It's New York City bitches ! And it's my motherfucking dream

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Sujet terminé

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MessageSujet: Sujet terminé Sujet terminé EmptyDim 29 Mai - 18:38

Sweva s'était levée du pied gauche. Ou plutôt du côté gauche. C'était le côté qui avait cogné en premier lorsqu'elle s'était étalée par terre en pleine nuit. Ou matin étant donné qu'il était 6 heures. Une espèce de grognement s'échappa de sa bouche et elle se frotta les yeux. La boutique ouvrait dans deux heures, il était inutile de se rendormir pour si peu. Elle se leva tout doucement, le regard dans le vague. Un mal de tête terrible finit par la réveiller pour de bon. Qu'avait-elle donc fait pour avoir mal à la tête comme ça ? Elle se dirigeait, en mode automatique, vers la boîte à pharmacie d'où elle sortit une aspirine. Voilà qui devrait la calmer mais malheureusement sa mémoire semblait toujours lui faire défaut. Elle était allée... dans un bar. Oui et y avait eu ce gars – y avait toujours un gars – mais elle ne se rappelait pas avoir découché. D'ailleurs elle était chez elle, preuve que ce n'était pas le cas. Et le gars ne serait sûrement pas parti en plein milieu de la nuit, Sweva l'aurait entendu. Mais qu'avaient-ils fait alors ? Elle avait bu, c'était sûr. Beaucoup trop bu. Mais elle n'avait rien payé. Sweva ne payait que rarement ses consommations dans les bars. Elle arrivait toujours à faire en sorte que quelqu'un lui paye un verre, puis tout les autres. Ça avait ses avantages d'avoir un physique pareil...
La jeune femme se servit une grande tasse de café avant de tout recracher dans l'évier. Il était froid. Évidemment quand on boit du café préparé la veille, il n'attend pas toute la nuit bien chaudement que madame le boive. C'était seulement dans les rêves. Et Sweva avait peut-être rêvé sa sortie au bar... Ou bien il y a peut-être des choses qu'il vaut mieux oublier. Si elle ne se rappelle de rien c'est qu'il ne devait pas être un bon coup. Alors passons. La jeune femme prit une douche et s'habilla avant de partir, direction la boutique de fleurs.
Elle n'était pas la gérante mais c'était tout comme. Elle s'occupait de toutes les commandes et sa patronne prenait en charge tout ce qui était gestion et chiffres, c'est à dire les mauvais côtés du métier. Elle prenait tout les matins le métro pour se rendre à son travail et lorsque le temps était clément, elle y allait à pieds. Sweva ouvrit la porte du magasin et s'arrêta un instant à l'entrée. Roses, tulipes, etc – je connais pas beaucoup de noms de fleurs – leurs parfums se jetaient en plein dans votre figure et Sweva n'aurait changé pour rien au monde son métier. Rien ne valait la bonne odeur des fleurs pour vous remonter le moral. Enfin ne rêvez pas non plus, s'il suffisait de ça pour arranger l'humeur de la jeune femme, ça se saurait. Elle ouvrit les stores, installa les étals de fleurs à l'extérieur, etc, et pouf, c'était l'heure d'ouvrir.
La matinée était bien avancée. Sweva préparait un bouquet pour une commande. Quand tout à coup un énorme bruit la fit sursauter et lâcher le bouquet qu'elle était en train de faire. Une explosion ? Un carambolage ? Elle se retourna vers la vitrine et ses yeux parurent un instant sortir de leurs orbites. Elle courut dehors, prête à réduire en charpie le conducteur de la voiture qui venait de défoncer l'étal de fleurs à l'extérieur.

« Mais... MAIS C'EST QUOI CE BORDEL ? hurla-t-elle. »

Était-ce un mauvais rêve ? Allait-elle se réveiller en sursaut dans son lit ? Parce que si ce n'était pas le cas, la jeune femme aurait sûrement du mal à se retenir de commettre un meurtre.


Dernière édition par Sweva Scorza le Mer 7 Déc - 15:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sujet terminé Sujet terminé EmptyLun 30 Mai - 22:04

En cette matinée ensoleillée, Pablo n'avait pas fait grand chose. Ce n'était pas vraiment dans ses habitudes, mais il avait aujourd'hui une bonne excuse : il avait passé la soirée de la veille avec un groupe d'amis. Tout avait commencé chez lui, devant un match de basket qu'il avait suivi en compagnie des traditionnelles pizza/bières. Puis, à la fin de la partie, les jeunes gens n'avaient pas spécialement envie de rentrer, ni d'aller dormir alors comme souvent, ils étaient sortis. Un petit bar en bas de la rue avait fait l'affaire, et ils y avaient passé une grande partie de la nuit. Pablo était rentré chez lui vers cinq ou six heures du matin, et il avait dormi jusqu'à maintenant. Midi approchait à grands pas, et il commença à s'inquiéter de son repas à venir. A sa grande déception, la porte de son frigo ne dissimulait que quelques bouteilles de bières, de la mayonnaise et un yaourt... Pas de quoi se préparer un festin en somme. Parfois, il se détestait d'être désorganisé à ce point. S'il y avait pensé avant, il aurait pu aller faire des courses la veille, se préparer un bon petit plat et le déguster en vitesse à son réveil pour pouvoir aller faire du sport. Oui, même les lendemains de grosses soirées étaient pour le jeune pilote une occasion de faire du sport. Ces amis le prenaient pour un fou, mais ça lui permettait de se réveiller, se rafraîchir et repartir du bon pied.

Bref, ce matin Pablo n'aurait pas vraiment le choix, et il allait devoir sortir et trouver de quoi reprendre des forces. Par précaution, il avala tout d'abord un grand bol de café, et enfila ensuite son blouson. Comme à chaque fois, il fit un rapide tour autour de sa voiture qui était stationnée dans son garage. Il avait prit cette habitude au moment même où il s'était procuré ce véhicule, cette voiture dont il avait longtemps rêve et qu'il avait fini par acheter. Pablo avait du économiser pendant des mois entiers pour pouvoir se permettre un tel luxe, mais aujourd'hui il était plutôt fier de lui. Sa voiture, il en prenait soin ! C'était son petit bijou, et personne à part lui n'était autorisé à la toucher. La moindre petite tâche devait être nettoyée sur le champs, et la moindre égratignure était une tragédie pour lui. Beaucoup le trouvaient trop excessif, mais il ne pouvait pas faire autrement. Les voitures constituaient sa passion, et il ne pourrait jamais s'en passer.

Le jeune homme conduisait donc à travers les rues de New-York tout en sifflotant. Comme d'habitude, il roulait un peu plus vite que ce qu'indiquaient les panneaux, mais avec un bolide pareil, il aurait eut tort de s'en priver ! Mais tout à coup, alors qu'il venait de tourner dans une petite rue, un chien traversa la route sans qu'il ne le voit venir. Pablo dut écraser la pédale de frein en catastrophe, et il donna un grand coup de volant qui lui permit d'éviter l'animal... mais pas les fleurs. La tulipe rouge qui ornait désormais le pare-brise du véhicule fit craindre le pire au jeune pilote. Il avait aussi entendu un énorme bruit, et avait ressenti un choc très net juste avant d'immobiliser sa voiture. « Putaiiiiiiiiiiin, c'est quoi ça ? » Tout en pestant contre le chien qui avait déboulé sans prévenir, Pablo sortit avec empressement de sa voiture, et se précipita vers le pare-choc. Il venait tout juste de percuter un étal de fleurs, et par la même occasion de propulser les-dits bouquets tout autour de la voiture. Alors qu'il s'agenouillait au pied de son pare-choc, une jeune fille sortit de la boutique en hurlant. Il n'y prêta pas vraiment attention, trop occupé à constater qu'il avait vraiment rayé sa carrosserie, ce qui le fit marmonner tout seul : « Umpfblp ! Bordel... grrr, chien ! » Il allait devoir amener sa voiture chez un carrossier, et il devrait certainement débourser une belle somme pour refaire tout ça. Pablo daigna enfin lever les yeux vers la fille qui était sortie. « C'est ce chien ! » s'écria-t-il pour se justifier. « Il a traversé d'un coup et j'ai voulu l'éviter ! »
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MessageSujet: Re: Sujet terminé Sujet terminé EmptyMar 31 Mai - 23:13

Sweva se passa une main dans les cheveux et se mordit l'intérieur des joues. On aurait été dans un dessin animé, de la fumée serait sûrement sortie de ses oreilles. L'étal de fleur aurait ensuite retrouvée sa forme et Sweva aurait donné des coups de balais sur le jeune homme sans que ce dernier est mal. Mais c'était la réalité. Et heureusement qu'elle n'avait pas de balais à porté de mains... Toutes ses jolies fleurs gâchées, détruites, par une voiture. Le jeune homme à l'origine de l'accident ne semblait pas plus perturbé que ça d'avoir défoncé son étal. Seul sa voiture comptait apparemment. Mais Sweva allait le redescendre sur Terre. On est pas dans Cars, les voitures, on s'en fiche.
Le jeune homme ne semblait même pas avoir remarqué Sweva. Et quand il daigna enfin la regarder c'était pour lui parler d'un chien. Il rigolait n'est ce pas ? Il allait bientôt se mettre à genoux et supplier de le pardonner. Bon peut-être pas mais elle en avait rien à faire du pourquoi du comment. Sweva se baissa et ramassa un bouquet de fleurs par terre, complètement déchiqueté. Elle se releva et le jeta alors sur le jeune homme qui était sorti de la voiture. Si un regard avait pu tuer, je n'aurais pas donné cher de la peau du conducteur fou.

