sous les yeux de Milo. Elle se laissa bercer par la musique, tout en se récitant ses pas à elle-même. Ses lèvres mouvaient délicatement, sans qu’un seul son ne parvienne à sortir. Concentrée, elle l’était. Elle reproduisait les pas qu’on lui avait enseignés quelques minutes auparavant. Elle se laissa entrainer par la musique, mais aussi par les pas de Milo. Il semblait être à l’aise, très à l’aise même. Bon danseur, il l’était. Cela n’étonna même pas Maria. Un garçon comme lui devait certainement savoir bouger son corps sur de la musique. Maria pouvait donc s’estimer heureuse d’avoir un si bon cavalier. Milo venait d’accélérer la cadence, suivant le rythme des mélodieuses notes. Sans broncher, elle suivait donc le rythme donnait par le jeune homme. La musique fut bien entendu accompagnée par quelques chœurs de complaintes, hurlant à la douleur, tout en exagérant. Encore une ou deux filles qui venaient de se faire piétiner le pied. Malgré les bruits parasites, Maria resta concentrée, s’appliquant de son mieux sur ses pas. Puis elle releva la tête, portant son attention sur le visage de Milo. Il semblait un brin évasif, tout en restant concentré malgré tout. « Je ne m’étais pas trompée, tu es plutôt bon danseur. » lui souffla-t-elle alors doucement. Elle ne voulait pas une nouvelle fois se faire remarquer par Paolo, les rappelant à l’ordre. Le visage de Maria s’illumina par un sourire des plus sincères. L’addition Milo-Maria formulée par Paolo au début du cours semblait être la formule quasi-parfaite. Ils semblaient être en symbiose parfaite. Maria, d’une discrète oreille, écoutait les paroles prêchées par le professeur. Ce dernier dictait une nouvelle fois les pas de danse, certainement pour les élèves un peu perdus. Il les répétait en boucle, sans même se fatiguer. Encore une fois, Paolo se permettait de faire le tour des binômes. Aidant ceux en difficulté. Il les aidait, les conseillait. Au fond, il n’était pas si mauvais professeur que cela, bien au contraire. Il s’attarda sur un duo en difficulté, avant de venir à hauteur de Milo et de Maria. Il se posa devant eux, sans un mot, hochant la tête comme satisfait par le travail fourni par ses deux élèves. Elle lui jeta un bref coup d’œil. Que leur voulait-il encore ? Elle attendait avec une certaine hâte hilare la réplique cinglante de Paolo. Un coup d’œil, puis un second coup d’œil, puis un troisième… Maria semblait avoir reposé son attention sur Paolo. Elle se demandait bien ce qu’il leur voulait et surtout pourquoi était-il si silencieux. « Concentre-toi sur ton camarade plutôt que sur moi ! » s’exclama doucement Paolo, venant lui chuchoter ces quelques mots à l’oreille. Maria soupira, avant de rouler des yeux. Lasse de l’écouter, elle reporta son attention sur Milo avant de se tourner très brièvement sur le professeur. « Tais-toi Paolo… » lui répliqua-t-elle, blasée par l’attitude de son dit ami. Elle se douterait bien que cela ne changerait rien. Il continuerait toujours de parler pour leur faire de quelconques remarques. Etonnamment, Paolo ne lui répliqua aucun dire, juste un clin d’œil. Il s’approcha de Milo, toujours silencieux, avant de daigner briser ce silence qu’il avait instauré. « C’est bien, continue de bouger comme ça ! Fais sortir le minou qui est en toi ! » venait-il de lui dire. A l’écoute des paroles prononcées par le professeur, Maria leva les yeux en l’air. Paolo venait de poser ses mains, un peu au-dessus des hanches de Milo, afin de lui faire faire les mouvements qu’il désirait. Il resta ainsi quelques secondes, peut-être un peu plus, et se redressa. Libérant ainsi Milo. Paolo posa une main sur son menton, comme pour réfléchir. Un garçon comme lui était-il vraiment doté de la fonction réflexion ? Attentif aux pas de Milo et de Maria, il fit une nouvelle fois un hochement de satisfaction. « Vous semblez avoir le truc, vous ! Je suis fier de vous. Continuez comme ça, mes petits poulains ! » leur fit-il remarquer. Cela semblait être plus un compliment qu’autre chose. Un léger sourire se dessina sur les lèvres de Maria. Paolo venait de les laisser, passant au couple suivant. Maria s’approcha de Milo afin de lui confier quelques dires. « Je suis fière de nous, moi aussi ! » déclara-t-elle.


