It's New York City bitches ! And it's my motherfucking dream

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Dirty little secrets ϟ Athena & Louise

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MessageSujet: Dirty little secrets ϟ Athena & Louise Dirty little secrets ϟ Athena & Louise EmptyDim 27 Fév - 18:00

Louise avait toujours été une cuisinière hors pair. C’était les filles de la maison, et au début sa mère, qui lui avait appris à cuisiner aussi bien. Elle maîtrisait autant les plats hollandais et anglais que le raffinement des mets français. Mais cela faisait des mois qu’elle n’avait plus vraiment fait d’efforts, depuis qu’elle était à New-York en vérité, et il lui semblait qu’elle avait complètement perdu la main, elle n’arrivait plus à rien. Elle ragea en laissant retomber sa cuillère dans son crumble, à deux doigts de cracher ce qu’elle avait dans la bouche, ce truc était véritablement dégueulasse. Elle ne pouvait décidément pas inviter Athena à manger chez elle … En poussant un long soupir, elle décrocha le téléphone accroché au mur de sa cuisine et composa le numéro de son amie. Elle tomba sur sa messagerie. « Athena, c’est Louise. Je crois que ça va être foutu pour le repas chez moi, alors je t’invite au resto si ça te va ? Rappelle moi quand tu auras ce message. » Elle raccrocha et fila dans sa chambre pour se préparer. Elle était déçue de ne pas pouvoir rester chez elle, elle n’aimait pas beaucoup les lieux bondés et puis avec Athena, elle aimait bien être seule parce que la complicité qui les unissait n’était pas vraiment faite pour être partagée et que dès qu’elles se montraient quelque part, il y avait toujours quelques imbéciles pour venir les draguer déranger. Et cela devenait vite insupportable.

Louise ouvrit la porte de son dressing et se planta au beau milieu en passant son regard d’une étagère bondée à l’autre. Elle avait vraiment trop de vêtements. Alors qu’elle se décidait pour l’une de ses robes préférées, elle entendit sonner à la porte. Euh ? Athena n’avait pas eu son message ? Elle se dépêcha d’enfiler sa robe et fila vers l’entrée en ouvrant la porte sur une Athena resplendissante. Cette fille était une vraie bombe, il n’y avait rien à dire là-dessus. « Salut ! Tu n’as pas reçu mon message … ? » demanda Louise en la laissant entrer. « Si, mais j’étais déjà en chemin alors je me suis dis que je pouvais quand même venir chez toi. » Louise lui adressa un sourire quelque peu désolé, elle avait honte de son incapacité soudaine à faire quelque chose de mangeable elle qui lui avait promis un repas digne de ce nom (« c’est une des seules choses que je sais bien faire, avec le fait de jouer du piano » tu parles !) puis elle la conduit au salon. « Attends moi encore quelques minutes, fais comme chez toi. » Puis elle disparut à nouveau dans le fond de son appartement.

« Louise ? » entendit-elle Athena l’appeler, quelques minutes plus tard, depuis l’autre bout de l’appartement. « Oui ? » répondit-elle en appliquant une dernière couche de mascara sur les cils de son œil droit. Elle entendit alors des pas se rapprocher puis son amie apparut au coin de la porte. « C’est toi là ? » demanda-t-elle en lui tendant un cadre. Louise y jeta un coup d’œil amusé en hochant la tête. Oui c’était bien elle, souriante et entourée des filles de la maison, assise à une grande table ou trônait son père et son frère ainsi que quelques clients. Il ne fallait pas regarder cette photo longtemps pour comprendre ou l’on se trouvait. « Mais … quand ça a été pris ? » La jeune brune remit son mascara dans sa trousse de toilette puis elle s’assit face à son amie, sur la machine à laver. Eh voilà, elle était arrivée au fameux moment des révélations et dans le fond, cela ne la dérangeait absolument pas. Car elle avait voulu lui en parler, elle n’avait simplement jamais trouvé le moment pour placer ce genre de discussions dans la conversation surtout qu’elles ne se posaient jamais vraiment de questions sur leurs passés respectifs. « C’était il y a cinq ans, chez moi à Amsterdam. Je vivais dans un bordel. »

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En partant de chez elle à passé deux heures du matin, après une très longue discussion sur le passé de Louise, Athena avait oublié son écharpe. Ce n’était pas très important mais la jeune femme décida d’aller la lui ramener en fin de journée après avoir terminé sa journée de cours, ça lui donnerait peut-être une occasion de la revoir. Elle ne prit pas la peine de la prévenir, de toute façon si elle n’était pas là, elle avait prévu de la laisser dans sa boîte aux lettres. Il lui semblait que son amitié avec Athena était passée à un tout nouveau niveau, en quelques sortes. Elle lui avait confié des choses sur elle, une sorte de confiance nouvelle s’était installé et elle se demandait si Athena lui en apprendrait un jour un peu plus sur elle parce qu’il lui semblait qu’elle lui cachait des choses, ce qu’elle était en droit de faire mais cela intriguait Louise d’un tempérament plutôt curieux.