« J'en ai rien à faire de votre chien, c'est pas lui qui a détruit mes fleurs. s'exclama-t-elle en foudroyant du regard le jeune homme. »

Il allait pas non plus lui faire croire que c'était la faute d'un chien. Ou bien était-ce un chien qui conduisait la voiture ? Parce qu'il semblait plutôt humain le jeune homme. Ces hommes ! Toujours à rejeter la faute sur quelqu'un d'autre. Toujours à vanter leurs engins tous plus gros les uns que les autres, allant toujours de plus en plus vite, mais après lorsqu'ils rentrent dans quelque chose ils veulent nous faire croire que c'est pas de leur faute ! Il allait bientôt lui dire que ce n'était pas si grave après tout : c'est vrai ces fleurs sont déjà mortes. Mais il valait mieux pas qu'il s'aventure sur ce chemin là. Ça pourrait mal finir...
Quand une journée commençait mal combien de chance avait-il pour qu'elle s'arrange ? Pas beaucoup apparemment. Elle qui avait prévu une journée tranquille à faire des commandes puis rentrer et dormir pour calmer ce mal de tête. Et voilà qu'un idiot en voiture se pointait et détruisait en mille en morceaux sa journée. Oui parce qu'il avait finis de lui pourrir sa journée, pourtant à peine commencée. Sweva rejetait facilement la faute sur les autres aussi. Mais on la pardonne parce qu'elle a mal à la tête la pauvre petite.

« Les américains, et vos stupides voitures ! dit-elle tout en donnant un coup de pied dans la voiture du jeune homme. »

Sweva n'avait pas le permis et ne comptait pas le passer un jour. Surtout quand on voit les désastres que cause ces engins. Elle n'avait jamais compris la fascination que pouvait avoir les hommes pour les voitures. C'était somme toute qu'un tas de ferraille à roulettes. Mettez lui un klaxon et vous ferez des heureux. Ses jolies fleurs toutes gâchées... Croyez-moi, il allait payer !
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MessageSujet: Re: Sujet terminé Sujet terminé EmptyJeu 2 Juin - 18:51

Pablo pestait toujours tout seul contre ce maudit chien qui avait traversé. Il se disait d'ailleurs que s'il avait prit le parti de l'écraser, sa voiture s'en serait certainement bien mieux portée. Au lieu de ça, il avait atterri dans ces fleurs à la... noix, et leur propriétaire semblait bien décidée à le lui faire regretter. Mais pourquoi n'avait-il pas fait ses courses la veille ? A cet instant précis, Pablo se trouvait tellement débile ! Plus il regardait les rayures sur sa carrosserie, et plus il se détestait. Et cette fille qui le tuait du regard en l'accusant d'avoir détruit ses fleurs ?! Non mais sans déconner ! Elle ne devait pas se rendre compte de ce qu'elle disait. Que valaient ses pauvres fleurs face à son bolide ? Rien du tout selon lui. Il répliqua d'ailleurs assez sèchement, sans vraiment la regarder : « Oh ça va ! Ce ne sont que des fleurs, je vais ramasser si c'est ça qui vous chagrine ! » Oui, quand on osait s'attaquer à sa voiture, le jeune homme pouvait très vite devenir désagréable.

A contrecœur, Pablo se redressa et lâcha des yeux sa voiture. Il la contourna alors pour aller ramasser les quelques fleurs qu'il pouvait encore sauver. Il y avait de l'eau partout, des fleurs écrasées coloraient le trottoir, et le jeune pilote essayait de réparer tout ça, tant bien que mal. Le jeune homme grimaçait en ramassant une fleur entière d'un côté, puis une tige esseulée de l'autre. Il avait vraiment fait un carnage dans cet étal, et à vrai dire, il comprenait un peu la fleuriste en question. Il sentait toujours son regard glacial sur lui, et il essayait d'oublier sa colère pour réparer les dégâts. Pablo détestait cette fille qui l'accusait d'être responsable de tout ça, mais il la comprenait aussi un peu. Ces fleurs, c'était son gagne pain, et lui il était arrivé dans son bolide et avait tout étalé sur la chaussée. Alors qu'il commençait à peine à se calmer un peu, la jeune fille fit une réflexion qui lui déplut au plus haut point. Elle venait de le qualifier d'américain sans rien connaître de lui. Elle devait très certainement le prendre pour un de ces bourges que l'on voit dans les clips à la télévision, et qui ne jurent que par les femmes et les voitures. Bon, question voiture, il ne pouvait rien dire... Mais aux dernières nouvelles, il n'avait pas encore de harem, ni de dent en or, ni même de grosses chaînes hideuses autour du cou. Et puis surtout : il n'était pas américain ! Pablo ne détestait pas les New-yorkais bien au contraire, il les admirait même un peu de temps en temps. Mais il était surtout très attaché à son pays natal, il y avait vécu tellement de choses... La Barbade représentait toute sa jeunesse, mais aussi les épreuves les plus dures qu'il avait eut à surmonter, alors c'était sentimental : il ne deviendrait jamais américain, même s'il finissait ses jours ici.

Pablo se redirigea vers la fille au yeux clairs d'un pas décidé, avec son semblant de bouquet à la main. Il avait un air sévère et un regard noir, et il alla se planter juste devant elle pour la fixer droit dans les yeux. « Je ne suis pas américain, et vous avez des préjugés plutôt limitant ! J'ai travaillé dur pour me payer cette voiture alors oui, ça me saoule de la rayer dans votre étal de fleurs. Et je reste poli ! Je vous répète que je n'ai rien pu faire, c'était ça ou le chien ! » Pablo essayait de garder son calme comme il le pouvait. Pour cela, il devait juste oublier l'état de son pare-choc, et tout irait bien. Il ferma les yeux quelques instants, soupira longuement, puis rouvrit les yeux pour la regarder. Sans vraiment savoir quoi faire, il lui tendit son bouquet tout moche mais ce dernier ne supporta pas d'être remis d'aplomb. Alors qu'il lui présentait ces fleurs, la moitié du bouquet plia et regarda le trottoir. Les tiges n'avaient en effet pas très bien vécu le choc avec sa voiture, et en voyant ça Pablo pencha la tête. Ridicule. C'était le bouquet le plus ridicule qu'il n'avait jamais tendu à une fille. Mais comme il la détestait, sans même la connaître, ça ferait bien l'affaire.
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MessageSujet: Re: Sujet terminé Sujet terminé EmptyVen 3 Juin - 18:54

« Oh ça va ! Ce ne sont que des fleurs, je vais ramasser si c'est ça qui vous chagrine ! » Et ce n'est qu'une voiture. A peine éraflée en plus. Un coup de peinture et hop on y verrait que du feu. Mais comme on est pas dans Alice au Pays des Merveilles, un coup de peinture ne va sûrement pas rendre leur vitalité à ses fleurs. Bon d'accord, elles étaient déjà mortes, mais au moins elles ressemblaient à quelque chose avant que le fou du volant ne détruise tout. Ce n'est pas tant le fait qu'il ait détruit ses fleurs qui l'énervait, mais plus le fait que sa journée était définitivement pourrie et qu'elle n'avait aucune envie de se disputer avec quelqu'un.
Le jeune homme commença à ramasser des fleurs par terre et Sweva se demanda ce qu'il était en train de faire. Il comptait sortir de la poudre magique et les faire ressusciter ? On n'est pas dans Harry Potter, malheureusement. Qu'on appelle la Delorean pour que Miss Scorza revienne en arrière et ne sorte pas du lit ce matin là. Elle poussa un loin soupir. Le jeune homme se pointa devant elle, un « bouquet » à la main et le regard aussi glacial que l'Antarctique. C'est qu'ils s'entretuaient presque du regard. Mais Sweva n'était pas facilement impressionnable. Elle fronça les sourcils tout en regardant le bouquet de fleurs, enfin cette espèce de truc sans forme. Elle regarda le jeune homme, le bouquet de fleurs, puis encore le jeune homme avant qu'elle ne finisse par exploser de rire. C'était tellement ridicule que ça en était hilarant. Elle se passa les mains sur le visage, elle écarta ses doigts et regarda le jeune à travers.

« Y a des jours comme ça, où on ferait mieux de rester couché... marmonna-t-elle plus pour elle-même que pour le jeune homme. »

Elle prit le bouquet et le jeta par terre. Elles étaient irrécupérables et finiraient toutes à la poubelle. Mais avant ça, Sweva allait devoir tout nettoyer. Vous pouvez pas savoir à quel point elle était enjouée à cette idée ! Elle allait devoir expliquer ça à sa patronne en espérant que celle-ci ne s'énerve pas trop. L'assurance marchait-elle dans des cas comme celui-ci ? Elle y réfléchirait plus tard, le jeune homme ne semblait pas très content lui non plus.

