It's New York City bitches ! And it's my motherfucking dream

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— i see me me throught your eyes

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MessageSujet: — i see me me throught your eyes — i see me me throught your eyes EmptyLun 8 Fév - 11:09

    It was that time of the year again. Le weekend du Super Bowl était arrivé et comme chaque année j'avais prit la moitié de la semaine de congé pour pourvoir y assister. C'était devenu une sorte de rituel que j'avais commencé ma première année à New-York en suivant mes amis de l'époque dans l'espoir de m'intégrer. A l'époque le sport n'avait que très peu d'intérêt pour moi et originaire de Nouvelle-Zélande j'avais en plus tendance à préférer le Rugby de nos cher All Blacks. Pourtant, fan inconditionnel, modéré, voir pas du tout de football américain, la finale du championnat est quelque chose auquel ont ne peux pas échapper, un évènement proche du 4 juillet au Etats-Unis, et j'avais été complètement séduit par l'éffervescence autout de l'évènement. Les places étaient très chères, et partait surtout très rapidement, mais j'avais la chance de travailler dans une boite qui se plie en quatre pour ses employés et c'est comme l'année dernière, par elle que je reçut mes deux tickets, parmi les meilleures place qui plus est. Attendant la dernière minute pour me préocuper du fait que j'étais seul, la deuxième place j'avais tenter de la donner à Kostos, ou Tyren, mais aucun des deux ne m'avait répondu avant que je décide de prendre le voile prématurément pour Miami.

    En congé en plein milieu de la semaine je ne faisais que me détendre chez moi en attendant la fin de la semaine et le vol qui devait m'emmener à Miami, là où allait avoir lieux l'évènement sportif. Malheureusement mon moral devait être sérieusement attaqué par une altercation avec mon ex petite amie dans la journée du Mercredi qui je dois avouer, m'avait mit hors de moi. Elle était aujourd'hui en couple avec un mec dont je n'arrivais plus à me rappeler le nom et je pense que j'aurais été heureux pour elle si d'une, la dernière fois que nous nous étions vu en "bon terme" c'était passé différemment, et de deux, si ma vie sentimentale à moi était un plus simple. J'avais donc décidé sur un coup de tête, de partir en avance pour la Floride et lancé un appel de dernière minute pour trouver un compagnon de voyage. J'avais finalement, proposé la place à Callioppée.

    Cela faisait plus d'un mois maintenant que je roulait dans ma Camaro et je dois dire que je commençait sérieusement à y prendre goût, en plus de voir maintenant le coté pratique dans le fait d'avoir une voiture, qui plus es sportive. En revanche, ce n'est que sur la route vers l'appartement où je devais passer prendre Callioppée que je me rendais compte que nous allions partir pour cinq jours de tête à tête. Ma tête à moi, avait du alors prendre une tout autre expression.

    Je m'intérrogeais alors sur les raisons qui l'avaient poussée à accepter de partir en weekend prolongé avec moi. A ce stade de notre..."relation" débutée il y a quelques semaines en arrière sur les chapeaux de roue, j'avais réussit à modérer mes réactions, mais alors que je n'avais aucune idée de la façon dont elle pouvait me voir, sans doute comme un ami, j'avais personnellement toujours autant de mal à avoir un comportement normal avec elle, en partie parce que c'est à elle que je pensais en me levant le matin, en allant me coucher le soir, et d'elle que je rêvais toute la nuit. Et refusais encore d'admettre l'évidence de mes sentiments pour elle. Le weekend promettais donc d'être trop court, ou trop long.

    J'avais fini par arriver chez Callioppée et nous étions partis pour un très très long trajet pendant lequel je lui laissais le loisir d'écouter à volonté ce qu'elle voulais de mes propres CD, des siens que je lui avait conseiller d'apporter ou même de la radio. Quand à moi je m'occupais de conduire, à défaut de m'occuper de la conversation pour laquelle je n'avais décidément aucun talents bien qu'elle ai réussit à m'arracher de grand monologues qui la faisait sourire. Ce qui me faisais sourire moi, c'est la tête qu'elle avait fait quand nous nous étions engagés sur la voie rapide de l'autoroute 95. Ma main avait quitter le levier de vitesse pour passer aux palettes de la boite séquentielle au volant et le compteur de vitesse était passé des 110 autorisé à plus de 200. Je lui avait alors précisé qu'il y avait 1750km entre NYC et Miami et qu'à vitesse normale, c'était 20 heures de route que je comptais bien lui épargner même si effectivement, éviter le poste de police était aussi une bonne idée. J'avais réduit ma vitesse (du moins quand elle était éveillée) et le trajet se passa sans encombres jusqu'à Miami que nous avions atteint en début de matinée le lendemain. En descendant de la voiture, j'avais tapoté fièrement sur la carrosserie, preuve que mes excès de vitesses n'étaient pas près de se calmer prochainement.