[je me suis peut-être un peu trop enflammée sur ma plume gla pardon, pardon amor Crying or Very sad Crying or Very sad]
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MessageSujet: Re: un ritmo latino - milo. un ritmo latino - milo. EmptyDim 15 Juil - 14:45


« Ce serait… avec plaisir. » Lui qui se mordait les doigts d'avoir posé cette question, voilà que Maria y répondait avec le plus grand détachement du monde. Et le pire, c'est qu'elle avait l'air sincère. La ton qu'elle avait utilisé avait littéralement fait frissonner Milo, et durant un court instant il s'était demandé comment elle pouvait être aussi affriolante sans même bouger le petit doigt. C'était sa voix sûrement, ou son regard, Milo n'était pas très sûr de le savoir. Cela resterait un mystère, et à dire vrai, il n'avait aucune envie de résoudre, complètement envouté par cette espèce d'aura mystique qu'elle dégageait. Il avait souvent observé Maria d'un œil curieux, se demandant qu'elle genre de fille elle pouvait être. Mais jamais il n'avait été aussi proche d'elle, jamais il n'avait pu s'imprégner de son parfum ni la toucher de la sorte. Le rapprochement s'était fait très vite, et c'était sûrement pour cela que Milo était aussi déstabilisé et dérouté. La vérité c'était que Maria-Paz l'impressionnait totalement, à tel point que lorsqu'il tenait sa silhouette entre ses mains, il avait l'impression de tenir un vase de cristal et il en tremblait presque. Il n'avait jamais été très maladroit et pourtant, à cet instant précis, c'était comme s'il tenait sa vie à un fil, c'était comme si chaque minuscule mouvement comptait, et Milo avait rangé tout son aplomb au placard. Elle voulait danser la samba avec lui. Ou du moins, c'était ce qu'elle avait dit, qu'elle le pense réellement ou non. Et Milo mourrait d'envie de lui apprendre. Était-ce normal d'avoir ce genre de pensées ? Le brésilien fronça les sourcils durant quelques secondes, comme s'il se réprimandait intérieurement. Non, ce n'était pas normal. Pas du tout. Il fallait qu'il se reprenne. Pourquoi lui avait-il fait une telle proposition ? Il ne pourrait définitivement pas la tenir, c'était déjà trop éprouvant d'être là, trop de mauvaises choses s'éveillaient en lui à mesure qu'il évoluait sur la piste de danse. Il dut faire preuve d'une grande force pour se dire qu'au terme de ce cours de salsa, il vaudrait mieux qu'il évite de recroiser la déesse Maria-Paz. Parce que là, pour le coup, il n'avait plus tellement confiance en la résistance de ses nerfs. Un seul sourire de la jeune femme suffisait à les réduire en poussière.

Il détourna alors les yeux, cherchant la silhouette de Paolo pour reprendre ses esprits. Il avait besoin d'un truc constatant bien avec l'effet que lui faisait Maria, et Paolo était de loin la meilleure solution. Il était si agaçant que cela détendit Milo tout de suite. A observer sa silhouette, le mouvement insupportable de ses mâchoires, Milo en oubliait presque la présence de Maria. Le brésilien n'avait jamais haït personne, et il n'allait pas commencer aujourd'hui, mais avec Paolo, c'était quand même loin d'être le grand amour. Il ne l'appréciait guère, mais il ne le détestait pas non plus. Ce qu'il ressentait c'était plutôt de l'indifférence. Il n'avait pas envie de connaître cet homme ou de le fréquenter, il n'avait pas envie de partager ses cours de danses avec lui, et quand bien même c'était un professeur extrêmement talentueux, il préférait encore danser seul. Ou avec Maria. Mais sans Paolo sans ce danseur présomptueux aux apparences extravagantes. Tout, absolument tout dans sa gestuelle était agaçant, à tel point que cela faisait frémir Milo. Ou peut être que c'était Maria, en fait, il était assez partagé quant à cette explication. Quoiqu'il en soit, en regardant Paolo il se demanda si, au fond, c'était quelqu'un de bien, d'humble et de sensé. Il devait sûrement être en train de faire son numéro, après tout ici, c'était un peu son théâtre, sa scène. C'était aussi son palais, puisqu'il était sans aucun doute le maître absolu en matière de salsa, dominant largement tous les autres danseurs en herbe qu'il envisageait de former. Paolo était le meilleur danseur ici, et de loin. Alors peut être qu'après tout, il pouvait se permettre de parler ainsi, de se donner un air supérieur. C'était légitime. Agaçant, mais légitime. Et Milo avait, bien ancrée au fond de lui, une valeur qui lui disait clairement de ne jamais se fier aux apparences. Si Maria appréciait ce gars-là, il devait être quelqu'un de bien. Alors Milo pouvait bien faire un effort, et le supporter au moins jusqu'à la fin de cette séance d'initiation. La mélodie qui passait aida d'autant plus Milo à se détendre, et ce dernier se laissa bercer peu à peu par les notes, agitant son corps au rythme de la salsa en oubliant un peu le reste. Maria suivait, et elle s'en sortait très bien. Il sentait ses hanches s'agiter au même rythme que lui, si bien qu'il en oublia presque ses appréhensions préalables. Si, un peu plus tôt, il avait l'impression d'être le gars le plus maladroit de la Terre, voilà qu'à présent il se sentait totalement à l'aise, en parfaite symbiose avec sa cavalière qui semblait prendre autant de plaisir que lui à danser. Il n'aurait pas pu rêver mieux. Il avait l'impression de voguer, comme à chaque fois qu'il dansait, il se sentait à des années lumières du monde réel et ...