« Pardon, c'est vrai, vaut mieux ça qu'un chien mort après tout. Et encore pardon pour votre voiture, ce ne sont que des fleurs sans valeurs n'est ce pas ? C'est pas comme si je gagnais ma vie avec. Dit-elle un sourire somme toute fort hypocrite. Il n'aurait pas fallu lui dire que ce ne sont que des fleurs. Il avait peut-être travaillé dur pour se payer une voiture, mais Sweva elle travaillait dur pour vendre ses fleurs. Et allez essayer de vendre des fleurs sans pétales et toutes tordues ! Aussi facile que de vendre des cacahuètes à quelqu'un qui est allergique. Mince, je m'excuse deux fois et je n'ai pourtant toujours pas entendu vous excuser pour avoir détruit mes putains de fleurs. »

A la place il préférait geindre et se lamenter sur le fait que sa pauvre voiture était rayée. Elle s'était approchée du jeune homme et sentait son souffle contre son visage, elle aurait bien aimé le frapper, là tout de suite. Mais comme Sweva n'est pas du genre violente, elle se retiendra sûrement. Enfin, on peut jamais vraiment être sûr. Dans tout les cas, elle avait bien compris que le monsieur tenait à sa voiture sûrement autant que Sweva à ses fleurs. Sauf qu'aux dernières nouvelles à part se plaindre, il ne s'était toujours pas excusé. Alors en plus de sérieusement énerver la jeune femme, il ne valait mieux pas qu'il espère s'en sortir sans présenter des excuses. Ou était-ce trop dur pour lui ?
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MessageSujet: Re: Sujet terminé Sujet terminé EmptySam 4 Juin - 12:59

Alors qu'il lui tendait son pauvre bouquet bancal, la jeune fille explosa de rire. Pablo resta un peu interdit devant cette réaction, à sa place il se voyait plutôt exploser, et lui envoyer ses fleurs à travers la figure. Mais au lieu de ça, elle riait et elle se cachait derrière ses mains. Étrange... « Y'a des jours comme ça, où on ferait mieux de rester couché... » En entendant cette phrase, le jeune pilote ne put s'empêcher de sourire. Elle ne croyait pas si bien dire ! C'est exactement ce qu'il se disait depuis qu'il avait percuté cet étal en voulant éviter le chien. S'il était resté dans son lit, sa voiture serait encore intacte, toutes ces pauvres fleurs aussi, bref tout irait bien ! Mais malheureusement pour lui (et pour elle) rien ne se passait jamais comme il le fallait. Pablo acquiesça juste avant de sursauter quand la jeune fille flanqua son bouquet par terre. Il leva alors les yeux au ciel d'un air désespéré, puis resta là, les bras ballants. Il regardait le trottoir plein d'eau, de débris de pots cassés et de fleurs et se demandait maintenant comment allait-il réparer tout ça, comment il se ferait pardonner. Tant pis pour les courses, il passerait au fast-food une fois que toutes ces péripéties seraient terminées, et se mettrait en cuisine une autre fois.

Alors qu'il regardait un peu désespérément autour de lui pour trouver une solution, la jeune fille reprit la parole. Dans un premier temps, Pablo crut qu'elle s'excusait sincèrement puis très vite, il comprit que ses excuses n'était qu'une sorte « d'humour » amer pour le rappeler à l'ordre. En effet, il n'avait même pas prit le temps de s'excuser pour tout ça, et visiblement ce comportement était resté en travers de la gorge de la fleuriste en question. Trop occupé à se lamenter sur le pauvre sort de sa voiture, l'idée de lui présenter des excuses ne lui était même pas venue à l'esprit. Pourtant, Pablo était d'un naturel assez sympathique et gentil d'habitude... Mais cette fois c'était différent. Du moment qu'on s'en prenait à sa voiture, le jeune homme devenait quelqu'un d'autre. Comme un chien à qui on aurait confisqué son os, il devenait très vite agressif, et était capable de s'emporter, voire même de se battre quand il avait quelqu'un à sa hauteur en face de lui. Bien évidemment, jamais il ne lèverait la main sur elle, mais néanmoins, rien ne l'avait empêché d'être malpoli et limite irrespectueux. Une petite grimace se dessina sur son visage, et tout en haussant les épaules, il s'exécuta : « Pardon... Je... je vais vous aider ! » dit-il en désignant le bazar qui régnait devant le magasin. « Vous avez un balai ? Une poubelle ? » Certes, Pablo allait être ridicule aux yeux des passants, à passer le balai sur un bout de trottoir mais il n'avait pas vraiment le choix ! C'était la moindre des choses pour se rattraper, mais enfin, il espérait tout de même qu'elle ne le laisse pas nettoyer tout seul. Tout était de sa faute (enfin, presque) mais il s'agissait de SON magasin !

Derrière eux, Pablo entendit soudain quelques coups de klaxon. Évidemment, il n'avait pas prit le temps de se garer, et était sorti précipitamment de son véhicule pour constater les dégâts. Plusieurs voitures étaient donc coincées derrière lui et leurs conducteurs commençaient à s'impatienter. Le jeune homme soupira, et tout en lançant un regard de tueur au conducteur de la première voiture, il reprit place dans sa voiture. D'une habile manœuvre, il se gara sur le trottoir d'en face, puis attendit que la petite fille de voitures le double pour sortir à nouveau de son véhicule. En revenant vers le magasin de fleurs, Pablo put constater l'étendue de la catastrophe, et par réflexe il arqua un sourcil. Le jeune pilote n'était pas encore au bout de ses peines, et il prit donc une grande inspiration pour se donner du courage...
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MessageSujet: Re: Sujet terminé Sujet terminé EmptyDim 5 Juin - 21:01

Sweva dévisagea le jeune homme. Il était mignon. Mais pour le moment elle en avait un peu rien à faire. Sa tête allait bientôt exploser et elle espérait que tout allait s'arranger et ce sans problème. Le jeune homme s'excusa et proposa son aide pour nettoyer le massacre. Elle eut un sourire en coin. C'était mieux comme ça.

« C'est gentil, merci, je vais chercher tout ce qu'il faut. »

Dans l'arrière boutique se trouvait un placard avec aspirateur, seaux et tout le tralala. Sweva une fois arrivée devant, le contempla et poussa un long soupir. Elle s'imaginait bien prendre un bain. Avec plein de mousses et un bon chocolat chaud. Ensuite elle se glisserait dans son lit et se loverait tranquillement sous la couette pour, enfin, hiberner jusqu'au mois prochain. Allo, on redescend sur terre ! Sweva, on te capte mal, il faut que tu reviennes tout de suite. Mayday, mayday. Après cette courte interruption, nous reprenons la suite des programmes : la jeune femme prit un balai, une pelle, ainsi qu'une grande poche poubelle et referma le placard.
A son retour, le jeune homme était parti garer sa voiture ailleurs. C'est vrai qu'elle avait été tellement obnubilée par son pauvre étal de fleurs qu'elle ne s'était pas non plus rendue compte que la voiture faisait embouteillage. Des badauds qui marchaient sur le trottoir s'étaient également arrêtés pour regarder, ce qui irrita la jeune femme. Eh oh, c'est bon on est pas à la foire, le spectacle est terminé ! Manquerait plus qu'ils sortent des appareils photos et ça serait la cerise sur le gâteau. Sauf que le gâteau, ils risquaient de se le prendre dans la figure s'ils restaient encore longtemps à la fixer, elle et son magasin. Sweva leur accorda un regard qui n'avait rien de charmant avant de leur tourner le dos.
Elle baissa ensuite les yeux vers ce qui était auparavant un charmant étal de fleurs. Maintenant ça ressemblait plus à un champ de bataille. Fleurs et pots cassés s'étaient battus sans pitié contre la grosse voiture, mais tel la feuille contre les ciseaux, ils ne faisaient pas le poids. Autant dire qu'ils s'étaient fait laminés. KO. Elle tendit le balais au jeune homme qui était revenu.

« Tenez, vous n'avez qu'à passer le balais. »

Elle n'allait pas lui faire le plaisir de faire le plus gros du boulot, ça serait mal connaître la jeune femme. Sweva, elle, ramasserait les gros morceaux à la main, et tiendrait la poche quand il jettera les débris. Elle se mit d'ailleurs tout de suite à la tâche et se baissa pour ramasser un pot, ou du moins ce qu'il en restait. C'est alors qu'elle trouva une rose, intacte, sûrement une des seules survivantes. Elle en effleura les pétales et l'approcha de son nez pour la sentir. Un petit sourire étira les lèvres de la jeune femme qui se releva pour aller mettre la fleur dans un coin. Elle n'allait tout de même pas jeter la survivante, l'unique, la gladiatrice, la seule qui ait survécu aux monstres de fer ! Sweva jeta un oeil vers le jeune homme.