    Ma première journée à Miami je l'avais passée à dormir. Nous avions eu de la chance pour trouver de la place dans le premier Hotel car en raison du Super Bowl qui approchait la plupart était déjà surbookés. Si nous avions deux chambres séparées à partir du Vendredi à 11h nous avions du partager la première chambre laquelle heureusement, avait deux lits distinct. Je ne savais pas ce que Callie avait fait de sa journée, elle avait dormi un peu dans la voiture alors j'imaginais qu'elle avait moins sommeil que moi. L'avantage c'est que nous étions au Four Seasons Hotel et qu'il y avait beaucoup de choses à faire, aussi j'éspèrais qu'elle ne s'était pas trop ennuyé.

    Le deuxième jour avait quand à lui prit de véritables airs de vacance même si ce n'était pas les chaleurs de l'été il faisais pas loin de 24 degrés et après avoir profité des accommodations de l'hotel, nous avions visité un peu la ville dans l'après midi. Dans l'ensemble, le voyage commençait bien, même si le fait que les employés partout ou nous allions, nous prenait pour un couple, ce qui me laissait perplexe et pas forcément amusé, même si je ne protestais pas par politesse. La situation ne s'arrangeait pas d'elle même quand j'emmenais Callie au restaurant le même soir. J'essayais de faire bonne figure mais une tention proche de celle du jour ou nous nous étions rencontrés refaisait surface et je n'étais pas sur de pouvoir terminer la soirée sans partir en courant me réfugier dans ma chambre.Notre repas touchais à sa fin et a serveuse apporta la note dans laquelle je glissait mon Amex noire et un billet de 100 dollars en guise de pourboire. En silence je m'accoudais contre la barrière en bois de la terrasse qui donnait sur la plage et après quelques secondes de contemplation je reportais mon attention sur Callie, toujours en silence mais le sourire aux lèvres.

    Tu veux rentrer ?

    J'éspèrais que le ton de ma voix ne sonne pas trop désespéré de l'entendre dire "oui", que j'avais laissé la place pour qu'elle puisse se sentir libre de me dire qu'elle voulais faire autre chose auquel cas je l'y accompagnerais, bien sur, car conscient de ne pas être la personne la plus excitante du monde je mettais un point d'honneur à gâcher le moins possible son séjour avec moi histoire qu'elle ne regrette pas de ne pas être restée à NYC avec ses amies, à qui elle raconterais surement au retour quel genre de type peu loquace et bizarre j'étais. Tout un programme.
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MessageSujet: Re: — i see me me throught your eyes — i see me me throught your eyes EmptyMar 9 Fév - 20:55

    Le froid de New-York me gelait sur place, m'empêchant de faire tout mouvement. Je détestais l'hiver car il nous obligeait à rester à l'intérieur et il n'y avait rien de pire pour moi que de rester enfermée. Je n'avais ni le cœur à aller au parc, ni à aller me promener dans la rue avec des températures comme celles-ci et je trouvais cela frustrant. Voila pourquoi je me réjouissais de partir à Miami, là-bas les températures étaient plutôt chaudes sans que l'on croule sous la chaleur, et puis il y avait la plage. Je n'étais allée que très peu au bord de mer durant mon enfance, une ou deux fois à Brighton et quelques fois dans les pays que j'avais visités mais cela s'arrêtait là. Pourtant, j'adorais ça. Le bruit, l'odeur, l'ambiance qui entourait le lieu avait quelque chose d'envoutant. J'étais également fascinée par toute cette masse d'eau, par les profondeurs et la noirceur des océans. C'était terrifiant et passionnant à la fois d'imaginer ce qu'il pouvait bien y avoir à l'intérieur. Petite, je me souviens avoir rêvé d'être un pirate et de parcourir les mers pour le reste de mon existence. C'était bien plus intéressant et excitant que de rêver que je deviendrais une belle princesse.

