It's New York City bitches ! And it's my motherfucking dream

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— Why don't we go somewhere only we know ?

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MessageSujet: — Why don't we go somewhere only we know ? — Why don't we go somewhere only we know ? EmptyDim 5 Sep - 22:22

    — Why don't we go somewhere only we know ? 14mayoi — Why don't we go somewhere only we know ? 1zbavig
    That was too hard without you




    Encore une foutu journée qui commençait. Une journée de plus à marcher sans but bien précis, à voguer entre les rues sans avoir un léger sourire au coin des lèvres. Vous l’aurez compris, la forme de notre Loyce n’était pas au top ces derniers jours. Alors qu’il avait passé de merveilleuses vacances à se dorer la pillule aux Bahamas après quelques jours passés à Hollywood puis à Miami, toute la réalité lui était durement retombé sur les épaules dés qu’il avait retouché le sol New-Yorkais. Commençons par Callioppée. La meilleure amie du Londonien avait disparu de la circulation. Aucune nouvelle, aucun message, aucun appel et aucune réponse à tous les sms et coups de fils que lui faisait le jeune homme. La presque non-existence de la jeune londonienne inquiétait fortement son ami d’enfance qui, depuis son retour dans cette ville, ne dormait pas très bien, remué par des pensées mornes. Deuxième point qui pourrissait la vie de Loyce : Haley, son ex petite amie. Après de longues réflexions, le musicien s’était rendu compte que ses sentiments pour la demoiselle ne s’étaient pas effacés, bien que trois ans se soient écoulés depuis leur rupture, trop rapide et innatendute. Depuis son retour de vacances, le châtain avait remué ciel et terre pour tenter de parler avec la belle blonde, récemment installée à New-York, mais sans succès, ce qui le démoralisait un peu. Et pour terminer, le troisième problème de Loyce était encore une fille (décidément !) : Emma. La jeune femme avait, elle aussi, soudainement disparu on ne sait où, le tout sans laisser de message à quiconque et sans répondre aux messages et appels de Loyce. Ce dernier s’était inquiété pendant un bout de temps jusqu’à déclarer forfait. Mais voilà que la belle avait réapparu comme par magie et avait pris le soin de lui répondre en lui annonçant son retour. Je vous laisse imaginer la réaction du jeune homme. En effet, il s’était montré plutôt froid, véritablement blessé par le comportement de la fille qui avait réussi à lui faire comprendre que l’amour était peut-être possible, même arès une longue relation détruite. Que d’histoires pour le pauvre londonien !

    Lorsque les yeux de Loyce s’ouvrirent, la pénombre qui régnait dans la pièce ne le surprit même pas. Depuis quelques jours, le temps à New-York était exécrable : ciel gris avec quelques pluies et du vent. Rien de bien joyeux. Cela ne l’aida donc pas à retrouver sa bonne humeur habituelle. Cependant, il parvint à trouver une once de motivation lorsqu’il sentit la langue humide de sa chienne lui caresser le dos de sa main qui pendait dans le vide, au bord de son lit. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres et il l’incita à grimper sur le lit, ce que la Beauceronne fit à cœur joie ! Le jeune anglais la pris dans ses bras en la caressant au niveau de la tête et la regarda tendrement. Chica était devenue son amie la plus fidèle depuis quelqus temps. La solitude aussi était devenue une de ses grandes amies. À force de broyer du noir, Loyce ne voyait plus les amis qui lui restaient, mis à part Morgan, son meilleur ami dont il ne pouvait pas se passer. Mais les autres, il ne les voyait presque plus. Et étant donné que les trois femmes de sa vie ne le contactait pas, c’était difficile de ne pas se retrouver seul. Oh pardon ! Je reformule : dans les trois femmes de sa vie, une avait tenté une approche. Mais, trop fière pour la laisser revenir, le jeune Livingston l’avait quelque peu renvoyée de là où elle venait. En repensant à cela, Loyce détourna sa tête vers sa table de chevet, sur laquelle trônait plusieurs photos de lui et ses proches ; lui et sa mère, lui et Morgan, lui, Luke et Callie, lui et Pedro, lui et Fee, lui et Emma. Son regard resta fixé sur ce cliché, puis il l’attrapa d’une main pour l’observer de plus près. Seul unbout du visage de la belle blonde étant apparant, il pouvait constater la joie qui pétillait dans ses pupilles. Cette joie qu’elle avait à chaque fois qu’ils passaient du temps ensemble. Ce regard presque amoureux. Ces yeux qu’il n’avait pas revu depuis trop longtemps.
    Son cœur se serra. Pourquoi diable était-elle partie comme ça, sans aucune explication et sans donner de nouvelles ? Pourquoi l’avait-elle abandonné alors que leur relation ne faisait que se perfectionner de jour en jour ? Tant de questions sans réponses. Et ces réponses, il voulait les trouver ! C’est pourquoi il reposa la photo à sa place d’origine et saisit son téléphone après avoir fait déguerpir sa chienne. Il composa rapidement un sms et l’envoya de suite à Emme.