« Il va falloir rembourser les fleurs. Je ne sais pas si vous avez une assurance et si ça marche dans ce genre de situation, mais je ne vais pas pouvoir vous laisser partir avant d'avoir tout réglé. »

S'il croyait que l'aider à nettoyer suffirait, il se mettait le doigt dans l'oeil. Les fleurs, c'était cher, comme un peu tout dans la vie, et elle ne pouvait pas se permettre d'un tel déficit dans le budget. Bon, même si elle ne s'occupait pas de ce genre de choses, elle connaissait la valeur de l'argent.
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MessageSujet: Re: Sujet terminé Sujet terminé EmptySam 11 Juin - 0:35

« C'est gentil, merci, je vais chercher tout ce qu'il faut. »

Oui, oui, c'était gentil, mais avait-il vraiment le choix ? Maintenant qu'il avait tout foutu en l'air, il se devait de tout réparer. Ou plutôt, d'essayer de remettre les quelques fleurs restantes en ordre. Et de ce côté là, la tâche risquait d'être relativement rapide, puisque presque aucune fleur n'avait résisté au choc. Le plus dur allait être d'en ramasser les morceaux, et d'effacer toutes les traces de cet accident. Le jeune homme s'empressa donc d'aller garer un peu plus correctement sa voiture, et revint vers l'entrée du magasin tout en retroussant ses manches. C'était un geste banal, mais qui témoignait bien du courage qu'il devait se donner pour se mettre au travail. Le fait de passer le balai sur un trottoir était tout de même quelque chose d'assez dégradant... Du point de vue de Pablo en tous cas. Pour lui, c'était certain : il allait être la risée de toutes les filles qui passeraient dans cette rue, et des garçons aussi d'ailleurs, mais ça il s'en fichait. Il n'avait rien à leur prouver après tout ! Quoi que...

Alors qu'il commençait à balayer timidement et à rassembler quelques feuilles en un tas au milieu du trottoir, la jeune fleuriste, elle, s'attela à ramasser les débris de pots cassés. « Faites attention de ne pas vous couper, il y a ut assez de dégâts pour aujourd'hui je crois... » Pablo avait lancé cette phrase sans vraiment y réfléchir, histoire de meubler un peu le silence qui s'installait peu à peu entre eux. Comme quoi, il savait se montrer bienveillant, même envers des gens qu'il ne connaissait même pas, et qu'il était censé détester. Mine de rien, tout en balayant il observait la fleuriste du coin de l’œil, et ce qu'il vit lui arracha un petit sourire. Elle venait de trouver une rose intacte, et l'effleurer du bout des doigts, puis la sentait en souriant. Dans sons regard, Pablo pouvait discerner la passion que cette fille avait pour ses fleurs. Un peu comme lui quand il regardait sa voiture après avoir passé l'après-midi à la bichonner... Il devait avoir exactement la même expression qu'elle dans ces moments-là. Pendant qu'il la regardait, il avait cessé de passer le balai, trop occupé à « l'admirer ». Mais il se remit précipitamment à la tâche lorsqu'elle se releva pour aller poser sa rose dans un coin. L'air de rien, il continua à amasser consciencieusement ce qu'il restait des fleurs sur son petit tas qui grandissait à vue d’œil.

Puis la jeune fleuriste reprit la parole, et s'adressa à lui pour lui quémander le remboursement de toutes ses fleurs. Évidemment, Pablo ne pouvait pas s'enfuir comme ça, en se contentant d'avoir nettoyé le trottoir et de s'être excusé en bonne et due forme. Alors qu'elle commençait à parler de son assurance, le jeune pilote la stoppa d'un petit geste de la main. En effet, Pablo n'était pas ce qu'on peut qualifier de miséreux, et l'argent qu'il gagnait grâce à ses courses lui permettait de vivre assez aisément, même s'il en reversait une grande partie à sa mère. D'un ton qui se voulait rassurant, il tenta donc de lui expliquer : « Ne vous en faîtes pas pour ça... Dites-moi combien vous voulez pour... tout ça » dit-il en désignant le tas de feuilles et de pétales qui gisait à ses pieds. « Je vous fait un chèque sur le champs, vraiment. » Génial, il allait payer de fleurs qu'il ne pourrait même pas offrir... C'était un comble ! Mais il était néanmoins sincère. Il avait bien vu la passion dans les yeux de cette fille, et comprenait aussi qu'il venait de lui faire perdre sa journée, peut-être plus. Alors il voulait à présent se faire pardonner, et arranger les choses au mieux afin que cet épisode n'ait aucune influence dans les caisses de l'établissement.
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MessageSujet: Re: Sujet terminé Sujet terminé EmptyMar 14 Juin - 23:02

Sweva ne s’était pas attendue à cette réponse. Il voulait payer tout de suite.

« Euh vous êtes sûr ? demanda-t-elle un peu sceptique. »

A vrai dire elle ne savait pas vraiment combien ça allait coûter. Il fallait déjà qu'elle se rappelle toutes les fleurs et les bouquets qu'il y avait d'exposer, puis en suite qu'elle fasse le calcul. Wah. Rien que de penser à ce qu'elle devait faire son mal de tête reprenait de plus bel. Les maths et de manière plus générale les chiffres faisaient partis de ces choses qui passaient à des milliards de kilomètres de la jeune femme. Elle pouvait clairement dire qu'elle détestait les chiffres. Merci à l'inventeur des calculettes ! Il méritait bien un prix Nobel pour son invention. Sweva se passa une main dans les cheveux et réfléchit à ce qu'elle pouvait faire. Elle pourrait dire un chiffre au hasard... Mais ça serait mal non ? Puis ça ne lui apporterait rien de prendre de l'argent à ce jeune homme étant donné qu'il allait servir à racheter des fleurs. Et elle n'était pas du genre à profiter de ce genre de situations. On avait profité d'elle dans sa jeunesse et elle ne voulait faire subir ça à personne, même si la situation était complètement différente. Il faut dire que ça n'arrivait pas tous les jours qu'un conducteur fonce dans sa boutique.
C’était quand même un peu suspect non qu’il veuille payer directement, sans poser de questions ? A moins que Sweva ne s’en pose trop justement.

« Vous n'allez pas me faire un chèque en bois au moins ? »

La question était directe mais la jeune femme n'y allait jamais par quatre chemins. Elle semblait un peu naïve au fond parce que si c'était le cas il ne lui dirait sûrement pas. Et après tout avec la voiture qu'il s'était offert, il devait en avoir les moyens. Mais un monsieur un jour lui avait appris à ne pas se fier aux apparences. Prenez Sweva par exemple : c'est une belle femme, elle le sait et en a déjà profité, mais les gens ont souvent tendance à s'arrêter sur son physique. Une belle plante mais il n'y a sûrement rien à l'intérieur. Mmh. N'essayez pas de la jouer comme ça avec Sweva, vous vous feriez remballer plus vite que vous êtes venus. A croire que les gens ne s'arrêtent tous que sur son physique et plus particulièrement ses yeux qui font souvent l'objet de compliments. Ne savaient-ils pas qu'une fleur c'était aussi des pétales, un pistil et tout un tas d'autres choses qui font d'une fleur ce qu'elle est ? Bref, finis les métaphores, on va s’endormir.
Sweva et sa méfiance naturelle. C'est qu'elle n'est pas du genre à accorder sa confiance au premier venu. Elle s’en voulait presque d’avoir posé cette question, un peu stupide. Il l’avait quand même aidé à nettoyer, preuve de sa bonne foi. Elle sentit ses joues rosir mais elle ne se laissa pas démonter et planta son regard dans le jeune homme.

« Je vais faire une facture. Ajouta-t-elle précipitamment, sans plus d’explications. »

Elle tourna le dos au jeune homme sans lui laisser le temps de réagir et elle repartit à l’intérieur de la boutique, laissant en plan sa poche poubelle et le jeune homme. Elle espérait qu’il ne prendrait pas trop mal sa question. Oh et puis après tout elle s’en fichait. Elle ne le connaissait ni d’Adam ni d’Eve et une fois le problème résolu, ils ne se reverraient probablement jamais. Elle avait après tout le droit de se montrer méfiante : on est à New York, ville où les barjos sont sûrement plus fréquents que les sains d’esprits.
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MessageSujet: Re: Sujet terminé Sujet terminé EmptyDim 19 Juin - 22:16

« Oui, je suis sûr ! Il vaut mieux le faire tout de suite, comme ça c'est réglé. »

A vrai dire, la réponse de la jeune fille l'avait un peu surpris. Le fait qu'il veuille la payer tout de suite aurait du la rassurer, et au contraire, ça avait plutôt l'air de l'inquiéter. Il devait vraiment avoir une sale tête pour qu'elle le considère comme un tel escroc ! Et puis, franchement, si elle le laissait partir sans payer de suite il avait dix fois plus de chances de disparaître dans la nature, et de ne jamais revenir rembourser pour tout ce qu'il avait fait. Si Pablo avait été malhonnête, il n'aurait vraiment eut aucun mal à embobiner la fleuriste, et à s'en sortir sans débourser un centime. Mais fort heureusement pour elle, le jeune pilote n'était pas comme ça. Il était tout ce qu'il y a de plus gentil, et même si cette histoire l'avait mis d'une humeur plus ou moins irritable, il tenait sincèrement à se faire pardonner, et à réparer les dégâts.