Après son cours de composition, elle fila directement en taxi jusqu’à Staten Island. Le trajet était long, les rues étaient particulièrement encombrées à cette heure-ci de la journée. Un véritable calvaire et encore une autre raison pour Louise de détester New-York. A 19h, elle arriva enfin devant l’adresse que son amie lui avait indiqué un jour. L’appartement de Louise était très loin d’être petit, car son père avait insisté pour lui payer quelque chose de grand et de confortable, mais ce qu’elle avait sous les yeux était vraiment … immense. Louise claqua la porte du taxi qui démarra en trombe derrière elle et elle se dirigea vers l’entrée. Elle sonna à la porte et attendit qu’on vienne lui ouvrir mais personne ne vint. Elle sonna une nouvelle fois sans succès et s’apprêtait à laisser son « colis » dans la boite aux lettres quand elle s’aperçut que la porte était entrouverte ce qui en général n’était pas bon signe. Parce que soit la personne avait oublié de la fermer et n’importe qui pouvait entrer pour cambrioler ou faire un massacre à la tronçonneuse, soit justement la porte avait été forcée ou alors … Oh et puis merde, elle n’avait qu’à entrer et voir ce que son amie faisait. Elle poussa délicatement la porte et fit un pas à l’intérieur. Tout était tellement … moderne et aussi imposant que l’extérieur. Son amie avait du goût ce dont elle n’avait jamais douté mais dont elle se rendait pleinement compte maintenant. Elle s’avança sans faire de bruits, essayant de capter le moindre son et espérant que son amie comprendrait pourquoi elle s’était introduite comme ça dans sa maison. Voyant que le premier étage semblait vide, elle se risqua au deuxième. Elle espérait qu’il ne lui était rien arrivé … Elle entendit alors du bruit presque imperceptible venant d’une pièce au fond du couloir. « Athena ? » se risqua-t-elle en ouvrant la porte.

Son amie se tenait bel et bien là mais en l’entendant prononcer son nom, elle s’était retournée en un instant, un flingue dans les mains et derrière elle, un mur entier remplis d’armes en tout genre. Elle s’était complètement arrêtée dans son geste et fixait Louise avec une expression de surprise. Elles restèrent un moment comme ça, à se regarder dans les yeux. « Fais gaffe ! Ta porte était ouverte, tu te rends compte si quelqu’un d’autre était entré ! » lâcha enfin Louise en s’avançant d’un pas tandis qu’elle laissait tomber son sac au sol. Apparemment, tout le monde avait ses petits secrets.
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MessageSujet: Re: Dirty little secrets ϟ Athena & Louise Dirty little secrets ϟ Athena & Louise EmptyMer 2 Mar - 0:37


ATHENA & LOUISE

Une autre journée parfaitement normale pour Athena Bahati. Depuis que la Révolution du Jasmin avait fait souffler un vent de révolte dans les pays de l'Afrique du Nord & du Moyen-Orient, elle passait toutes ses journées aux Nations-Unies. Elle courrait de bureau en bureau, ses lunettes sur le nez, s'asseyait parfois quelques heures dans l'une des grandes salles de conférence pour traduire les dires du porte-paroles iranien. Certaines personnes se retournaient sur son passage mais peu se laissaient happer par sa beauté ; elle faisait en sorte que ses vêtements, son absence de maquillage, ses lunettes et ses talents d'actrice ne poussent pas les gens à vouloir la connaître, ou ne serais-ce que lui parler. Chacun de ses gestes était minutieusement étudié ; passer inaperçu pour pouvoir se faufiler partout et laisser glisser une oreille indiscrète partout où des informations utiles pourraient filtrer.

Après sa dernière réunion, elle fila jusqu'à l'extérieur du bâtiment et s'engouffra dans une bouche de métro pour rejoindre le sud de Manhattan, d'où un ferry l'amènerait jusqu'à Staten Island. Pendant le chemin, elle laissa son esprit s'éloigner vers les souvenirs qu'elle avait de la veille et qui, à vrai dire, l'étonnaient. Il y avait cette fille, Louise... Depuis qu'elles s'étaient rencontrées, Athena ne se posait pas de question. Avec elle, elle n'avait pas besoin de jouer à la jeune femme douce et sensible, elle pouvait dire ce qu'elle pensait sans que son amie ne se mette à hurler dans tous les sens qu'elle était bonne à enfermer. Bien sûr, elle ne lui avait pas tout dit, elle restait Athena Bahati pour elle comme pour tous les autres mais... C'était la première fois, depuis qu'elle était à New York, qu'elle rencontrait quelqu'un avec qui le feeling était si facile. Et puis, la veille, alors qu'Athena était partie pour dîner chez Louise, elle avait découvert quelque chose de fascinant chez elle. Évidemment que cet état d'esprit n'était pas venu de nulle part... Un bordel ! Elle avait été entourée de putes toute sa vie, forcément, ça forgeait tout un caractère. Et Athena aimait celui de Louise, elle était de ces très rares personnes qui la faisaient se sentir elle-même, si seulement cela pouvait exister.