    De : Loyce – À : Emma
    On peut se voir cet après-midi ?

    Direct. Mais au moins, ça avait le mérite d’être précis. Sans trop attendre, il reposa son Iphone sur sa table de chevet et se leva pour aller prendre une douche et s’habiller. Lorsqu’il retourna dans sa chambre, fin prêt, il constata que la belle lui avait répondu. Il lut et répondit aussitôt.

    De : Emma – À : Loyce
    Si tu veux toujours me voir…

    De : Loyce – À : Emma
    Si je te contacte, c'est pour te voir, fais-moi confiance. Je veux juste qu'on discute de ce qui s'est passé. Dans une demi heure sous Broadway Bridge.

    Emme comprendrait très bien de quel lieu il était en train de parler. En réalité, sous le grand pont rouge et connu de Broadway, il y avait un chemin de terre et d’herbe bordant le fleuve et de grosses pierres qui sortaient de celui-ci pour permettre aux gens de s’y asseoir. Lorsqu’ils se cotoyaient, les deux jeunes avaient l’habitude de passer des heures là-bas à discuter de tout et de rien, à rire et, il faut le dire, à s’embrasser.
    Rapidement, la demoiselle répondit qu’elle y serait, comme convenu. Lyoce devait donc se dépêcher, car le pont de Broadway était à un quart d’heure de chez lui et il voulait d’abord passer autre part. Il s’empressa donc de sortir sa chienne et de lui donner de quoi boire et manger le temps de son absence, puis il mangea rapidement quelque chose pour câler son estomac avant de prendre ce dont il avait besoin -porte-feuille, Iphone, clés, cigarettes- et sortit de chez lui. Il ferma la porte et dévala les escaliers à grande vitesse. Une fois dehors, il s’alluma un bâton de nicotine, sélectionna une liste de lecture sur son téléphone et mit ses écouteurs dans ses oreilles pour se mettre en marche tout en fumant. Rapidement, il arriva au Starbucks du coin et se mit dans la file d’attente. Il arriva, fort heureusement, rapidement à la caisse et commanda le café préféré d’Emma et le sien. Une fois les gobelet remplis de ce liquide chaud et délicieux, il resortit à l’extérieur pour braver le vent qui parcourait la ville, puis il se dirigea en direction de ce fameux pont.
    Il arriva le premier sur le lieu du rendez-vous. Sans trop s’inquiéter, il alla se poser sur un de ces gros cailloux qui bordaient le chemin et qui était à moitié enfoncé dans l’eau. Il observa la vue magnifique qui s’offrait depuis cet endroit et but une gorgée de son café, heureusement encore chaud. Il ne fallait pas qu’ils soient refroidis à l’arrivée d’Emma, sinon, son utilité serait totalement éradiquée.