« Vous n'allez pas me faire un chèque en bois au moins ? »


En entendant sa question Pablo leva les yeux au ciel. Elle avait vraiment osé lui demandé ça ?! Mais pour qui le prenait-elle ? Cette phrase était à la limite de vexer le jeune homme, et même s'i comprenait qu'elle soit méfiante, elle aurait du comprendre qu'il n'avait en aucun cas l'intention de l'arnaquer. Cela faisait maintenant un bon moment qu'ils s'étaient « rencontrés », et s'il avait voulu partir, il l'aurait fait depuis longtemps. La jeune fleuriste lui annonça alors qu'elle allait faire une facture, et disparut en un instant à l'intérieur de sa boutique. Elle avait laissé Pablo planté au milieu du trottoir, avec son balai à la main, et son sac poubelle étalé par terre... Décidément, cette fille avait quelque chose de... bizarre. C'était bien sa chance ! Pablo avait déjà percuté ce maudit étal de fleurs, mais en plus, il était tombé sur une fleuriste étrange. Tout était contre lui aujourd'hui, et comme elle le lui avait fait remarqué un peu plus tôt, il aurait vraiment mieux fait de rester couché. Enfin bref, maintenant il était là, le mal était fait, et il n'avait plus vraiment le choix.

Le jeune homme posa le sac poubelle sur le bord du trottoir, et s'engouffra à son tour dans l'établissement, tout en gardant son balai à la main. Son regard se posa un peu partout autour de lui, et il observa très attentivement tous les bouquets qui l'entouraient. Pablo supposait bien évidemment que la jeune fille avait fait tout ça de ses propres mains, et il devait bien avouer qu'il était admiratif. Lui, il avait plus l'habitude des choses, comment dire... plus « masculines ». La mécanique, les voitures, tout ça était bien loin de toutes ces petites fleurs... Mais en observant la pièce, et en s'imaginant la somme de travail que tout cela demandait, Pablo comprenait de mieux en mieux la passion qu'entretenait la jeune fille avec ses fleurs. Et plus il avançait dans le magasin, plus il se sentait coupable de ce qui venait de se produire. A cet instant précis, il avait même oublié que tout cela lui avait valu de belles égratignures sur sa précieuse voiture, et ça : ce n'était pas rien ! En arrivant de nouveau devant la fleuriste, Pablo fouilla dans la poche arrière de son jean, et en sortit son chéquier. Il était prêt à payer afin que cette histoire se termine, et qu'il puisse aller manger plus ou moins tranquillement dans un fast-food voisin. Il regarda alors la jeune fille d'un air interrogatif, en attendant qu'elle lui annonce la somme qu'il allait devoir sortir pour réparer ses bêtises...
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MessageSujet: Re: Sujet terminé Sujet terminé EmptyVen 24 Juin - 13:31

Il fut un temps où Sweva était vraiment naïve. Elle s’était un peu laissée emballer par tout cet « american dream ». Quelle vaste fumisterie ! Certes, elle avait un travail qu’elle adorait et un toit où dormir, une nette amélioration comparée à son arrivée mais ce qu’elle avait du endurer pour en arriver là, elle ne le souhaitait à personne. Oui, dans sa tête d’adolescente quand elle était entrée aux États-Unis elle s’était dit que tous ses problèmes s’envoleraient. POUF. Magie, magie, et vos idées sont du génies les lamas et sa famille n’auraient plus été un problème. Rires dans la salle. Et oui ma chérie, ça ne se passe pas comme ça dans la vraie vie. La réalité avait été dure à avaler. C’était un peu comme d’essayer de manger un hamburger immense tout en sachant pertinemment qu’on a la bouche trop petite. Miam. Sweva s’est alors construite une carapace petit à petit, de plus en plus grande, de plus en plus dure – c’est devenue une tortue et elle a intégré les Super ninjas – et même si elle essaye de se contenir, parfois sa méfiance prend le dessus. Comme ici. Le jeune homme avait beau lui avoir proposé son aide et en plus dit qu’il pouvait payer tout de suite, elle n’avait toujours pas confiance. Si on ajoute à cela son mal de tête et sa petite nuit…
Les roses, les tulipes, toutes ces fleurs réduites en charpies. Sweva rentrait les chiffres dans la machine, s’arrêtant de temps à autres pour se rappeler tout ce qu’il y avait. Elle venait à regretter que sa patronne ne soit pas là, Sweva n’aurait eu à s’occuper de rien sinon de tout remettre en ordre. Elle n’aurait même pas eu à parler à ce jeune homme et à s’énerver pour ses fleurs. Elle aurait râlé pour la forme puis serait allée nettoyer sans rien dire avant de retourner s’affaler dans un coin pour dormir entre les bouquets.

« Tenez, dit-elle en lui montrant la facture, ça devrait suffire normalement. »

Payer une somme pareille pour quelque chose qu’on n’aura même pas. De simples fleurs. Mais avec tout le temps qu’il faut pour les faire pousser, les préparer, les agencer de manière à les faire acheter. Ça ne coûte peut-être pas aussi cher que la voiture du jeune homme mais ça demeure une somme conséquente. Sweva ne s’y connait absolument pas en voiture mais celle du jeune homme semblait avoir de la valeur. Mais un simple coup de peinture devrait effacer toute trace de cette journée. Seule la somme en moins dans son compte en banque lui rappellerait l’incident. Il restait encore à Sweva de finir de nettoyer puis de faire un nouvel étal pour dehors. Elle aurait bien aimé fermer la boutique, là maintenant tout de suite. Faire comme si rien ne s’était passé.

« Vous n’êtes pas obligé de payer en une seule fois, vous pouvez faire plusieurs chèques si vous voulez… ajouta-t-elle. »

C’est qu’elle a beau être devenue une tortue, elle demeure tout de même gentille, quand elle ne demandait pas aux gens si c’était des escrocs... Des fois. Après avoir bu son café matinal. Et si on ne l’embête pas trop. Si elle a bu un autre café c’est encore mieux. Mais sinon c’est un vrai rayon de soleil… Ou pas, en effet. Bon on peut parler d’autre chose ?
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MessageSujet: Re: Sujet terminé Sujet terminé EmptyMar 5 Juil - 23:09

Pablo était donc plus ou moins émerveillé devant cet étalage de fleurs et de travail que le magasin offrait. Ses yeux se posaient sur chacune des compositions qui l'entouraient, et il commençait même à être prit de regrets. Mais ça ne changerait pas grand chose de toute façon, et puis au final, rien n'était de sa faute. Pour une fois qu'il ne roulait « pas trop » au-dessus de la vitesse autorisée, il avait fallu que ce stupide chien traverse la rue ! Tout ça, c'était de sa faute à lui, ou plutôt de celle de son maître qui l'avait laissé errer sans s'en soucier à travers les rues new-yorkaises.
Au bout d'un moment, Pablo s'approcha donc de la caisse et attendit avec une pointe d'appréhension le verdict de la jeune fille. Elle lui tendit alors la facture, et il s'empressa de la saisir. Sur le coup, il ne put s'empêcher d'avoir un petit mouvement de recul, puis il arqua un sourcil et sortit son chéquier . Comment de pauvres fleurs comme celles-ci pouvaient-elle coûter aussi cher ? Enfin soit, il n'avait a vraiment le choix de toute façon. Le jeune homme piqua donc le stylo que la jeune femme tenait dans sa main, et il griffonna quelques lettres et un chiffre avec plusieurs zéros sur son chéquier. « Ça va aller, merci. Un chèque et on n'en parle plus. C'est mieux comme ça je crois » dit-il en lui tendant le précieux morceau de papier. Il prit bien soin de lui rendre son stylo et fit un pas en arrière. « Encore une fois, je suis désolé.. Tout est à peu près en ordre dehors, alors... je vais y aller. Au revoir. » ajouta-t-il timidement en se retournant. Il prit alors la direction de la sortie, et laissa la jeune fleuriste seule dans son magasin.

En arrivant à hauteur de sa voiture, le jeune pilote ne put s'empêcher de s'accroupir à nouveau à ses côtés pour constater une nouvelle fois que son pare-choc était égratigné. En secouant la tête, et dans un long soupir, il reprit place à bord du véhicule, puis démarra. Pablo prit alors la direction qu'il avait prévue depuis le début, et entama son court trajet vers le snack le plus proche. Évidemment, avec le retard qu'il avait prit au milieu de ces fleurs, il était désormais temps de manger. Le jeune homme opta pour un plat à emporter, mais au moment de payer une idée lui traversa l'esprit, et il demanda au dernier moment un deuxième plat. Muni de ses deux petits sacs en papier, il sortit du snack en question, et regrimpa dans l'habitacle de sa chère voiture. Avec un léger sourire aux lèvres, il fit demi-tour : direction le magasin de la pauvre fleuriste. Avec tous ces événements, elle n'avait certainement pas eut le temps d'aller manger, ni même de s'acheter un quelconque sandwich ! Et puis, il pouvait bien faire ça pour elle après les dommages qu'il avait occasionné dans son étal.