« Je ne m’étais pas trompée, tu es plutôt bon danseur. » Milo retomba de sa lune pour plonger son regard dans celui de Maria, esquissant un léger sourire. A en juger par sa mine, il était plutôt flatté parce qu'elle venait de dire. Et il se maudissait intérieurement d'être aussi touché par ces quelques mots. Rien qu'un compliment et il perdait de nouveaux tous ses moyens. Il fut forcé de ralentir un peu ses pas pour garder le contrôle, avant de répondre « Tu t'en sors très bien, toi aussi. » murmura-t-il en essayant de ne pas attirer de l'attention de Paolo. Il n'avait aucune envie de supporter une autre de ses remarques. Mais c'était comme si Paolo avait des yeux derrière la tête, car déjà il reprenait son petit tour des binômes, et Milo savait pertinemment qu'ils allaient y passer. Paolo semblait prendre beaucoup de plaisir à s'acharner sur eux, et Milo commençait à avoir du mal à garder son sang-froid. Décidément aujourd'hui, son corps était en perpétuelle retenue. Entre Maria et ses murmures, et Paolo l'insupportable, il avait l'impression de battre des records en matière de maîtrise de soi. Paolo se planta devant eux, le observant en silence. Milo s'efforça d'ignorer son regard car il sentait déjà ses nerfs s'enflammer. Maria, quant à elle, lui lança plusieurs coup d'oeils, et sans surprise Paolo reprit son petit numéro, s'approchant de Maria-Paz pour lui murmurer quelque chose à l'oreille. Alors là, quel culot ! Il se croyait irrésistible, sûrement, et cela agaça Milo à un tel point qu'il serra avec force la hanche de Maria ainsi que sa main. Il regretta ensuite, se demandant ce qu'elle allait penser de tout cela, mais quoiqu'il en soit c'était trop tard, Milo n'avait pas pu se retenir, il avait fallu qu'il extériorise d'une façon ou d'une autre ce que Paolo animait en lui. Maria, elle, avait visiblement opté pour un autre forme d'extériorisation « Tais-toi Paolo… » Là il était tout à fait d'accord. Et il trouvait l'expression bien trop polie dans ces circonstances. Mais il s'abstint de toute remarque, tentant de se concentrer à nouveau sur la musique et rien que sur la musique. Mais Paolo revint à la charge, encore une fois. Visiblement sa soif d'arrogance était insatiable « C’est bien, continue de bouger comme ça ! Fais sortir le minou qui est en toi ! » Milo tourna la tête vers lui, prenant une longue et très audible inspiration sans cesser de danser. Rester calme relevait de l'exploit. D'autant plus que Paolo venait de poser ses mains sur les hanches de Milo pour accompagner ses mouvements. Milo fulminait, bouillonnait intérieurement, et il songea que si Paolo ne le lâchait pas très vite, il allait finir par le faire partir lui-même. Il n'avait jamais été aussi énervé de toute sa vie. Il tenta de dévier son regard ailleurs en se concentrant un peu plus pour bien exécuter les mouvements, et évidemment il tomba sur l'expression amusée d'une de ses nageuses. Celle-ci haussa les sourcils, puis lui fit un clin d’œil plein de sous-entendus en désignant Paolo des yeux. Mais bien-sûr ... Milo leva les yeux au ciel avant se reposer ses yeux sur Maria. Paolo avait ôté ses mains de lui, et c'était déjà nettement mieux. « Vous semblez avoir le truc, vous ! Je suis fier de vous. Continuez comme ça, mes petits poulains ! » Poulains. Eh bien, c'était une sacré palette de surnoms ridicules qu'il avait, lui ! Milo lui adressa un sourire à la fois amusé et hypocrite, avant de soupirer de soulagement. Enfin débarassés. Maria s'approcha de son oreille pour lui murmurer quelque chose « Je suis fière de nous, moi aussi ! » Le brésilien ne put réprimer un sourire. Elle était fière, et à dire vrai lui aussi il l'était. Ils avaient déjà incroyablement progressé en très peu de temps et Milo n'avait pas envie de s'arrêter en si bon chemin. Il approcha ses lèvres de son oreille pour parler à son tour « Rassure moi, on danse mieux que des minous hein ? Je vais lui montrer, moi, que c'est pas un minou, mais un tigre que j'ai en moi. Mais pour ça il faut que tu sois à la hauteur, ok ? » chuchota-t-il avec un brin d'audace dans la voix. Il se surprenait lui-même d'avoir osé parler de la sorte. Là, il la défiait clairement de danser un peu plus intensément pour montrer à Paolo ce qu'ils valaient vraiment. Il était temps qu'ils accélèrent un peu le rythme et clouent le bec de leur prof. C'était un bon moyen de montrer qu'il n'était ni un minou, ni un poulain, et aussi la seule solution pour Milo d'extérioriser toute la frustration qui s'était accumulée en lui.
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MessageSujet: Re: un ritmo latino - milo. un ritmo latino - milo. EmptyLun 16 Juil - 14:08


Maria arbora un large sourire, peu après que Milo lui ait chuchoté quelques mots. Il venait de lui dire qu’elle s’en sortait très bien, elle aussi. C’était pour mot pour mot ce qu’il lui avait dit. Elle était fière qu’il lui dise cela. Elle en était même flattée. Après tout, elle n’était pas douée pour la danse, elle n’avait pas non plus un talent ou un don pour ça. Son truc à elle, c’était l’athlétisme, pas la danse. Deux mondes totalement opposés. Evidemment, elle dansait comme n’importe qui. Certains dansaient moins bien que d’autres, certains semblaient avoir la musique dans la peau. Maria ne faisait partie d’aucune de ces deux catégories mentionnées. Elle avait un niveau qu’elle jugeait de moyen. Néanmoins, lorsqu’elle voyait le niveau de certains qui se trouvaient dans ce cours, elle pouvait s’estimer heureuse de ne pas être aussi médiocre, voire nulle. Elle n’excellait pas non plus dans la discipline, elle l’aurait su autrement. Ou alors Paolo aurait bien perdu son temps pour lui faire remarquer et la complimenter. Rien qu’à cette pensée, elle eut envie de soupirer, blasée par cette attitude étouffante et extravagante qu’endossait Paolo. Elle devait arriver à le supporter, juste pendant une minable heure. Rester calme, intérioriser, garder son sang-froid, elle savait le