    Pourtant, malgré la joie d'aller au soleil, j'appréhendais un peu les quelques jours à venir. Après tout, je n'y allais pas seule ou avec des amis, non, j'y allais avec lui. J'étais sur le point de passer cinq jours en tête à tête avec l'homme qui possédait mon coeur et mon esprit depuis notre rencontre. Je ne cessais de penser à lui, n'importe quelle petite chose insignifiante me rappelait son visage. Il faisait, je le savais, partit de ses personnes qui allaient hanter ma vie pour toujours, quelque soit l'issue de notre histoire. Notre histoire ? C'était une curieuse façon de définir notre relation. En réalité il ne s'était pas passé grand chose et plus le temps passait, plus j'arrivais à me convaincre que je ne serais jamais plus pour lui qu'une bonne copine et je ne savais pas si cela devait me déprimer ou au contraire me rassurer. Qu'il ne s'intéresse pas à moi m'épargnerait surement bien des souffrances à l'avenir mais je ne pouvais m'empêcher de le désirer de toutes mes forces et d'avoir cruellement envie qu'il me désire en retour. Il représentait l'homme dont j'avais toujours rêvé, simple, perdu dans un monde à lui, mélomane, intelligent, doux et qui se comportait toujours de manière inattendue, faisant ainsi augmenter considérablement les battements de mon coeur à chaque occasion.

    Le sac qui gisait grand ouvert à mes pieds n'étaient pas aussi rempli que mon esprit et c'est avec un soupire las que je me dirigeais vers mon armoire. D'un geste rapide, devenu presque un réflexe, je passais la main dans mes cheveux attachés en une queue de cheval. Que devais-je prendre ? Mon tiroir était plein de t-shirt, jeans, jaquette. Il n'y avait rien de réellement féminin, depuis l'été passé j'avais jeté toutes les robes qu'il me restait et en ce moment même, je me maudis de l'avoir fait. Il ne m'en restait qu'une seule, noire et qui faisait plus robe de soirée que robe pour se promener au bord de la plage. Je la jetais quand même dans mon sac, au cas ou. Là encore, je me remarquais que je me faisais des espoirs et j'eus envie de me fracasser le crâne contre le mur. C'est la sonnerie de mon portable qui m'en empêcha de justesse et je me précipitais dessus au cas ou le message viendrait d'Andrea. Effectivement. Il arrivait dans une trentaine de minutes. Je poussais alors un léger cri et me précipitais à nouveau en direction de mon armoire dont je jetais le contenu en vrac dans ma valise. Après dix minutes de totale hystérie, j'étais plus ou moins contente du résultat. J'avais d'un peu de tout et même si tout n'était pas parfaitement plié, je refermais mon sac de voyage que je déposais dans mon hall d'entrée.

    Quelques minutes plus tard, après m'être habillée plus ou moins correctement et après avoir vérifié mon reflet dans le miroir - chose que je n'aurais jamais faite si c’était quelqu’un d’autre, je descendis en bas de mon immeuble. Je récoltais alors une information de plus sur l'énigme Andrea : Il était ponctuel. Je souris intérieurement en pensant que cela nous faisait un point de plus en commun et montais dans la voiture avec lui.

    Le trajet jusqu'à Miami était long mais je ne le vis pas vraiment passé. Peut-être parce que j'ai passé la moitié du temps à dormir. Je regrettais de ne pas être restée éveillée plus longtemps afin de profiter de la conversation avec Andrea qui n'était certes pas très bavard tout comme moi, mais toujours très intéressant et avec qui je partageais des conversations enrichissantes. Ce que j'appris de plus sur lui, c'est qu'il roulait vite, très vite. Il y a deux ans, j'aurais adoré ça mais je devais avouer qu'aujourd'hui cela me faisait un peu peur, surtout que mes parents étaient mort d'un accident de voiture il y a tout juste un an. Je pensais alors à une chose étrange : s'ils n'étaient pas morts, je n'aurais jamais connu tout ces gens, je n'aurais jamais connu Andrea. Je n'osais me demander ce qui avait le plus de valeur car c'était trop affreux de penser que la réponse aurait pu être toute autre que celle à laquelle j'aurais du penser sans hésitations.