Il se gara bien en ordre cette fois, et descendit de sa voiture, toujours agrippé à ses deux sacs. Par chance, la jeune femme n'avait pas encore fermé boutique, et elle devait certainement en train de se remettre de ses émotions de la matinée en mettant de l'ordre dans ses fleurs. Le jeune homme entra à nouveau dans l'établissement, et se racla timidement la gorge pour attirer l'attention de la fleuriste qui se trouvait encore derrière sa caisse. « Euh... C'est encore moi, je... me suis permis de vous apporter ça. » lui dit-il avec un beau sourire et un ton beaucoup moins agressif qu'il y a quelques minutes auparavant. Pablo lui tendit alors un des deux sachets contenant un repas complet, et se retourna vers la sortit pour s'apprêter à partir...
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MessageSujet: Re: Sujet terminé Sujet terminé EmptyMar 12 Juil - 15:28

Elle le regarda remplir son chèque et lorsqu'il lui tendit, elle le remercia tout en le rangeant dans la caisse.

Merci beaucoup... Euh au revoir

Et pouf, il était déjà parti. C'était terminé. Enfin, elle devait maintenant prévenir sa patronne, recommander les fleurs qui avaient été abimées, finir de ranger... En fait ça ne faisait que commencer. Elle poussa le quarante-sixième soupir de la journée avant de chercher son portable qui avait mystérieusement disparu du comptoir. Enfin non, il était surtout en train de faire une partie de cache-cache parmi la paperasse. Elle retourna quelques feuilles quand enfin, elle mit la main dessus. Elle passa un coup de fil à sa patronne et lui expliqua ce qui s'était passé dans sa boutique. Elle ne s'énerva presque pas. C'est surtout le fait que le jeune homme ait payé directement qui la calma et d'un côté elle la comprenait. Sweva aurait pu tombé sur quelqu'un qui n'avait pas les moyens de payer ni même d'avoir une assurance, et là ça aurait été une autre histoire...
Quelqu'un rentra dans la boutique, elle s'apprêtait à dire qu'elle allait fermée quand elle reconnut le jeune homme de l'accident. Il était revenu et il tenait deux sachets dans une main. Sweva fronça les sourcils, elle n'était pas sûre de comprendre. « Euh... C'est encore moi, je... me suis permis de vous apporter ça. » Elle écarquilla les yeux en regardant le sachet. Wah. Ça c'était super gentil. Dire qu'il y a encore une demie-heure à peine ils étaient en train de se gueuler dessus. Elle avait du mal à y croire. Elle n'avait eu le temps de rien dire que le jeune homme déjà se dirigeait vers la sortie. Aussitôt, elle quitta son comptoir pour le rattraper.

Attendez ! Dit-elle en lui prenant le bras. C'est vraiment très gentil, je ne sais pas quoi dire. Mais ça serait bête de manger chacun seul dans son coin, non ? Si vous le voulez, vous pouvez manger avec moi... ici ?

Elle ponctua sa question d'un sourire. Il est vrai qu'avec tout ce remue-ménage elle n'avait plus pensé à son estomac, qui maintenant qu'elle sentait une odeur de nourriture commençait à gargouiller. Là où la plupart des gens se seraient contentés de partir et d'oublier cette journée pourrie, le jeune homme avait fait preuve d'une grande générosité. Elle s'en voulait vraiment maintenant de s'être autant énervée et de l'avoir soupçonné de lui faire un chèque en bois. Fallait bien avouer que jamais ça n'aurait traversé l'esprit de la péruvienne que d'aller acheter à manger pour le jeune homme.
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MessageSujet: Re: Sujet terminé Sujet terminé EmptyDim 17 Juil - 0:11

Pablo s'était échappé le plus vite possible des lieux du « crime », et s'était empressé d'aller s'acheter quelque chose à manger, étant donné que c'était tout de même le but de sa sortie aujourd'hui. Mais, il fut comme pris de remords et de pitié pour cette fleuriste à qui il venait de gâcher la journée, et il décida de se faire pardonner en lui offrant un repas, et en espérant encore la trouver dans sa boutique quand il repasserait. Et le jeune pilote n'eut pas tort d'essayer puisque la jeune femme n'avait pas bougé. Elle se tenait toujours derrière sa caisse, et devait probablement refaire les comptes de ce que Pablo avait ruiné, ou bien prévenir une de ses collaboratrices, peut-être même sa patronne. Sans vouloir la déranger plus que ce qu'il ne l'avait déjà fait, le jeune pilote lui tendit un des deux sachets de nourriture qu'il avait avec lui, et rebroussa aussitôt chemin pour rentrer chez lui. Il avait fait assez de dégâts dans ce quartier pour aujourd'hui, et il comptait bien revenir dans son appartement, et ne plus bouger de la journée, c'était plus sûr. Il trouverait bien un DVD qu'il n'avait pas encore vu dans ses placards, et ce dernier lui ferait passer le temps en attendant que la nuit tombe, et qu'il ne ressorte pour aller mixer dans un club de la ville.

Mais, alors qu'il allait repasser la porte une nouvelle fois et quitter le magasin, Pablo sentit la fleuriste lui agripper le bras. Il fit volte-face, et l'écouta avec un petit sourire aux lèvres. L'expression sur le visage de la jeune femme avait bien changé, et quelque chose lui disait que sa technique pour se faire pardonner avait fonctionné. Peut-être même plus que ce qu'il avait pensé puisque la fleuriste en question lui proposait maintenant de se joindre à elle pour manger. Pablo fut touché par cette proposition, mais il ne voulait pas l'importuner plus longtemps. Il lui répondit donc gentiment : « Hum, c'est très gentil à vous mais... Je vous ai déjà assez embêté pour aujourd'hui... Enfin, vous ne devez pas vous sentir obligée de faire ça, je comprendrai que vous préfériez rester tranquille. »

Même si Pablo savait se montrer séducteur et gentleman, il n'en était pas pour autant profiteur. A sa place, bon nombre d'hommes auraient accepté sans hésiter une telle proposition, et aurait fait en sorte qu'elle se terminer sous une couette. Mais franchement, après ce qu'il venait de lui arriver, le jeune homme n'avait pas la tête à ce genre de petits jeu, même si il fallait le dire, cette fleuriste possédait des yeux pour le moins... envoûtants. De plus, elle lui avait sourit, et c'était bien la première fois depuis leur rencontre qu'il la voyait sous cet angle. Tous ces efforts n'allaient certainement pas réparer sa voiture, ni même ramener à la vie les fleurs qui gisaient désormais dans un sac poubelle, dans un coin du magasin. Mais ils avaient au moins eut le mérite de détendre l'atmosphère, et de faire en sorte que Pablo ne passe pas seulement pour un gros lourd qui n'a d'yeux que pour sa voiture, qui roule comme un fou et n'a rien à faire du travail des autres. En réalité, le jeune homme était bien loin de ce cliché auquel sont souvent associé les garçons qui aiment les voitures. Lui, il était différents, mais pour savoir ça il fallait le connaître... Aujourd'hui, il avait donc décidé de ne pas être encombrant, et s'apprêta une nouvelle fois à partir, tout en attendant quand même la réponse de son interlocutrice qui paraissait désormais beaucoup plus détendue et sympathique que quelques dizaines de minutes auparavant.
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MessageSujet: Re: Sujet terminé Sujet terminé EmptyLun 18 Juil - 19:24

Sweva se mordilla la lèvre en attendant la réponse du jeune homme qui ne se fit pas attendre. Il lui répondit qu'il ne voulait pas déranger et la laisser la tranquille. Rester tranquille ? Ce n'était pas une si mauvaise idée après une journée pareille mais un peu de compagnie ne ferait de mal à personne. Si on ne comptait pas les conquêtes que pouvait avoir la jeune femme, elle était finalement quelqu'un de solitaire. Ne jamais accorder sa confiance, faire de son mieux pour rester en vie et en profiter dès que possible. Oh oui, depuis qu'elle vivait à New York elle en profitait. Et elle n'avait pas l'habitude qu'on lui résiste. C'était peut-être prétentieux mais la jeune femme connaissait ses atouts physiques et n'hésitait jamais à s'en servir pour arriver à ses fins. Ce n'est pas pour rien qu'elle ne payait jamais ses boissons quand elle allait dans un bar. Certains pouvaient appeler ça de la manipulation mais Sweva préférait se dire que c'était juste savoir profiter de la situation. Si les gens étaient assez bêtes pour tomber de le panneau tant pis pour eux, et s'ils étaient des bons coups c'était encore mieux. Qu'on vous rassure elle n'était pas nymphomane loin de là. Mais comme tout les êtres vivants sur terre, elle avait des besoins et un petit coup de temps en temps par-ci par-là ne faisait de mal à personne, n'est ce pas ?
Sweva planta son regard dans celui du jeune homme, un sourire accompagnant toujours ses paroles. Il était décidément vraiment gentil et peut-être pas aussi creux qu'elle ne l'avait pensé au début...

« Si je vous le propose, c'est que ça ne m'embête pas. Ne m'obligez pas à insister. »

Elle passa alors devant lui, tourna le petit écriteau pour indiquer que le magasin était fermé puis ferma la porte à clé. Ainsi il pourrait toujours essayer de partir, il faudrait d'abord qu'il lui passe sur le corps. Ahah. Elle se retourna, un sourire malicieux accroché au visage.