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MessageSujet: Re: — Why don't we go somewhere only we know ? — Why don't we go somewhere only we know ? EmptyDim 5 Sep - 23:24

Ce matin, quand Emma ouvrit les yeux, les couleurs de sa chambre étaient ternes. Comme depuis qu'elle était rentrée de France et comme son humeur aussi depuis qu'elle était rentrée. Elle avait beau être partie un mois pour s'aérer l'esprit dès que la Parisienne était revenue son humeur était tout de suite redescendu suite à la distance de Loyce. Cependant, aujourd'hui Emma ne devait pas se contenter de passer une journée de plus dans son lit qui la gardait prisonnière depuis la journée d'hier. Car en effet, Morgan était passé la calmer et elle lui avait tout expliquer mais une fois son départ elle c'était remise dans son lit et n'avait plus bouger jusqu'à ce matin. Le problème c'est que l'indépendante jeune fille n'avait pas fait les courses et elle se retrouvait sans rien à manger et juste de l'eau du robinet - et Dieu sait que l'eau de NYC, mieux valait pour vous de ne pas la boire. Elle décida donc de se bouger un petit peu, s'extirpant de son lit avec difficulté, son premier réflexe fut de se regarder dans un miroir. Elle faillit mourir d'horreur, son teint était comme les couleurs de sa chambre: ternes, et ses yeux étaient rouges, ses cheveux en bataille et elle puait horriblement. Sans perdre une seconde c'est à la douche qu'elle se dirigea.

Elle y passa une bonne demi-heure et se jura d'arrêter de s'apitoyer sur son sort de n'importe quel cas il s'agirait. Elle commençait à refaire surface, la petite Emma était de retour - ou presque. Elle s'habilla et se maquilla de façon à être de nouveau présentable. Décidant d'aller faire les courses, notre jeunette attrapa son sac à main et y fourra ses clopes et son portable puis attrapa ses clefs de voiture qu'elle mis dans sa poche en attendant de fermer sa maison. Elle fit un échange de clefs en arrivant devant sa mini-couper noir et blanche et se mit en route pour le supermarché.

La petite blonde fit ses courses normalement essayant de penser à tout ce qui lui manquait en oubliant rien, ce qui n'était pas promis. Elle pensait énormément à Loyce depuis qu'elle était rentré et c'est vrai qu'elle avait tout gâché. Elle arriva à la caisse avec un charriot pleins à craquer, cela allait encore lui couter une fortune, pas que ça la dérange mais elle pensa une fraction de seconde à ceux qui ramait pour s'en sortir. Pendant que la caissière encaissait ses articles elle se remit à penser au beau londonien qui lui manquait. Comment allait-elle faire pour le récupérer ? Si jamais il s'était trouver une autre fille qu'Emma ? Elle avait peur et cela se voyait, elle tapait nerveusement des ongles sur le caddie. Elle paya ses courses et s'en alla.

Emma arriva chez elle et s'empressa de ranger tout ça afin de se faire à manger, elle mourrait de faim, ce midi ce serait pâtes et steak haché. En dix minutes, top chrono ! elle avait fini de ranger et avait sortit la poêle et la casserole. Elle allait allumer le gaz quand son portable sonna dans son sac à main. Un texto. Et à sa plus grande surprise, c'était Loyce. Son cœur manqua un battement et elle appuya sur la touche permettant de lire le sms.

    De: Loyce <3.
    On peut se voir cet après-midi ?


Aie ! Elle allait finir par faire un arrêt cardiaque. Bien sur qu'il pouvait se voir mais lui, avait-il vraiment envie de la voir. Cette fille d'à peine un mètre soixante et qui sur un coup de tête foirait tout ce qu'elle faisait ? Emma se sentit mal à l'aise mais répondit pourtant aussi tôt en insinuant que oui, si il voulait encore la voir. Elle repartie dans la cuisine son portable à la main et il sonna pour la seconde fois. Loyce lui donnait rendez-vous dans trente minutes sous Broadway Bridge pour parler de ce qu'elle avait fait mais les mot qui la choquèrent le plus furent les premiers; Si je te contacte, c'est pour te voir, fais-moi confiance. Quiconque aurait été dans l'appartement de la jeune Parisienne à ce moment là aurait pu voir une onde d'espoir au font de son bleu océan. Elle répondit qu'elle serait là, regardant tristement son repas qui aller devoir encore attendre un peu. Elle irait à pied sous le pont, là où il y avait tant de souvenir avec cet homme. Les balades qu'ils y avaient fait jusque tard dans la nuit, elle s'en souvenait et les petits baiser volés sous se pont était connus aussi. Elle ne se fit pourtant aucuns espoir bien qu'elle aurait tant voulu. Emma attrapa ses clopes, son portable - elle ne partait plus jamais sans maintenant - et ses clefs de maisons, le reste, elle n'aurait besoin de rien d'autre. Elle se regarda dans le miroir pour voir si rien de ce matin avait bougé et s'en alla. Elle n'aimait pas faire attendre les gens, sauf Loyce pour se faire désirer mais elle savait qu'aujourd'hui, il fallait être là, à l'heure.