    Peut-être qu'enfin de compte le Destin existait. Il m'avait privé de mes parents afin de me faire changer de vie et de me faire rencontrer des gens incroyables, de vivre des expériences hors du commun, très loin de la routine. Je préférais encore croire en ça que croire en Dieu. Cependant, tout c’en quoi j'avais confiance, c'était la nature et je le tenais de mon éducation hippie. Après tout j'avais été élevée et j'avais grandi dans mon jardin et c'était le seul lieu ou je m'étais constamment sentie en sécurité, constamment, à n'importe qu'elle âge. Alors que je pensais à mon adolescence, je me rendis compte avec horreur que je n'avais pas pris mon appareil photo avec moi. Voila ce qui résumait surement l'effet qu'avait l'homme assis sur le siège conducteur, sur moi. Il me faisait oublier la chose la plus importante à mes yeux, la chose qui m'avait sauvée de la totale dépression il y a quelques mois. C'était comme si lui était capable de remplacer la photographie, de prendre sa place et à son tour, d'enlever tout les maux qui emplissaient mon coeur.

    Discrètement je portais une main à mon coeur et l'autre à mes joues rouges de gênes. Mon coeur commençait à nouveau à accélérer et je me forçais à me calmer afin que mon camarade de route ne remarque rien de mon soudain malaise devant la chose que je venais de réaliser.

    Jeudi matin nous arrivions enfin à l'hôtel et j'eus à nouveau une montée d'adrénaline en apprenant que nous aurions à partager la chambre pour la journée et la nuit. Heureusement cela ne durerait pas longtemps et puis nous avions bien sur deux lits bien séparés. Tandis qu'Andrea s'était écroulé sur l'un d'eux, mort de fatigue après tant d'heures de route, j'étais sortie de la chambre avec la ferme intention de profiter de ce que l'hôtel pouvait m'offrir en détente & bien être. Le reste de la journée ne fut que plaisirs. Je n'avais jamais eu la chance de fréquenter un établissement comme celui-là, c'était incroyable. Quand je partais en voyage avec mes parents nous dormions tout les soirs chez l'habitant et comme nous allions souvent dans des pays pauvres, j'étais habituée à un mode de vie précaire et également à un matelas très sommaire - ou même parfois inexistant. C'était bien loin d'être le cas ici.

    Le jeudi soir, après avoir passé la journée dehors, je rentrais sur la pointe des pieds essayant à tout prix de ne pas le réveiller. Je ne m'attendais pas à ce que mon coeur explose rien qu'à la vision qui s'offrit à moi lorsque j'ouvris la porte. Il était allongé sur les draps, toujours profondément endormi et avec un air si paisible que je ne pu empêcher mon coeur de faire des bonds dans ma poitrine. Sans vraiment réfléchir, je m'approchais, de pas légers car je considérais en cet instant le fait de le réveiller comme étant le pire acte au monde. Je m'agenouillais au bord de son lit, me sentant un peu folle de faire une chose et pareille, et posais ma main à quelques centimètres de la sienne, ouverte. Il m'apaisait et je ne voyais soudain plus que lui, n'entendais plus que son souffle, ne respirais que son odeur. Je devais être tarée mais cette nuit-là, je dormis mieux que jamais et fis des rêves magiques et étranges à la fois, tous contenait Andrea. Je ne saurais dire si c'était le lit d'une qualité incroyable ou ce moment perdu dans le temps que j'avais passé quelques minutes avant de me coucher. Dans tout les cas, je me sentais heureuse, incroyablement heureuse. Plus que je ne l'avais jamais été depuis un an.

    Partout ou nous allions, les gens nous prenait pour un couple et cette idée me coupait tellement le souffle que je n'avais pas le temps de protester. D'ailleurs même si j'avais pu le faire, je ne pense pas que j'aurais eu vraiment le courage de dire quelque chose. De plus, lui non plus ne disais rien, ce qui m'intriguait au plus haut point. J'avais parfois une envie maladive de lire dans sa tête tant il était mystérieux mais c'était également ça qui me fascinait chez lui, toujours un peu plus. Je me demandais s'il avait une petite amie. C'était surement une question stupide car il l'aurait emmenée elle avec lui plutôt que moi. Mais après tout, cet événement sportif était plus une réunion entre bons potes qu'entre amoureux. Ce qui confirmait donc que je n'avais absolument aucun intérêt pour lui.