faire. Après tout, elle vivait en colocation avec un monstre endiablé qui lui menait la vie dure, et surtout (par-dessus tout) qui savait jouer merveilleusement bien avec ses nerfs. En quelques mois, elle avait appris à supporter n’importe quel état d’âme de n’importe qui. Apprendre était vraiment un grand mot, à vrai dire. Elle faisait alors abstraction de la voix de Paolo qui berçait ce cours. Elle se concentrait alors sur ses pas, ses mouvements, le rythme de la musique, mais aussi sur son partenaire de danse, Milo. Elle se montrait minutieuse et fin technicienne dans chacun des mouvements et des pas que Paolo leur avait appris. Elève appliquée, elle était. Elle ne faisait pas cela pour recevoir un certain éloge de la part de son ami Paolo, à la fin du cours. Elle l’entendait déjà jubiler comme un enfant. Rien que d’y penser, elle leva les yeux en l’air. En espérant au fond d’elle que cela ne se passera pas comme elle venait de le penser. Elle avait déjà assez vu (et supporté) pour aujourd’hui. D’ailleurs, il venait de se placer devant eux. Ce n’était pas étonnant, après tout, il allait repasser comme il l’avait fait tout à l’heure. Maria n’avait qu’une crainte, qu’il les humilie une fois de plus. A croire que Paolo voulait se venger. Venger de quoi, c’était bien là la question. Méfiante, elle ne put s’empêcher de lui lancer de nombreux regards. Sûrement n’était-elle pas discrète. C’était évident même. Vu la remarque qu’il venait de lui susurrer à l’oreille. Il lui avait fait remarquer qu’elle devrait plus se concentrer sur Milo que sur lui. Comme Paolo lui avait conseillé, elle porta son attention sur Milo avec un certain intérêt. Elle tressaillit tout doucement, sentant la légère pression donnée par la poigne du brésilien. Jamais, depuis le début de ce cours, elle n’avait été aussi proche de lui. Sûrement, dans ce quasi-corps à corps, elle pouvait humer le doux parfum que dégageait Milo. En plus d’être joli garçon, elle pouvait constater que Milo sentait bon. Encore heureux. Ce parfum n’avait rien de ceux qui suintaient la virilité étouffante. Elle ne saurait pas vraiment comment vous le décrire, décrire ce doux parfum enivrant qu’elle pouvait sentir. Peut-être était-ce son odeur naturelle. Ou un parfum synthétique. A vrai dire, elle avait vraiment du mal à s’imaginer Milo se pomponner et s’asperger de parfum au petit matin. Milo ne ressemblait à pas tous ces metrosexuels, bien trop propre sur eux, il ne ressemblait pas non plus à ceux qui négligeaient leur apparence. Non, Milo était juste entre les deux.
Maria redescendit vite à la réalité, sûrement à cause des paroles de Paolo. Ce dernier était, une nouvelle fois, entrain de s’acharner sur ce pauvre Milo. Elle lui lança un bref regard. Les mains posées sur les hanches de son apprenti danseur, la pose pouvait éveiller les esprits dévergondés de certains. Quelques rires étouffés s’étaient fait entendre, sûrement quelques jeunes filles qui trouvaient la situation amusante et cocasse. Paolo ne faisait certainement pas cela pour se ridiculiser, peut-être pour aider à progresser Milo, songea alors Maria. Après tout, Paolo était le prof, il était censé être la science infuse, il devait savoir corriger chacun des défauts et pousser ses élèves vers la perfection. Il semblait d’ailleurs en avoir fini avec Milo, et avec leur binôme. Il avait décrété qu’il était fier d’eux, prenant un malin plaisir de les surnommer de « poulains ». Paolo semblait avoir une palette de sobriquets qui penchait vers des tendances zoophiles. Il voulait sûrement se montrer drôle, montrer qu’il avait un certain humour. Un humour un brin foireux. Elle espérait pour lui qu’il ne se comportait pas ainsi avec les filles qu’il souhaitait draguer… Pauvres elles. Enfin non, elle ressentait de la compassion plus pour son duo avec Milo que pour ces fictives filles, pour le moment. Elle fut soulagée lorsque Paolo partit vers un nouveau binôme. Elle se permit alors de confier à Milo qu’elle aussi, elle était fière d’eux. Fière de son duo, de son binôme, de son ‘couple’ éphémère de danse, appelez cela comme vous voulez après tout. C’est alors que Milo s’approcha à son tour de l’oreille de Maria. « Rassure moi, on danse mieux que des minous hein ? Je vais lui montrer, moi, que c'est pas un minou, mais un tigre que j'ai en moi. Mais pour ça il faut que tu sois à la hauteur, ok ? », venait-il alors de lui chuchoter aux creux de son oreille. Elle fit un signe de tête, pour approuver les quelques paroles de Milo, lorsque ce dernier lui demanda s’ils dansaient bien mieux que des minous. Bien entendu, ils dansaient mieux que ces bestioles là. Dans ses paroles, il lui avait subtilement lancé un défi. En effet, il voulait prouver à Paolo qu’il n’avait pas un minou, mais un tigre qu’il avait en lui. Alors comme cela, il cachait au fin fond de lui un tigre. Un sourire amusé et délicat se dessina sur les lèvres pulpeuses de Maria. A son tour, elle s’approcha de l’oreille de Milo. « Rawrr. » lâcha-t-elle. C’était une imitation un peu enfantine du rugissement d’un gros félin, mais cela amusa Maria, qui ne put s’empêcher de pouffer de rire. Ce petit rire s’éteignit très rapidement, afin de ne pas attirer une fois de plus le regard de Paolo sur eux. Elle se racla la gorge, faisant en sorte de reprendre son sérieux. Puis elle regarda droit dans les yeux Milo, un petit rictus dessiné sur ses lèvres. « Tu peux compter sur moi en tout cas, je tâcherai d’être à la hauteur ! » lui affirma-t-elle alors. L’esprit de compétition, les défis, dépasser ses limites, elle aimait cela. Bien entendu, les paroles de Milo n’étaient pas entrées dans l’oreille d’une sourde. Elle devait se surpasser, comme elle savait le faire, comme elle l’avait appris avec le temps en courant sur la piste, chaque fois un peu plus rapidement. Cette fois-ci, on oublie les crampons, le chronomètre, la piste brulante pour quelques minutes. A présent, c’était danse, musique, pas, mouvement, rythme endiablé.