« La question est réglée je pense, je vais chercher de quoi nous asseoir par terre. »

Il lui semblait avoir vu une bâche dans la réserve. Elle farfouilla un peu avant de tomber dessus et revint dans la boutique où le jeune homme n'avait pas bougé. Sweva déplia la bâche avant de la déposer par terre. Et voilà un pique-nique improvisé dans un magasin de fleurs avec un parfait inconnu. Il faut dire que la situation était peu commune. On lui aurait raconté plus tôt qu'elle allait mangé avec un jeune homme qui venait de défoncer une partie de son magasin qu'elle vous aurait sûrement ri au nez. Ce n'était pas d'un très grand luxe mais la jeune femme avait connu bien pire comme conditions. Puis quoi de mieux que de manger dans un magasin de fleurs ? On se croyait presque dans un jardin sauf que le carrelage par terre et le plafond qui était loin de ressembler au ciel – on est pas à Poudlard quand même – nous rappelait à la réalité du lieu. Un moment de détente ne lui ferait pas de mal. Elle ne demandait qu'à effacer de sa mémoire cette journée... Enfin presque. Le jeune homme, très loin d'avoir un physique disgracieux, semblait également vraiment gentil et le fait qu'il lui ait acheté à manger avait suffit à lui prouver. La jeune femme prit le sachet qu'elle avait laissé sur le comptoir avant de s'asseoir par terre. Elle leva alors son regard vers le jeune homme en haussant les sourcils. Il allait venir s'asseoir avec elle oui ou non ?
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MessageSujet: Re: Sujet terminé Sujet terminé EmptyMar 19 Juil - 0:17

L'atmosphère dans l'établissement avait décidément bien changé depuis que Pablo était revenu avec ses sachets à la main. Le regard de la fleuriste n'avait plus rien de glacial et méchant, et elle était même allée jusqu'à lui proposer de rester manger avec elle. Le jeune pilote ne savait pas trop quoi penser de tout ça, et commença par décliner l'invitation. Alors qu'il était sur le point de ressortir du magasin, la jeune femme fixa ses yeux sur lui, et le pria de ne pas l'obliger à insister. Ce faisant, elle passa à côté de Pablo, se dirigea vers la porte d'entrée, et retourna une petite pancarte, signifiant ainsi aux passants que la boutique était fermée. Comme si cela n'avait pas suffit, elle ferma la porte à clé, et revint vers lui en affichant un sourire malicieux. Pablo avait observé toute la scène en écarquillant les yeux. Il ne pouvait tout simplement pas croire ce qu'il voyait. Quelques minutes plus tôt, elle était prête à le tuer. Et voilà qu'elle l'enfermait désormais dans son magasin pour l'obliger à manger avec elle ! Cette fille semblait vraiment avoir plus d'un tour dans son sac, mais ce n'était pas pour déplaire au pilote qui afficha finalement un grand sourire. Tout en secouant la tête, Pablo la regarda partir vers l'arrière-boutique, puis revenir avec une sorte de bâche qu'elle déposa sur le sol. Elle s'installa alors dessus, et arqua un sourcil en regardant Pablo.

Tout en riant tant la situation lui plaisait, il s'installa à son tour sur la bâche. Assis en tailleur à côté d'elle, il entreprit d'ouvrir son propre sachet de nourriture. Il avait opté pour deux box de pâtes : l'une à la bolognaise, pour lui, comme d'habitude. Pour la fleuriste, il avait plutôt choisi des pâtes au saumon, sans trop savoir pourquoi d'ailleurs... Il la voyait bien manger ce genre de plats... Après tout, c'était un truc de fille. Tout en essayant de se dépatouiller avec sa propre boîte, il décida d'annoncer le menu. « Hum, alors... Désolé, je manquais cruellement d'inspiration, alors j'ai pris des... pâtes ! » dit-il en ayant gardé un peu de suspense avant son dernier mot. « Les vôtres sont au saumon, mais si vous préférez les miennes... Vous pouvez les prendre, elles sont à la bolognaise. » Non, le fait de manger des pâtes de fille n'effrayait pas Pablo, et il était même prêt à troquer sa bolognaise contre du saumon. Installé au milieu des fleurs, le jeune homme ne pouvait s'empêcher de regarder partout autour de lui. Le jeune pilote aimait les situation insolites, celles qui changeaient de l'ordinaire et cette fois-ci : il était servi ! Il serait bien le seul New-yorkais à pouvoir se targuer d'avoir mangé des pâtes assis par terre au milieu d'un magasin de fleurs, et avec une aussi jolie fleuriste ! En parlant de fleuriste, Pablo réalisa soudain qu'il avait omis un détail important. Il se tourna alors vers sa voisine de « table », et reprit avec un petit sourire : « Oh, au fait, je m'appelle Pablo.. » En effet, avec tout ce qu'il s'était passé, les deux jeunes gens n'avaient même pas prit le temps de se présenter, et maintenant qu'ils pique-niquaient ensemble, Pablo trouvait ça plutôt normal, et légitime. Enfin, la fleuriste avait déjà du voir son nom sur le chèque qu'il lui avait donné un peu plus tôt dans la matinée, mais le jeune pilote ne connaissait encore rien d'elle, si ce n'est son métier.
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MessageSujet: Re: Sujet terminé Sujet terminé EmptyLun 8 Aoû - 20:37

Le jeune homme avait finis par s'asseoir et Sweva se sentit de suite moins ridicule. Elle avait craint un instant qu'il insiste encore pour partir. Elle aurait eu l'air franchement bête assise sur sa bâche. Mais il s'était assis et lui décrivait le menu du jour c'est à dire des pâtes. Il aurait pu lui acheter n'importe quoi qu'elle lui en aurait été reconnaissante quand même.

« Non, non, les pâtes au saumon c'est parfait... Merci encore pour le repas, je dois dire que ça m'a plutôt surprise. Dit-elle en souriant, puis ajouta : C'est la première fois que quelqu'un m'offre des pâtes après avoir défoncé une partie de mon magasin. »

C'était même la première fois que quelqu'un lui défonçait son étalage mais qu'importe ! Quand il avait quitté le magasin, elle avait pensé que c'était la dernière fois qu'elle le verrait. Et pour tout avouer ça ne l'aurait pas dérangé jusqu'au moment où il était revenu pour lui offrit un repas. Là elle s'était davantage intéressée au jeune homme. Ce n'était pas par intérêt seulement, non. Même si le fait qu'il lui ait acheté à manger entrait dans la balance, mais c'était tellement rare la gentillesse spontanée dans cette ville. A peine si on vous répondait quand on demandait le chemin à quelqu'un lorsqu'on est perdu. Bon étant une femme, et plutôt bien foutue, quand elle demandait quelque chose à un homme on lui répondait généralement et encore... A croire qu'à New York tout les gens ont le feu aux fesses.
Sweva avait ouvert sa boîte de pâte et rien qu'à sentir l'odeur qui s'en échappa, le ventre de la jeune femme dansa la rumba. Elle n'avait rien avalé depuis la matinée et cette boîte de pâtes c'était un peu le messie pour elle. Elle regarda les pâtes avec envie quand le jeune homme se présenta. C'est vrai qu'elle ne connaissait même pas son prénom... Elle n'avait pas pensé à regarder sur le chèque se contentant de le ranger une fois qu'elle l'avait eu en main.

« Enchantée Pablo, moi c'est Sweva. »

La situation était vraiment trop drôle. Bonjour on était prêt à se taper dessus et maintenant on partage un repas ensemble mais sinon tout est normal. Le mal de tête de la jeune femme commençait même à se calmer, la journée commençait-elle à s'améliorer sérieusement ? Il est clair qu'elle était mal partie mais elle semblait nettement s'arranger depuis quelques minutes. Enfin ne crions pas victoire trop vite on sait jamais, elle pouvait se brûler la langue en mangeant les pâtes, se casser une jambe ou la terre pouvait exploser d'un instant à l'autre. Et sinon le père Noël il va bien ? On redescend sur terre une minute. Les présentations faites, la jeune femme planta sa fourchette dans la boîte de pâtes et la porta aussitôt dans la bouche. Je vous ai dit qu'elle était affamée ? Et bien là, ça faisait vraiment du bien. Elle prit une autre bouchée puis regarda Pablo. Elle se mit à rire.

« C'est un peu bizarre quand même... »

Mais la situation n'était pas pour lui déplaire. Au contraire. Pablo lui plaisait de plus en plus à mesure qu'elle le regardait et elle était contente qu'il soit revenu la voir. Il avait vraiment des beaux yeux et de jolies... Enfin il avait vraiment l'air sympathique.