    Le soir venu, il m'invita au restaurant. Ce n'était pas la première fois que j'y allais avec lui mais quand même, cela n'arrêtait pas de me tracasser. Tout d'abord sur la tenue que je devais porter. Je me demandais si le fait que je porte une robe le troublerait et s'il se demanderait si je cherchais à le séduire ou alors si c'était une bonne idée car il verrait que je peux aussi être habillée de manière féminine. J'hésitais longuement puis finissais par me décider pour la robe. Je n'avais pas vraiment grand chose à perdre. J'essayais également un tant soit peu de mettre mes yeux en valeur sans que le maquillage ne se voit vraiment. Je ne voulais pas qu'il remarque je m'étais faites belle pour lui, je voulais juste être assez jolie pour qu'il remarque que je l'étais.

    Le repas se passa plus ou moins bien et à la fin, j'étais presque totalement détendue. Peut-être était-ce la faute du vin que j'avais bu et qui me montait à la tête, ainsi que les quelques coupes de champagne de l'entrée. J'avais été un peu gênée au début de prendre à boire car je ne voulais pas qu'il pense que j'étais la mineure qui voulait juste profiter de lui pour pouvoir boire tout l'alcool qu'elle voulait. Je n'étais pas ce genre de filles, tout comme le fait que je n'en avais rien à faire qu'il soit plein aux as. Je ne voulais pas qu'il se fasse une fausse image de moi. Même s'il n'y avait qu'un très faible taux de chance qu'il se passe un jour quelque chose, ce n'était pas faute de mettre toutes les chances de son côté.

    A la fin du repas, alors que nous étions accoudés à la rambarde, sur la terrasse en face de la plage, Andrea me demanda si je voulais rentrer. "NON !" était la première réponse qui avait fusé dans mon esprit. Non, je n'avais aucune envie de mettre fin à cette soirée. Je l'avais bien trop appréciée. Et, le regard tourné vers l'océan, je songeais que je n'avais pas encore posé un seul orteil sur le sable de la plage de Miami. A cause des milliers de touristes je l'avais évitée toute la journée mais là, j'avais bien envie d'y faire un tour.

    - Ca ne te dérange pas d'aller faire un tour au bord de l'eau avant ? demandais-je avec un sourire auquel il répondit par l'affirmative.

    Excitée autant par sa réponse que par l'effet de l'alcool, je fis la chose à ne pas faire : j'attrapais sa main. Comme ça, sans réfléchir, sans avoir - pendant les premiers millièmes de secondes - conscience de mon acte, stupide et irréparable. Nos regards se croisèrent pendant quelques secondes qui me parurent une éternité avant que je lâche sa main d'un geste sec. Cela avait été notre premier réel contact, il n'y avait presque jamais eu que des frôlements auparavant. Et j'avais l'impression que tout mon corps était parcouru par un courant électrique, brulant et doux à la fois avant de piquer jusqu'à mon coeur dont je crus le dernier battement arrivé. Je n'avais jamais été aussi gênée de ma vie et je fis volte face pour lui éviter la vision pathétique des larmes de colère qui me montait aux yeux. Décidée à ne plus jamais le regarder dans les yeux, je dévalais rapidement les escaliers qui menait à la plage et l'attendait en bas, la tête baissée en direction du sol. J'espérais que mon geste inconsidéré n'allait pas gâcher le reste de la soirée et nous nous mîmes à marcher côte à côte, dans un silence pensant, durant quelques minutes.

    - Je ... je ne suis encore jamais venue ici, tentais-je pour relancer la conversation, j'ai un peu fui la présence des touristes. Je n'aime pas beaucoup la masse ... C'est pour ça que je trouve plus sympa d'y venir le soir. J'adore l'air frais et puis le calme ...

    Si c'était un moyen de détendre l'atmosphère et de brouiller les pistes sur mes sentiments pour lui, c'était raté, ça jouait plus dans le rayon pathétique. A nouveau je m'éloignais de lui pour m'approcher de l'eau afin que mes pieds dénudés prennent un peu l'eau au rythme des vagues. Malgré ma gêne, j'espérais qu'il se rapprocherait de moi mais je venais surement de faire éclater toutes les chances que j'avais si soigneusement mises de côté.
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MessageSujet: Re: — i see me me throught your eyes — i see me me throught your eyes EmptyMer 10 Fév - 14:47