Elle marcha tranquillement jusqu'au pont, son ventre grondait de faim mais bien vite s'y plaça l'angoisse. Une boule au fond du ventre qui ne vous fait pas du bien et plus elle se rapprochait plus elle faisait mal. Elle posa sa main sur son ventre à travers sa robe essayant ainsi d'apaiser la douleur mais quand elle vit le beau brun assis sur leur pierre habituel, elle était à la limite des vertiges. La faim ou l'angoisse ? Elle n'en savait rien mais si elle pouvait arriver en vie jusqu'à cet homme qu'elle convoitait tant, ce serait bien.

Il était de dos, observant l'horizon, la vue était juste splendide d'ici. Elle vu qu'il avait deux cafés dans les mains et ne put s'empêcher d'esquisser un petit sourire en coin, il avait pensé à elle. Rien que cette petite pensée lui réchauffa le cœur et apaisa un peu sa douleur abdominale. Elle aspira un grand coup aussi discrètement que possible et se jeta à l'eau - façon de parler.

    - Salut Loyce.
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MessageSujet: Re: — Why don't we go somewhere only we know ? — Why don't we go somewhere only we know ? EmptyLun 6 Sep - 21:21




    Heureusement que le café existait et que Loyce avait eu l’intelligence d’aller en acheter ! Car plus le temps passait plus le froid se faisait ressentir sur son visage légèrement rougi et ses mains quelque peu sèches. Tenant son gobelet encore fumant entre ses paumes, il fixait l’autre rive bordant le fleuve, ville de grattes-ciel et de lumières en ce jour brumeux et orageux. Il faut le dire, même sans Emma, le londonien se rendait très souvent en ces lieux, souvent pour y trouver un peu de tranquillité. Isolé de la circulation et du stress habituels de New-York, c’était l’endroit idéal pour réfléchir et se détacher du monde. Nombreuses étaient les fois où le châtain s’était installé sur une de ces pierres pour contempler le paysage tout en laissant son esprit divaguer sur tous les éléments qui formaient sa vie. Il pouvait venir ici autant par besoin de trouver le calme que par besoin de se trouver seul afin de réfléchir. Ces temps ci, il était venu près du Broadway Bridge tous les jours, car sa vie était loin d’être un long fleuve tranquille.

    -Salut Loyce.

    Plongé dans ses pensées une fois encore, Loyce n’avait même pas entendu le bruit des pas qui se rapprochaient derrière lui, si bien qu’il sursauta légèrement à l’entente de la voix angélique d’Emma. Grâce au ciel, son gobelet de café était refermé par un couvercle décoré d’une petite ouverture pour lui permettre de boire ! Si cela n’avait pas été le cas, sa veste aurait été salie par le liquide brun et brûlant.
    Bref ! Se remettant vite de ses émotions, il détourna son buste de sorte à apercevoir la belle blonde, tenue juste derrière lui. Elle resplendissait, comme toujours. Habillée d’une robe à carreaux rouge et blanc et d’une petite veste noire, le tout avec une paire de collants et des chaussures accordés à son blouson, elle était simplement ravissante, comme à son habitude. D’ailleurs, Loyce dû se retenir pour ne pas se lever et la prendre dans ses bras comme il en avait pris l’habitude avant le départ précipité de son « amie ». Se mordant discrètement la lèvre inférieure, il finit par se racler la gorge et sourit tendrement à la française.