Alors qu’ils étaient entrain d’enchainer les pas de danse avec une maitrise certaine, Paolo claqua des mains. Non, il n’applaudissait pas. Loin de là. C’était sa façon, à lui, de se faire entendre. Un code auditif que chaque élève devait analyser. Un claquement de main ? Paolo voulait leur dire qu’ils devaient s’arrêter et l’écouter. Deux claquements de main ? C’était son signal pour leur dire de commencer de danser. Paolo était rempli de codes et de mystères étouffants. Il venait, une fois de plus, de prendre la parole. C’était fois-ci, il leur disait qu’ils pouvaient prendre une pause, afin de se désaltérer. Il précisa aussi que c’était une pause bien méritée. Maria lâcha alors la main de Milo. Après tout, tous les autres élèves s’étaient précipités sur l’occasion pour quitter la salle et aller s’abreuver aux fontaines d’eau. Ils n’étaient plus beaucoup à vrai dire dans la salle. Sûrement encore trois ou quatre élèves. Elle avait profité du moment pour rejoindre son sac de sport et alla, elle-aussi, comme un esprit grégaire, boire un coup. Lorsqu’elle se releva, il y avait Paolo juste derrière elle. Elle sursauta légèrement, sûrement lui avait-il fait peur ou surpris. Un peu des deux à vrai dire. Un petit « hey » s’échappa de sa bouche alors. « Ma chérie, ça se passe bien avec l’autre là… comment il s’appelle déjà ? Enfin ton partenaire quoi. » lui demanda-t-il alors. Maria hocha la tête pour affirmer. Oui, ça se passait bien avec « l’autre là » comme il l’avait si gentiment dit. Ca se passait bien avec Milo, si vous préférez. Ca se passait même très bien entre eux. Un sourire sincère accompagna sa gestuelle. D’ailleurs, en parlant de Milo, elle ne savait même pas où il était passé. Elle le chercha furtivement du regard, mais sa recherche fut vaine. Peut-être était-il parti lui-aussi s’abreuver. « C’est bien alors… ne te laisse pas enquiquiner par lui en tout cas. Je l’ai à l’œil. » finit par dire Paolo. Maria leva les yeux en l’air, admirant quelques secondes le plafond blanc de la salle de danse. Elle lui lança un petit regard agacé et noir. « Je n’ai pas besoin de garde du corps, Paolo. Ca va aller, merci ! ». Un large sourire faux se dessina sur ses lèvres. Elle ponctua ses quelques mots par une tape amicale sur l’épaule de son ami, Paolo. Ce dernier hocha la tête avant de faire une mine un peu contrarié. Il tourna les talons, alors que Milo venait d’arriver à hauteur de Maria. Elle lui échangea un petit sourire. Sûrement, s’il n’était pas arrivé, Paolo aurait été encore là, à lui faire la conversation. Il l’avait à l’œil. Il avait à l’œil Milo, comme il lui avait dit. Elle s’en fichait de cela, après tout, ce n’était pas comme si Milo était un dangereux psychopathe. Il était tout sauf cela, elle en était certaine de cela. Le professeur de danse était alors parti à la recherche de ces quelques élèves égarés afin qu’ils regagnent la salle. Un à un, les élèves regagnèrent leur place et retrouvèrent leur partenaire de danse. Maria et Milo, l’un en face de l’autre, attendaient avec une certaine hâte la reprise de ce cours. Sûrement peut-être parce qu’ils avaient décidé de donner le meilleur (bien plus que le meilleure certainement). Milo voulait sûrement épater Paolo, mais dans quel but ? Faire en sorte qu’il arrête de s’acharner sur eux, qu’il stoppe ses petits noms ridicules ? Cela, Maria l’ignorait, mais elle aimait bien l’idée de devoir se surpasser, de donner son meilleur. Elle n’avait peut-être pas le niveau de Milo, elle en était certaine de cela, mais ce n’était qu’un détail qu’elle oubliait presque lorsqu’elle se retrouvait entre les mains de ce brésilien. Avec Milo, le cours semblait si agréable et passait assez vite. Avec Milo, la salsa semblait être devenue un jeu d’enfant. Ils se repositionnèrent alors, main dans la main, fin prêt pour reprendre le cours. Paolo claqua des mains, puis prit la parole. Après de nouveaux éloges, et un discours extravagant, il finit par dire : « maintenant, vous allez prendre tout ce qu’on a vu depuis le début ! ». Certains élèves, au fond de la salle, soufflaient déjà de souffrance. Milo et Maria se contentèrent d’un regard complice. C’était enfin le moment, leur moment. Celui où ils allaient sûrement devoir tout donner. Maria ne savait pas quoi elle se mettait, mais elle pensait que ça ne devait pas être quelques chose de dangereux, de toute façon.