    Alors, comme j'aurais du m'en douter, Callie préférait passer un peu de temps au bord de la plage plutôt que de rentrer directement à l’hotel, ce dont je ne lui tenais bien évidement pas rigueur puisque mon but n’était pas de l’assommer d’ennui mais bel et bien de lui faire passer le meilleurs weekend possible puisqu’elle avait accepté de me suivre jusqu’ici alors qu'à priori rien ne la poussait à accepter une telle offre. En revanche je dois avouer avoir lutté contre la panique pendant un quart de seconde avant de laisser un sourire bienveillant se dessiner sur mes lèvres et de lui faire comprendre d’un léger signe de la tête positif que j’étais d’accord pour l’accompagner. Comment est-ce que j’allais survivre à une promenade sur la plage au clair de lune en sa compagnie, je n’en avais vraiment aucune idée. Je repensais avec anxiété au soir de notre première rencontre, et surtout au travail que j’avais eu à faire sur moi-même pour ne pas passer pour un espèce de maniaque obsessionnel en perdant le contrôle alors que je ne la connaissais que depuis quelques très courtes heures. Inutile de dire que si énormément de choses dont la plupart étaient indéfinissables m’avaient attiré vers elle, mais je l’avais bien entendu trouvée également particulièrement magnifique. A cette pensée j’avais retourné la tête vers l'océan dans une tentative de dissimuler mon trouble. Comment résister aujourd’hui, alors qu’elle portait en plus cette robe noire de très bon goût et que de toute évidence, elle était encore plus jolie qu’elle ne l’était d’ordinaire, si c’était possible. Je ne m’étais pas attendu à la voir dans une tenue aussi sophistiquée et je m’en voulais un peu, en réalisant pour la première fois que peut être, elle s’inquiétait de faire bonne impression partout où je l’emmenais même si elle semblait particulièrement heureuse à cet instant. J’avais pris pour la première fois conscience que nos styles de vie étaient certainement très différents. Je ne faisais rien pour l’impressionner, mais pour m’assurer de son confort le plus optimal et j'éspèrais qu'elle s'en rendait compte. Le regard que me jetais la serveuse en me rapportant ma carte bancaire terminait pourtant de me convaincre que la situation ne devait pas toujours être confortable. Ce même regard que tout le monde me donnait en posant les yeux sur la carte centurion en se demandant qui je pouvais bien être pour avoir CE genre d’argent.

    Moi je ne suis personne. Juste un jeune homme qui à fait des études en finances et qui travaille dans une bonne boite. A priori rien d’exceptionnel bien qu’effectivement mes revenus me permettaient de vivre de façon très large et autonome. Mon père, cependant, c’était une autre histoire. Monsieur le sénateur était un homme qui derrière sa discrétion tirait bien plus de ficèles qu’il ne le laissait entendre. Au final c’est à lui qu’on avait proposé la fameuse carte qui ouvrait les porte de n’importe quoi, n’importe où, n'importe quand. Littéralement. Si ma banque n’avait pas prit en charge la réservation des billets pour le Superbowl par exemple, j’aurais quand même put faire INVENTER des places rien que pour nous. Ni mon père, ni ma mère n’avait l’utilité d’une telle carte mais ne voulant tout de même pas en refuser l’honneur, c’est mon nom qui avait été posé dessus , même si elle débitait directement dans le puis sans véritable fond que représentait le compte bancaire de mon paternel. Et avec ça, je trouvais la plupart du temps le moyen de passer presque inaperçu. Je repensais particulièrement à mon ex petite amie qui m’avait connu à l’époque où je vivais dans mon appartement de 70 mètres carrés qui au passage me convenait très bien à Chinatown, avant de réaliser que ma famille avec tout ce fric. Malheureusement ce détail n’avait pas échappé à mon propriétaire avec qui j’avais aujourd’hui quelques….petits problèmes. En fait, de tellement gros problèmes que je préférais me lamenter sur le triste sors qui avait attendu la relation que j’avais eu avec mon ex petite amie. Ce n’est pas parce que nous nous étions séparés que je ne pouvais plus avoir de comportement normal avec une femme mais bel et bien que je n’ai jamais eu de comportement normal avec quiconque dans ma vie. Callioppée, encore moins.