    -Emma, déclara-t-il de sa voix délicate et calme. Il tendit ensuite une de ses mains à la demoiselle pour l’inciter à s’installer à ses côtés, le tout en l’aidant. Son sourire ne le quittait pas d’une semelle. Quand bien même il était énervée contre la parisienne à cause de son comportement, il ne parvenait pas à se montrer désagréable avec elle. Pour tout de même appuyer le fond de sa pensée, il reprit la parole. Viens, installe-toi seulement. Et quand elle fut installée, il lui tendit le gobelet rempli de café encore chaud qu’il avait choisi exprès pour elle. Tiens, ça te réchauffera un peu avec ce temps. J’ai pris celui qui me paraissait le plus proche de tes goûts habituels.

    Il la laissa prendre son café et lui adressa un gentil clin d’œil qui se valait rassurant. Loyce n’était pas duper ! Même si Emma fournissait tous les efforts du monde pour dissimuler sa peur, il voyait bien qu’elle était rongée par le stress. Pourtant, elle avait l’habitude de le côtoyer et savait très bien que le seul instant où elle pouvait le craindre était quand il se mettait vraiment en colère sur le moment, ce qui n’était pas le cas. Pour le moment du moins.
    Le silence s’était imposé entre les deux jeunes gens. Seul le vent se faisait entendre, frôlant les feuilles qui décoraient encore les arbres pour les faire vibrer dans un doux frémissement. S’ajoutait à cette mélodie les bruits des vagues qui faisait danser le fleuve, quelques courts mètres en dessous d’eux. Un endroit qui pouvait sembler paradisiaque si l’on ne prenait pas en compte les circonstances. Emma et Loyce s’étaient retrouvés pour parler de la mouche qui avait piqué la demoiselle pour la faire partir aussi loin, aussi longtemps, le tout sans donner de nouvelles à quiconque. Le londonien était impatient d’entendre la blondinette argumenter son choix, mais pour le moment, il préférait y aller en douceur. C’est pourquoi il décida de tout d’abord se tenir au courant de son état actuel. Morgan -qui en plus d’être le meilleur ami de Loyce était le meilleur ami d’Emma- lui avait raconté qu’elle n’allait pas fort. C’était donc la moindre des choses que de se tenir au courant.

    -Comment vas-tu ? , demanda-t-il de la vois la plus normale qui soit. Après avoir prononcé ces quelques mots, il reprit possession de son café qu’il avait préalablement posé sur le rocher, et le porte à ses lèvres pour en avaler quelques petites gorgées. La chaleur dégagée dans sa trachée lui fit un bien fou, si bien qu’il soupira doucement et discrètement de délectation.

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MessageSujet: Re: — Why don't we go somewhere only we know ? — Why don't we go somewhere only we know ? EmptyMer 8 Sep - 14:25

Le temps se rafraichissait et Emma regrettait d'avoir mit sa petite robe rouge qu'elle aimait tant. En temps normale elle l'a mettait en été sans collant en dessous mais elle avait voulu la mettre aujourd'hui pour être présentable devant Loyce mais au final, un simple jean aurait été préférable. Elle fut secouée d'un frisson quand le vent souffla.

En entendant la voix d'Emma, Loyce avait sursauté et la jolie blonde s'en voulut de ne pas s'être manifester un peu avant pour lui évité la peur. Il se tourna vers elle et quand elle aperçut son visage toujours aussi parfait, ses traits qui n'avait pas changer si ce n'est cet air triste qu'Emma arrivait à déceler dans le font de ces yeux. Tristesse ou colère ? Emma n'arrivait pas à faire la différence. En croisant le regard du londonien, la parisienne sentit son cœur s'emballer et elle aurait donné tout ce qu'elle avait pour qu'à cet instant précis, Loyce la prenne dans ces bras que tout redevienne comme avant. C'est sur qu'elle s'en voulait d'être partis sans lui annoncer mais il allait bien falloir qu'il comprenne que c'était pour son bien à elle. Le silence était lourd pour la petite blonde et son ami finit par se racler la gorge.

    - Emma.