Paolo avait pris le temps de changer de chanson. Une chanson bien plus entrainante que la précédente. Maria prit une grande inspiration, et se laissa petit à petit bercer par la musique. Elle le savait, maintenant, c’était leur à moment…

[promis, au prochain, je fais court. un ritmo latino - milo. 1656269883]
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MessageSujet: Re: un ritmo latino - milo. un ritmo latino - milo. EmptyLun 30 Juil - 12:55


Le semblant de défi qu'il venait d'énoncer sembla plaire à Maria, qui ne dissimula pas son sourire, ni son envie de jouer le jeu avec lui. Il était ravi qu'elle montre un peu d'agacement face aux propos de Paolo, et ravi aussi qu'elle accepte de s'allier à lui pour montrer au prof qu'ils valaient bien mieux que des minous. Milo avait rangé son côté maladroit pour révéler une surprenante assurance. Il s'épatait lui-même, subitement très confiant et sûr de lui. Il croyait en eux, en leurs talents de danseurs, il savait que Maria était loin d'être une mauvaise partenaire et qu'elle pouvait suivre ses pas en s'y accordant parfaitement. Ils n'auraient aucun mal à clouer le bec de Paolo s'ils le voulaient. Milo était sûr de cela. Mais il ne fallut pas plus d'une seconde pour que son assurance disparaisse, aussi vite qu'elle était arrivée, alors que Maria s'approchait de son oreille. « Rawrr. » Un simple son et il ne put réprimer un frisson. Apparemment Maria était plus que motivée à faire sortir la féline qui sommeillait en elle, et cette simple idée fit frémir Milo de plus belle. Pourquoi perdait-il tous ses moyens aussi facilement ? Il espéra qu'elle ne remarquerait pas à quel point il était chamboulé par tout cela, reprenant une expression neutre en s'efforçant de se concentrer. Mais ce n'était pas si simple. Maria le regardait en riant et il avait l'impression qu'il allait perdre le contrôle de son corps d'une seconde à l'autre. Il savait qu'il souriait, certainement un peu niaisement, mais il ne pouvait rien y faire, ses lèvres s'étiraient d'elles-mêmes sans qu'il ait commandé quoi que ce soit. Il dut faire un effort considérable pour ne pas rire aussi, songeant qu'il était temps qu'ils se concentrent sérieusement pour ne pas encore attirer l'attention de Paolo. Et Maria sembla lire dans ses pensées puisqu'elle se racla la gorge en reprenant sérieusement ses pas. Milo fit de même, prenant une longue inspiration afin d'oublier le petit numéro de tigresse de la jeune femme. « Tu peux compter sur moi en tout cas, je tâcherai d’être à la hauteur ! » lança-t-elle, et Milo répondit à son sourire, le regard plongé dans le sien. Il ne pouvait pas ignorer la lueur de défi dans ses yeux, et il savait que Maria était la partenaire idéale car c'était une athlète plus que talentueuse, qui aimait la compétition et l'enjeu, et qui ne se laissait pas facilement décourager. Il avait une totale confiance en ses propos, et il était de plus en plus enjoué à l'idée de tester les limites de leur danse endiablée. Milo se laissa donc porter par la musique, entraînant Maria-Paz avec lui en s'assurant qu'elle suivait bien ses pas. Et elle le faisait parfaitement. Le brésilien sentit l'assurance reprendre possession de son corps et très rapidement il passa à la vitesse supérieure, souriant de plus en plus en réalisant à quel point il était à l'aise avec ses mouvements. Il n'était plus un minou, c'était certain, et Maria se déhanchait sur la piste avec autant d'aisance que lui. Alors qu'il était prêt à se laisser aller encore plus, Paolo claqua des mains. Milo leva les yeux au ciel. Évidemment, c'était maintenant qu'il décidait de faire une pause.

Milo se détacha de Maria à contrecœur, coupé dans son élan. Dire qu'il était parti pour danser jusqu'à la fin sans s'arrêter ... On aurait dit un danseur de salsa expérimenté, à la voir se mouvoir aussi facilement dans la salle. Et pourtant, il était loin d'en être un. Il était donc d'autant plus déçu de ne pas avoir pu impressionner Paolo en tant que novice en la matière. Le fait d'être coupé comme ça avait nettement refroidi Milo, qui songea qu'il serait difficile de retrouver la transe dans laquelle il avait évolué quelques secondes plus tôt. Le tigre ne sortait pas de sa cage sur demande, malheureusement, et il n’était pas sûr de pouvoir reproduire ses mouvements avec la même aisance après la pause. Quand il réalisa qu’il était de retour dans le monde réel, tout les autres étaient déjà partis se désaltérer. Milo fit un tour sur lui-même, cherchant une tête familière à tout hasard, et il tomba nez à nez avec une de ses nageuses. Il lui adressa un sourire, constant qu’elle faisait de même, bien que le sien soit nettement teinté d’amusement. Pourquoi ricanait-elle comme ça ? Il ne tarda pas à le savoir « Alors Milo, ça fricote bien avec la bombe latino, hein ? » Le brésilien se sentit rougir, haussant les sourcils du fait de la surprise. Bon sang, qu’est-ce qu’ils avaient tous à dire cela ? Milo passa une main sur sa nuque, l’air nerveux. « N’importe quoi … C’est une amie, ça fait un moment qu’on se connait et .. Il marqua une pause, se raclant la gorge Sinon, ça te plaît la salsa ? » Lança-t-il, changeant plus ou moins habilement de sujet. Mais comme il l’avait prévu, cette nageuse-là était du genre tenace et elle ne manqua pas de lui rappeler sa question initiale « Une amie ? Hmm… En tout cas, elle a bien de la chance de t’avoir comme cavalier … T’as vu le partenaire que je me tape ? Je m'excuse d'avance si je fais des temps médiocres aux entraînements demain, hein, mais honnêtement j'ai plus de pieds à cause de cet idiot. Elle marqua une pause, avant d’ajouter Mais bon, à part ça, oui ça me plait plutôt ... Enfin, pas autant qu'à toi apparement. » Milo leva les yeux au ciel, esquivant son regard. Il n'avait pas vraiment fait attention au partenaire de la jeune fille, bien trop concentré sur ses pas de danse. Ou sur sa partenaire de danse. Difficile de délibérer, pour le coup. Milo se contenta de répondre par un sourire, jetant un coup d’œil à Maria qui discutait avec Paolo. Il se sentit brouillonner intérieurement en voyant le regard malicieux de Paolo. Mais il fut rassuré lorsqu'il observa l'expression de Maria-Paz, clairement teintée d'agaçement. Se