HJ : désolée, je voulais te répondre avant que tu rentres mais j'ai oublié que tu rentrais vendredi (a) xDD 22
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MessageSujet: Re: Sujet terminé Sujet terminé EmptyJeu 11 Aoû - 23:16

La première fois que quelqu'un lui offrait des pâtes après avoir défoncé son magasin ? Pablo n'avait aucun mal à la croire ! Il faut dire que leur rencontre avait été pour le moins... inhabituelle et incongrue. Pour toute réponse, il ne lui offrit qu'une petite grimace un peu gênée, et ni une ni deux, il entama sa portion de pâtes. En réalité, il préférait ne pas trop revenir sur le sujet, sous peine de repenser à sa voiture et de s'énerver pour rien. Et puis au final, cet incident n'avait peut-être pas que des mauvais côtés. Certes, il lui avait valu un peu de vernis écaillé sur son bolide, mais il lui avait également permis de faire une nouvelle rencontre. Et au fil de leur pseudo-discussion, la fleuriste en question lui paraissait de plus en plus sympathique. Depuis qu'il était revenu avec quelque chose à manger, plusieurs sourires avaient ponctué leur conversation, puis elle l'avait invité à manger avec elle et désormais, ils passaient un moment ensemble tout comme deux amis auraient pu le faire. Sans trop savoir pourquoi ni comment, Pablo sentait quelque chose d'intrigant en regardant cette fille. Peut-être ses yeux, peut-être sa façon d'être... Bref, c'est très certainement cette petite chose qui l'avait poussé à accepter l'invitation de la jeune femme, et il ne regrettait en aucun cas ce choix !

Le temps des présentations était donc arrivé, et Pablo apprit avec surprise le prénom de son interlocutrice. Sweva... Le jeune homme n'avait encore jamais entendu ce prénom, mais il trouvait qu'il lui allait à merveille. Un petit sourire distrait se dessina sur ses lèvres, alors que Pablo était pensif. Il essayait en fait de deviner l'origine d'un si beau prénom, en vain. Il était sur le point de lui poser la question, lorsque la jeune femme éclata de rire. Surpris, il reposa un regard interrogateur sur elle, puis se mit à rire à son tour en entendant sa réflexion. La situation lui paraissait donc bizarre... Effectivement, et c'était peu dire ! Reprenant un peu confiance et oubliant peu à peu les raisons de sa présence ici, Pablo décida de jouer la carte de l'humour. Il reprit alors un air des plus sérieux, et fit mine de s'indigner : « Ah oui ? Je ne trouve pas moi... Je veux dire, manger par terre au beau milieu d'une boutique de fleur, tout le monde le fait ! C'est tout à fait normal ! » Le jeune pilote reprit une bouchée de ses pâtes, avant de sourire et de lever les yeux au ciel, accablé par son humour plus que douteux. Il aurait voulu s'excuser, mais un regard désolé en direction de Sweva ferait très bien l'affaire. « Vous invitez souvent des gens à manger par terre comme ça ? » ajouta-t-il avec un nouveau sourire. Il se moquait gentiment, mais Pablo appréciait beaucoup les moments comme ça. Ces moments que personne d'autre au monde ne serait en mesure de vivre, et qu'il pourrait conter dans un livre tant il en avait accumulé. Oui, le jeune homme était en quelque sorte un de ces opportunistes qui saisissent chaque instants. Enfin, il avait appris à le devenir, pour combler le manque de distraction et d'innocence qui avait marqué son enfance et son adolescence.

Pablo profita du petit silence qui s'installait entre eux pour explorer une fois de plus la boutique. Ses yeux glissaient d'un bouquet à un autre, avec une petite étincelle qui en disait long. A vrai dire, il lui en fallait bien peu pour s'émerveiller, mais le fait d'être entouré par toutes ces fleurs le faisait se sentir comme dans un rêve. Tout en continuant son tour d'horizon, il reprit : « Je ne sais pas qui a fait tout ça mais... tout est sublime ! Je pourrai rester ici des heures entières je crois ! »
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MessageSujet: Re: Sujet terminé Sujet terminé EmptyJeu 8 Sep - 22:36

Elle n'allait tout de même pas commencer à s'intéresser à ce jeune homme... Enfin ce n'était pas raisonnable. Ils s'engueulaient il n'y a encore pas si longtemps, puis devait-on lui rappeler qu'elle avait passé la nuit dernière avec un homme dont elle ne connaissait même pas le prénom... Bon elle était bourrée, on peut dire qu'elle était pardonnée à moitié, d'accord ? Et puis ce n'est pas comme si elle avait une quelconque relation officielle. Juste quelques histoires sans lendemains de temps en temps. Elle ne se sentait de toute manière pas prête pour quoique ce soit de sérieux. Serait-elle seulement prête un jour ? Trop de difficultés à avoir confiance. Elle ne pouvait tout simplement pas... Mais pourquoi parlait-on de cela de toute manière ? Sweva et le beau Pablo étaient juste en train de manger des pâtes, pourquoi devait-elle tout de suite se l'imaginer sans ses vêtements. Et oui, on dit que les mecs sont de gros pervers et ne pensent qu'à ça mais en fait les filles ne sont pas si différentes, il faut se l'avouer...
« Ah oui ? Je ne trouve pas moi... Je veux dire, manger par terre au beau milieu d'une boutique de fleur, tout le monde le fait ! C'est tout à fait normal ! » Elle se mit à rire. Oui d'ailleurs pourquoi aucun restaurants n'avaient encore proposé l'idée ? Elle était sûre que ça ferait un malheur : pique-nique dans un jardin de fleurs, faites vos achats de bouquets tout en mangeant des pâtes, yeah ! Hum. Sweva se contenta donc de rire au lieu de raconter n'importe quoi elle aussi. « Vous invitez souvent des gens à manger par terre comme ça ? » Elle ouvrit la bouche, prête à répondre avant de se mettre à rire, encore une fois. Elle répondit à voix basse comme sur le ton de la confidence.

« Seulement ceux qui m'offrent des pâtes. »

Elle avait failli dire seulement ceux qui lui défoncent son magasin mais elle n'avait pas envie de retourner le couteau dans la plaie encore une fois. On allait ranger cet épisode dans un tiroir et essayé de l'oublier pour le moment. Et surtout de ne pas penser aux commandes qu'elle devrait passer pour remplacer les fleurs et au temps qu'il lui faudrait pour refaire des bouquets. Non, il ne fallait pas y penser. « Je ne sais pas qui a fait tout ça mais... tout est sublime ! Je pourrai rester ici des heures entières je crois ! » Sweva leva son regard sur la boutique. Elle n'allait tout de même pas faire sa prétentieuse en clamant qu'elle avait tout le mérite de cette beauté... Non... C'était pas son genre mais elle ne put s'empêcher de sourire et de rougir légèrement. Les fleurs. Une des rares choses dont elle était fière dans sa vie. Bien mieux que de s'occuper de lamas puants ou encore de s'offrir à des hommes pour survivre. Vraiment y a pas photos, elle ne pouvait pas rêver mieux comme situation. Elle était en plus de cela persuadée de travailler dans la meilleure boutique de fleurs de New York – ça fait toujours du bien à l'égo de penser ce genre de choses. Puis sincèrement, elle n'avait jamais espéré avoir autant, même si ce n'est pas sa boutique c'est elle qui s'occupe de la quasi-totalité des commandes, que demander de plus ?

« Il ne faut pas grand chose pour sublimer une fleur, n'importe qui peut y arriver... »

Et la conversation s'enchaîna sur les fleurs puis sans trop savoir comment, après avoir terminée de manger, ils se retrouvèrent couchés l'un à côté de l'autre à parler. Parler. Raconter sa vie. Voilà bien des choses que Sweva ne fait pas en temps normal avec quelqu'un qu'elle vient de rencontrer. Elle serait plutôt du genre à éluder les questions et prétexter une masse de travail en retard pour mettre fin à la conversation. Mais elle se sentait étonnamment bien en compagnie du jeune homme. Il ne manquait plus qu'une douce musique romantique, des petites bougies, une conversation à l'eau de rose et on fait pleurer les chaumières. Ah ah ah. Ou pas, en effet. Non leur conversation était un peu sur tout et rien, comme une conversation entre amis. Le temps passait plutôt vite et à un moment Pablo en fit d'ailleurs la remarque. Un coup d’œil à l'horloge accrochée au mur, et oh ça faisait si longtemps qu'ils étaient en train de parler ? Pablo se mit en position assise et Sweva en fit de même. Il commença à dire qu'il ferait mieux de partir mais elle ne l'écoutait pas vraiment. Elle le regardait, la tête légèrement sur le côté, puis sans trop réfléchir, alors qu'il était en plein milieu d'une phrase, elle s'approcha soudain de lui et commença à l'embrasser dans le cou. Après tout pourquoi être raisonnable, on a qu'une vie, autant en profiter ! Elle ne lui laissa pas vraiment le choix mais ça ne sembla pas lui déplaire... Et elle commença à déboutonner sa chemise et nous n'allons pas rentrer dans les détails... Ainsi va la nature, retour à l'état animal, l'abeille butine la fleur, le serpent... Oui d'accord stop. Un très bon moment. La tête entre les pots de fleurs. Qui aurait dit qu'un jour elle le ferait dans sa boutique ? Puis aussi vite que Sweva avait décidé de lui sauter dessus, Pablo prit ses affaires et s'en alla. Mmh, d'accord. Au revoir Pablo qui a défoncé mon magasin et qui était un bon coup malgré le fait que tu sois partis comme un voleur, à un de ces jours. Ou pas. Parce qu'il faut avouer qu'avec le nombre d'habitants à New York, à moins qu'il ne revienne la voir à la boutique, il y avait peu de chance qu'ils se revoient un jour. Enfin qui sait ce que réserve le destin. Mais vu la manière dont il était parti Sweva ne risquait pas de l'accueillir avec un sourire et un bouquet de fleurs...
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Sujet terminé

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