    J’étais quelqu’un de très difficile à vivre. Pour autant que je m’en souvienne, j’ai toujours vécu avec ce trou noir que tout l’amour de mes parents, tout les biens matériels que je pouvais avoir, et même l’amour exclusif de quelqu’un pour moi tout seul n’avait jamais réussit à véritablement combler et au final j’avais fini dans ce cas précis par me faire plaquer. Normal. J’en étais fortement attristé mais c’était devenu mon fardeau. La seule chose qui me soulageais il y a quelques semaines encore c’était la musique. L’espace de quelques heures au piano, j’avais enfin l’impression de ressentir ce dont j’avais besoin pour être comblé. Et voilà que quelque chose était venu m’extirper d’une solitude dans laquelle je me complaisais et ne semblait pas vouloir me lâcher. Il s’agissait de Callie bien évidemment, jamais auparavant je n’avait eu autant la certitude d’avoir trouver quelque chose, quelqu’un, qui me complétait autant qu’elle le faisais inconsciemment depuis notre rencontre. Et bien que nous ne nous connaissions pas encore très bien, son absence parfois me transformait en une sorte de mort-vivant sans véritable but autre que d’être avec elle. Et j’aurais préféré avoir peur qu’elle ne veuille pas de moi. J’avais peur qu’au contraire, elle veille de moi auquel cas je me retrouverais incapable de lui résister. Et bien entendu, bien sur, comme la plus claire des évidence, il fallait qu’il se produise quelque chose qui me rappelait à l'ordre, qui me rappelait comme je l'avais sut dès le départ que je n’avais pas du tout mon avis a donner sur la question. J’étais pour elle depuis tout ce temps, point. Et elle n’avait qu’à tendre la main pour me prendre, ce que contre toute attente, elle ne se priva pas de faire.

    J’en eu le souffle coupé instantanément et je retournais la tête brusquement vers elle. Au final il ne s’était pas passé plus de quelques secondes depuis que je lui avait accordé de l’accompagner faire un tour sur la plage mais le contact de sa main sur la mienne me donna l’impression de me réveiller d’une rêve qui avait duré une éternité comme ces rêves ou on ne fait que tomber en chute libre jusqu’à toucher le sol et se réveiller dans un soubresaut brutal. Moi qui avait pris tant de soin à éviter tout contact physique pour le salut de ma santé mentale, j’étais loin d’avoir prévu que ce serait elle qui ferait le premier pas alors que je n’imaginais, n'espérais pas avant ce geste, qu’elle puisse s’intéresser à moi comme ça. Ou peut être qu’effectivement elle s’était tout simplement emportée, d’où sa réaction tout de suite après qui laissait entendre qu’elle avait regretté ce qu’elle avait fait presque immédiatement. Bien que très court, ce moment je m’étais appliqué à le graver profondément dans ma mémoire, pour marquer l’intensité de ce regard que nous nous étions échanger avant qu’elle ne retire sa main et décide de prendre la fuite en courant de façon très dramatique. Ignorant les quelques regards qui se voulaient discrets mais curieux en direction de notre table ou je me retrouvais maintenant seul, je soupirais en passant la main dans mes cheveux toujours aussi mal coiffés et prenait quelques secondes pour tenter d’évaluer la situation, mais cela me faisait très mal, je devais même avoir l’air très peiné quand je me levais sans précipitation pour récupérer nos quelques affaires sur la table et de quitter ce endroit, persuadé qu’on venait d'y laisser une trace indélébile.

    J’avais eu peur qu’elle ne ce soit véritablement enfuie en courant pour rentrer se réfugier à l’hôtel mais c’est avec soulagement que je constatais sa présence à l’accueil du restaurant où elle m’attendais l'air dépitée. Je ne lui adressait qu’un bref regard hermétique de toute émotion comme j’en avait le secret, et sans la toucher je portait ma main derrière son dos en lui glissant un léger mot pour lui dire de quitter le restaurant. Elle avait l’air encore sous le choc malgré ses efforts pour tenter de faire bonne figure. Ses yeux brillaient tellement fort qu’un être aussi insensible que moi aux variations d’humeur d’une femme, je pouvais clairement dire qu’elle se retenait de pleurer, ce qui me brisa le cœur. La situation avait changée tellement rapidement que j’étais incapable de trouver les mots de circonstance.

    Nous avions alors marché cote à cote en silence et pendant que j’essayais de trouver une façon de lui dire ce que j’avais sur le cœur, elle s’appliquait à briser le silence avec quelques banalités touchantes. Si elle aimait le calme, elle était servie, entre ma pauvre existence pour lui tenir compagnie et le désert de la plage privée qui appartenait au restaurant. Toujours aussi incapable de parler j’avais considéré un instant la possibilité de lui retourner son attention de tout à l’heure en la prenant par la main de façon très...lycéenne, mais au moment ou la mienne s’approchait timidement de la sienne sans qu’elle s’en rendre compte, elle s’était éloignée pour aller marcher au bord de l’eau. Raté, mais qui m'arrachait tout de même un sourire alors je la regardais s’éloigner vers l’eau un peu avant de m’écrouler sous le poids des émotions. Allongé dans le sable que j’espérais mouvants, j’attendais presque désespérément de me faire enssevelir, engloutir et de disparaitre pour que par pitié, quelque chose m’empêche de m’approcher de cette fille qui méritait tellement mieux.