rappelant qu'il était toujours aux côtés de sa nageuse, il détourna les yeux. Paolo s'agita pour ramener tout le monde et la nageuse s'approcha de l'oreille de Milo, un sourire malicieux sur les lèvres « Bon je te laisse, elle revient ... Attention, ne rougis pas trop ! » mumura-t-elle avant de s'éloigner en ricanant. Milo sentit ses joues s'enflammer et il souffla plusieurs fois pour reprendre son calme. Mais Maria était déjà là, et ça n'arrangeait rien. Il lui adressa un léger sourire, reprenant fébrilement sa main dans la sienne en sentant un frisson lui traverser le dos. Il poussa un nouveau soupir, reprenant peu à peu confiance en lui. Le regard de Maria rassura Milo qui était de nouveau motivé à faire son maximum. Lui aussi aimait ça, tester ses limites. Et la musique qui s'éleva, bien plus rythmée et entraînante, réveilla de nouveau le tigre qui sommeillait en Milo. Il n'hésita pas une seconde, serrant la hanche de Maria avec plus de fermeté. Il reprit les pas initiaux, se surprenant à les améliorer naturellement, tandis que Maria faisait de même. Leurs yeux se trouvèrent et Milo avait l'impression qu'ils étaient seuls à danser, il avait oublié le monde extérieur, il avait même oublié Paolo. Il pouvait quasiment sentir le souffle de la jeune femme sur sa peau, à présent, car leurs fronts se touchaient presque, ce qui fit frémir Milo à tel point qu'il fut tout près de rater son enchaînement. Il songea que s'il s'approchait encore plus d'elle, il n'allait plus pouvoir dompter le tigre ( -->) et risquait de lui écraser un pied. Il s'assura donc de maintenir une légère distance entre eux, même s'ils étaient plus proches que jamais, peut être même plus proches encore que Paolo et Mirta qui pourtant étaient assez adeptes du corps à corps.
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MessageSujet: Re: un ritmo latino - milo. un ritmo latino - milo. EmptyJeu 2 Aoû - 22:58


« Un, deux ! Un, deux ! » disait à tue-tête la voix de Paolo, tel un disque rayé. Combien de fois avaient-ils entendu cela depuis le début du cours ? De nombreuses fois. Une vingtaine, cinquantaine, centaine ? Peut-être bien plus. Petit à petit, au fur et à mesure ou plutôt… au fur et à l’usure, Maria faisait abstraction de cette voix à l’accent si prononcé. Elle se concentrait. Se concentrait sur ses pas, sur ses mouvements, sur le rythme de la musique et sur son partenaire. Après tout, elle n’était pas seule à danser. Il y avait lui aussi. Lui, Milo. Maria évolua progressivement dans cette bulle, où les paroles de Paolo et les complaintes de ses jeunes camarades ne faisaient pas parties. A croire qu’ils en avaient oublié ce cours. Et dans cette danse, ils ne semblaient faire plus qu’un. Main dans la main, quasi-corps à corps. Une nouvelle fois, Maria pouvait sentir le doux parfum de Milo, ainsi que son souffle qui se déposait dans son cou. Ils s’échangèrent un regard, puis deux, à vrai dire ils s’échangèrent de nombreux regards. Un léger rictus se dessina sur les lèvres de la péruvienne. Elle appréciait ce moment. Moment rempli d’une certaine complicité presque intime. Maria se laissait entrainer par cette valse endiablée menée de main de maître par Milo. Tous deux semblaient assurer et réussirent à relever leur chalenge avec brio. Sûrement parce qu’ils étaient tous les deux compétiteurs dans l’âme. Maria l’était, c’était certain. Pour une athlète, savoir dépasser ses limites faisait un peu parti de leur défaut. Elle voulait toujours faire mieux, se dépasser encore et toujours. Elle voulait montrer qu’elle n’avait pas de limite. Bien entendu, Maria en avait des limites. Mais cela, elle les cachait. Elle ne connaissait pas très bien Milo, mais étant dans le milieu du sport, lui aussi devait aimer dépasser certaines de ses limites, prouver qu’il pouvait mieux faire et qu’il était le meilleur. Car oui, dans le sport, on voulait toujours être le meilleur. Surtout dans la compétition. A quoi cela servait de participer à une compétition si ce n’était pas pour être le meilleur, pour montrer le meilleur de soi et de ne pas tenter de gagner ? A rien. Milo et Maria dansèrent, se rapprochant petit à petit. Peut-être trop dangereusement ou plutôt trop maladroitement. Ce dernier choix serait plus judicieux. En effet, alors qu’ils s’apprêtaient à enchainer un énième pas que ce précieux (ironie) Paolo leur avait appris, le pied de Milo vint écraser celui de Maria. Instinctivement, elle recula. Comme pour prendre un peu de distance. « Pardon » lâcha-t-elle dans un léger murmure. Malgré ce faux pas, ils tentèrent de reprendre leurs enchaînements. Maria tenta d’oublier cette maigre erreur, se consolant en disant que cela arrivait à tout le monde. Elle était certaine que Paolo, lui aussi, avait déjà dû écraser le pied de Mirta… voire même le broyer. Mais elle vit bien que Milo eut du mal à se concentrer de nouveau. Un peu plus hésitant dans ses mouvements, comme s’il avait de nouveau peur d’écraser une nouvelle fois le pied de sa charmante partenaire. Maria dessina alors un sourire qui se voulait rassurant. Puis elle s’approcha une nouvelle fois de plus de Milo. Sûrement n’étaient-ils jamais aussi près. Elle s’approcha au plus près de l’oreille du jeune homme. « Concentre-toi, respire profondément, regarde droit devant toi, fais le vide dans ton esprit et penses à quelque chose ou à quelqu’un que tu aimes bien, n’oublies pas de sourire. C’est la recette magique pour dompter ton tigre, honey. » lui souffla-t-elle au creux de l’oreille. Dompter son tigre, bien entendu, elle faisait référence à ce qu’il lui avait dit quelques minutes plutôt. Puis elle marqua une brève pause. « Crois-moi, ça marche ! ». Elle se détacha du visage de Milo. Elle lui lança un regard rempli de confiance. Elle avait confiance en elle, sûrement les gens de ce cours la prenaient-ils pour une personne bien trop hautaine et pédante. Mais elle avait aussi confiance en Milo, confiance en leur binôme. Un sourire s’esquissa sur les lèvres de Maria. Ils se replacèrent, enchainant une nouvelle fois les pas qu’ils avaient appris. Milo sera un peu plus Maria contre lui, calquant du mieux qu’ils le pouvaient le duo Mirta-Paolo. Les notes de musique défilèrent donnant place à une mélodie rythmée.