La jeune femme, en arrivant à Staten Island, rejoignit sa demeure en quelques minutes seulement. La maison, sur quatre étages dont un sous-sol incluant un grand garage, était magnifique ; et bien au-dessus des moyens d'un agent lambda de l'ONU, mais encore une fois, elle pouvait se permettre beaucoup de choses si elle était prudente, et peu de personnes avaient eu l'occasion de voir ne serais-ce que la façade de sa villa, petit cadeau de son grand-père lorsqu'elle était arrivée à New York, entre autre. Alors qu'elle était sur le point d'entrer dans la maison, son téléphone sonna ; pas son Blackberry, l'autre, un vieil appareil des années 90. En une seconde, elle l'avait plaqué contre son oreille. « Это настасия » prononça-t-elle dans un russe parfait. Ils n'avaient pas besoin de plus, il suffisait qu'elle lâcha un Nastasia pour qu'on reconnaisse l'intonation réelle de sa voix, dure, froide et déterminée. Elle s'arrêta alors qu'elle écoutait son interlocuteur et, sans même lui répondre lorsqu'il eut fini, s'empressa de raccrocher pour pénétrer chez elle.

Forcément, c'était toujours comme ça que ça se passait. Ca faisait des semaines qu'elle n'avait rien eu à faire et, brusquement, il fallait qu'elle intercepte un colis le soir-même ? Elle n'avait jamais le temps de se préparer, et elle soupçonnait son grand-père de la faire prévenir toujours au dernier moment pour la tester, bien qu'ils sachent tous deux qu'elle n'en avait pas vraiment besoin. Elle monta d'abord dans sa chambre, se délesta de tous ses vêtements pour une douche express avant de revenir pour enfiler un pantalon en cuir et un pull noir avant d'enfiler ses bottes plates ; certes, elle avait encore quelques heures devant elle, mais mettre ces vêtements... C'était comme tenir son arme. C'était retrouver un but, retrouver l'identité qu'elle avait choisie et épousée.

Elle descendit d'un étage, traversa le salon, longea un long couloir et déverrouilla la dernière porte. Derrière... Sa vraie maison. Elle passait un temps incommensurable dans cette pièce dont les murs étaient remplis d'armes, d'un grand bureau en acier et de vitres à double teint. Aussitôt, elle fut attirée par les nombreuses armes à feu et en caressa un avant d'ouvrir un tiroir pour analyser ses munitions. Elle prit un petit revolver, le soupesa et le reposa avant de choisir un 9mm et de faire la même opération. Satisfaite, elle sortit les munitions correspondantes et, comme si c'était sacré, mit toute son attention à la charger. Elle caressa encore son arme et un léger sourire se dessina sur son visage (psychopathe). « Athena ? » La jeune femme réagit au quart de tour. En moins d'une seconde, elle avait fait volte-face et pointait son arme vers la source de la voix. Son coeur s'était complètement arrêté et, lorsqu'elle prit conscience que c'était son amie qui se tenait en face d'elle, n'osa pas plus réagir. Louise ? C'était inconcevable, non, non ! Aucune personne qu'elle n'ai pas connu dans le cadre de ses agissements passé ne connaissait son secret, sa couverture. Personne ne savait de quoi elle était capable, ce qu'elle dissimulait derrière sa blondeur angélique et son regard bleuté. Et pourquoi Louise n'était-elle pas en train de fuir, ou d'appeler déjà la police ? Est-ce qu'elle aurait le temps de fuir, de retourner en Russie, de se créer une nouvelle identité, de se teindre les cheveux ? « Fais gaffe ! Ta porte était ouverte, tu te rends compte si quelqu’un d’autre était entré ! » Remarquant que son amie ne semblait vraiment pas secouée, elle baissa son arme avec fluidité en lui lançant un regard interrogatif. Elle était... fascinante, elle n'avait absolument pas peur d'elle. « Louise, qu'est-ce que tu - » Et puis soudain, ça fit tilt. Elle ne laissait jamais, jamais sa porte ouverte. C'était l'une des premières choses que Kurski lui avait appris : ne laisse jamais quelqu'un te surprendre lorsque tu es en position de faiblesse. Chez elle, c'était le cas. Elle se tendit immédiatement et parcourut les quelques pas qui la séparaient de son amie, plaçant un doigt sur sa propre bouche pour intimer le silence à son amie. « Personne n'aurait dû entrer. Attends-moi là. »

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Si quelqu'un était entré, il n'était pas resté. Elle fit un rapide tour dans les étages, vérifiant sous les lits, dans les placards, mais tout était vide. Le garage, en revanche, était allumé mais toujours aucune trace de vie. La blonde remonta rapidement jusqu'à la salle où elle avait laissé Louise et hésita un instant avant d'y pénétrer. Dans ce cas de figure, Athena avait des ordres précis ; éliminer le danger, quel qu'il soit. Mais son amie... était son amie, justement. Elle entra finalement, Louise lui tournait le dos et Athena referma silencieusement la porte. « Ca ne te choque pas ? » demanda-t-elle seulement, élevant la voix alors que cette maison ne connaissait, la plupart du temps, que le silence, pendant que Louise détachait son regard des multiples armes et accessoires d'Athena.


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