Sa voix, elle lui avait tellement manquer qu'elle sourit rien qu'à l'entendre. Il lui tendit une main et elle ne sut pas quoi faire. Fallait-il qu'elle la prenne ou juste qu'elle la suive ? Elle finit par la prendre quand il l'invita vocalement à s'assoir et le contact de Loyce fut des plus doux. Il lui sourit à son tour et l'aida à s'assoir. Elle était heureuse et effrayé à la fois. Elle se sentait bouleversée et si fragile. Dévêtue de toutes carapaces possible. Elle vit apparaitre un gobelet de café et sentit l'odeur du caramel s'en dégager, le Caramel Macchiato, son préféré.

    - Tiens, ça te réchauffera un peu avec ce temps. J’ai pris celui qui me paraissait le plus proche de tes goûts habituels.


La française sourit et ne se fit pas prier pour boire une longue gorgée. Elle avait froid et le liquide brulant la réchauffa sans attendre. Elle soupira et de la buée s'échappa de sa bouche. Elle commençait à s'inquiéter de moins en mois et à reprendre confiance en elle mais cette boule persistait encore dans le creux de son ventre et elle dut boire d'autres gorgée afin de la réduire un peu. Sa faim lui faisait également des crampes d'estomac mais elle n'y laissa rien paraître. Ce n'était pas une foutue famine qui allait gâcher son rendez-vous - qui allait peut-être être le dernier d'ailleurs - avec son Loyce.

- Merci, lui murmurais-je en lui jetant un coup d'œil. Il était beau avec sa veste marron à carreau et son T-shirt en col en V. Elle adorait cet façon qu'il avait de s'habiller, classe mais décontracter. Elle but une autre gorgée de son café et repris la parole, tu as raison, c'est mon préféré celui là. Puis elle leva la tête qu'elle avait garder baisser depuis qu'elle s'était assise. Une brise souffla au même moment et Emma serra son café contre elle pour qu'il lui donne un peu de chaleur que dégageait cet onctueux mélange. Elle essaya de capter le regard de Loyce qui était plonger dans un silence infernale. Puis au même moment, il s'inquiéta pour elle.

-Comment vas-tu ? lui demanda-t-il de la façon la plus normale qui soit tout en buvant un coup de café. Elle se contenta de lui répondre la chose la plus évidente et la plus simple pour le moment, je vais bien, et toi, comment tu vas ? Quiconque ne connaissait pas Emma aurait pu jurer que c'était vrai mais est-ce que Loyce remarquerait le mensonge de la blonde ? Elle n'attendit qu'impatiemment sa réponse pour savoir si en plus de lui expliquer son départ précipité, elle devrait en plus lui expliquer ce qui n'allait pas. Elle se contenta de resserrer son petit gilet contre elle et de boire son café tout en réfléchissant que cela serait vraiment bête de sa pars de lui demander ce qui n'irait pas, du moins aujourd'hui car, aujourd'hui, c'était à cause de lui que cela n'allait pas. Emma n'y était pas pour rien certes mais elle n'y était pas pour tout non plus. Elle demandait juste un peu de compréhension.
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MessageSujet: Re: — Why don't we go somewhere only we know ? — Why don't we go somewhere only we know ? EmptyJeu 9 Sep - 22:24



    -Merci, répondit-elle de sa belle voix. Tu as raison, c’est mon préféré celui-là.

    Loyce avait visé juste et tant mieux ! Emma semblait déjà un peu plus décontractée. Elle appréhendait certainement ses réactions, ce qui pourrait expliquer son stress. De le voir lui offrir un café et sourire de la sorte devait donc la rassuré un minimum, ce qui était positif. Le londonien n’avait aucune intention de blesser la jeune fille ou quoi que ce soit. Il voulait juste se mettre au courant de ce qu’il s’était passé, de mettre au point ce qui n’allait pas. Rien de plus, rien de moins.

    -Je vais bien, et toi, comment tu vas ?