Comme à son habitude, le professeur faisait son malin tour des binômes, où il relevait les défauts de chacun avec malice. Bientôt, ce serait leur tour. A Milo et Maria. Et pourtant cela, il semblait l’avoir oublié. Paolo allait de nouveau leur faire une remarque, donnait un nouveau petit surnom à son « minou préféré » (pour ceux qui n’avaient pas compris, il s’agit de Milo), glissait quelques mots à l’oreille de Maria ou bien lui donnait une tape sur les fesses. Ils avaient fait le vide autour d’eux. Aspirant à donner le meilleur d’eux. Un claquement de mains retentit, puis un second à un intervalle de temps très restreint. Les deux danseurs novices (ou non…) ne firent pas attention à cela. Plus rien ne pouvait les arrêter. Plus rien, même pas ce pédant de Paolo. « Woh ! » s’exclama d’ailleurs ce dernier. Sûrement était-il impressionné par le petit numéro de ces deux élèves. Il resta, les bras croisés, à les regarder avec ses yeux critiques. Ses yeux si critiques qui tel un radar pouvait remarquer n’importe quel défaut. Un mauvais placement ? Il vous le faisait remarquer. Vous n’étiez pas en rythme ? Il vous le faisait remarquer aussi. Paolo, radar officiel de tous les défauts. Ce gars un peu dieu. J’abuse un peu peut-être… Et la musique s’acheva. Sur ces quelques notes finales, Milo fit basculer en arrière Maria d’un geste sûr. Cette dernière leva l’une de ses jambes musclées, puis, elle se redressa. Un large sourire se dessina sur ses lèvres, tout naturellement. Les applaudissements de Paolo s’accentuèrent. « Vous avez décidez de dépasser votre maitre, dites-moi mes deux minous ? Je vais devoir prendre ma retraite. Quoique, à mon âge se serait désolant…» s’exclama-t-il, devant tous les autres élèves. Une pointe de moquerie marqua ses paroles. Ses deux petits minous… Ces derniers avaient d’ailleurs arrêté de danser sous l’ordre de Paolo bien avant Milo et Maria. Ils les épièrent du regard. Certains ébahis, d’autres rieurs. Le regard de Maria se tourna vers le brésilien et lui adressa un clin d’œil. A vrai dire, à cet instant précis, elle ne fit plus attention aux paroles de son ami professeur. Comme d’habitude, il se lançait dans de long monologue abracadabrantesque, qui au final n’avait ni queue ni tête. « Je suis fier de vous pour ce premier cours, en tout cas ! » finit-il par dire. Puis il annonça la fin de son cours de manière plus que solennel.
Le soulagement pouvait alors se lire sur le visage de Maria. Elle en avait enfin terminé avec Paolo. Alors qu’elle était sur le point de récupérer son sac de sport qui se trouvait dans un coin de la salle, celui-ci vint une nouvelle fois à sa hauteur. « J’espère que tu reviendras au prochain cours, tu m’as vraiment épaté avec l’autre là. ». Elle tourna délicatement la tête vers le rital, et fronça un sourcil. Revenir. Prochain cours. Etait-ce une farce qui s’avérait être mauvaise ? « Euh… je suis désolée Paolo, mais je crois que je ne pourrais pas. Tu sais avec mes entrainements intensifs, je dois me concentrer sur mes objectifs là. ». Elle prit une mine légèrement désolée, avant de lui adresser un petit sourire. Paolo lui dit que ce n’était pas grave, qu’il comprenait et blabla bla. Maria mit rapidement fin à cette conversation et sortit de la salle. Elle était l’une des dernières élèves à quitter les lieux. Une fois passée la porte, elle chercha du regard son partenaire. C’est alors qu’elle le vit à deux pas d’elle. Aussitôt elle emboîta le pas et arriva à sa hauteur. Elle passa furtivement les mains dans les cheveux de Milo, les ébouriffants un peu. « Attends… » lui dit-elle posément. « Je voulais nous féliciter quand même. Tu as plutôt bien su le dompter ton tigre, dis-moi ! » dit-elle tout en lui adressant un clin d’œil.

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