    Mensonge. Loyce connaissait suffisamment la journaliste pour savoir qu’elle mentait. D’ailleurs, elle le faisait bien, car quiconque ne la connaissait pas un minimum pourrait gober ces salades bouche grande ouverte ! Mais comme le châtain ne faisait pas partie de ces gens là, il n’eut aucun mal à comprendre que la blondinette lui cachait quelque chose. De toute manière, il était au courant que ça n’allait pas ; Morgan le lui avait sous-entendu il y a quelques jours, lorsqu’ils discutaient du retour de mademoiselle Guerrin. Par conséquent, c’était une évidence pour Loyce que la belle lui racontait des craques. Mais qu’importe, il n’allait pas insister pour le moment vu qu’elle lui avait retourné la question. Les demandes d’explication quant à ce mensonge seront donc pour plus tard.
    Comment il allait ? Difficile à dire. Avec tout ce qui s’était passé ces derniers jours, Loyce était un peu, voire totalement déphasé. Entre son travail qui devenait de plus en plus imposant dans sa vie, les deux filles qui lui faisaient tourner l’œil, sa meilleure amie qui partait sans explications et sans nouvelles, sans oublier tous les problèmes qu’il avait avec la justice au niveau de son héritage -ce qui lui prenait un temps fou étant donné que toutes les directives ainsi que les juges et avocats se trouvent à Londres-, le pauvre jeune homme était perdu et très, très fatigué. Il avait carrément de la peine à croire qu’il était rentré de vacances il y a à peine deux semaines !
    Suite au retournement de la question, Loyce grimaça discrètement. Allait-il mentir lui aussi ? Plutôt tentant. Etant donné qu’Emma était un de ses problèmes, il était assez délicat de poser le sujet à plat de la sorte. Mieux valait éviter de parler de ça ! Indécis, le châtain se gratta la nuque et but une gorgée de son café. Il prit le temps de récolter les gouttes de ce liquide chaud qui s’étaient accrochées à ses lèvres d’un coup de langue, puis il regarda Emma. Son sourire se fit plus léger.

    -Ça va, répondit-il le plus sûrement possible. Je vais pas te mentir qu’il se passe pleins de choses ces derniers temps pour moi, mais je gère, c’est l’essentiel.

    Voilà ! Ni trop, ni pas assez. Il ne pouvait pas s’en vouloir d’avoir menti.
    Le vent manifesta une fois de plus sa présence par une bourrasque d’air frais. Très désagréable. N’était pas du genre à être frileux, le londonien ne réagi que très peu. De toute manière, vêtu comme il l’était, il ne risquait pas grand chose. Il s’inquiétait cependant pour Emma qui, elle, était habillée d’une simple robe avec collants et petite veste, ce qui ne devait pas lui tenir très chaud. Bref. Pour le moment, Loyce allait attendre. Mais si elle finissait par trop trembler de froid, il ferait en sorte de l’emmener ailleurs, bien au chaud.
    Maintenant que les parole de « politesse » avaient été sorties, il restait le plus dure : les explications de mademoiselle. Bien évidemment, le guitariste se doutait que son ventre devait ressembler à une mer remuée par des vagues de stress, ce pourquoi il allait tout faire pour y aller en douceur et ne pas lui faire perdre ses moyens. Il lui en voulait, c’était clair, mais il était prêt à lui pardonner, car elle devait sûrement avoir eu de bonnes raisons pour quitter New-York de la sorte.
    Afin de réchauffer sa gorge qui, elle, n’était pas à l’abri du vent, Loyce ravala quelques gorgées de son café déjà refroidi. Heureusement, il avait presque vidé son gobelet, il ne serait donc pas forcé à boire cette boisson congelée. Puis il serra ensuite le récipient entre ses mains légèrement rougies par le froid. Il garda son regard fixé sur la belle Emma et continua à lui sourire légèrement, pour la rassurer. Ce sourire, elle y était habituée. C’était donc un moyen de lui montrer que le passé n’était pas effacé, elle pouvait, ainsi, retrouver ses repères. Cela dit, il fallait qu’elle se mette à parler. Et, conscient que cela n’arriverait certainement pas tout seul, Loyce prit la parole.

    -Alors, ce voyage en France ?

    Pour y aller doucement, il y allait doucement ! Une simple question pour lui demander comment s’était passé son voyage, mais sous-entendu « explique-moi, s’il te plait. ». D’ailleurs, son regard montrait bien qu’il attendait des explications. Il n’attendait presque que ça depuis qu’Emma lui avait annoncé son retour sur New-York.


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