    Au loin j’entendais la musique d’une soirée en extérieur dont les notes me parvenaient assez clairement pour que je puisse en reconnaitre le morceaux dont les paroles m’allaient très bien. J’avais effectivement touché le fond, je pouvais pas aller plus loin pour me cacher encore que j’imaginais très bien quel genre de discours à la con je pourrais lui servir dans le but de la convaincre de laisser tomber. Tristement quoi que je fasse j’allais donc la blesser, alors c’était quoi le pire ? de ne lui donner aucun espoir ou de lui en donner qui seront déçus ? « écoute Callie tu est une fille merveilleuse, et incroyablement belle. Accessoirement, tu occupes mes pensées jusque dans mes rêves – ou alors je ne dors pas parce que je penses à toi en permanence – quoi qu’il en soit, je suis pas le gars qu’il te faut et cette histoire est voué a l’échec ok ? merci, bye » pathétique et ignoble, autant ma personne en train de me morfondre dans mon coin pendant que Callie marchait toute seule sur la plage alors que la pauvre devait être accablée par la culpabilité. Ma maladresse et moi, allions devoir nous lever pour la rassurer.

    Alors je me levais, essuyant le sable de mes vêtements avant de m’autoriser un soupir d’encouragement. Je ne savais toujours pas ce que je pouvais dire et me rendais à l’évidence que si ca n’arriverais jamais, j’allais devoir improviser une fois que je serais revenu à sa hauteur ce qui arriva très vite et me prit de cours comme tout le reste dans ma vie qui tournais autour d’elle ces derniers temps. Même si marcher l’un à coté de l’autre au bord de la plage sans rien dire avait son charme aussi, je ne pouvais pas prendre la fuite éternellement, c’était physiquement impossible maintenant. Les pieds dans l’eau alors que je n’avais pas quitté mes chaussures je l’avais dépassé et je me plantais devant elle pour qu’elle s’arrête dans sa marche. Comme elle évitait toujours mon regard, et que la barrière du contact physique avait été levée quelques temps plus tôt par ses propres soins, je prit sur moi d’aller lui effleurer le visage de ma main pour qu’elle me regarde. Je devais afficher une expression bizarre bien que je tentais un sourire pour dédramatiser la situation alors que clairement, entre les battements de mon cœur qui me donnaient le vertige et le sol qui semblait s’ouvrir sous mes pieds, comme je l’aurais voulut plus tôt, la situation en question était hors de contrôle. Quand je perdais mon précieux contrôle de la situation, mon cerveau lui passait dans un mode qui ressemblait à un compromis entre le plein régime et la veille de sécurité des fois que ma raison tente de me freiner à nouveau. Le mode "no-limit" que j’avais tant redouté notre premier soir et qui allait peut être vraiment lui faire peur, lui.

    Callioppée, figée en face de moi dans l’attente de ce que j’aurais bien put avoir à lui dire, je crois que mes lèvres s’étaient ouvertes l’espace d’un instant pour laisser passer des mots a son intentions qui n’existaient pas. Ma main avait hésité quand à elle à quitter le visage de Callie tant sa chaleur m’enveloppait complètement mais je ne pouvais pas m’empêcher d’aller tirer un peu le tissu de sa jolie robe au niveau de ses épaules, comme pour la taquiner. Cela ne devais pas durer et en utilisant cette main que j’avais après plaqué dans le bas de son dos je la rapprochais de moi, enfin , je la collais littéralement contre moi . Je n’avais pas autant de force qu’elle, si je la touchais je ne pouvais pas revenir en arrière aussi facilement, surtout pas après qu’elle m’est renvoyé mon propre reflet dans ses yeux qui en disaient si long sur la façon dont elle me voyait et je m’en sentais tellement heureux que je ne pouvais pas le garder pour moi, mes sentiments devaient se manifester et c’est pour ça que mon visage glissa un instant sur celui de Callie avant de plonger dans ses cheveux et au creux de son cou ou je m'enivrais de son parfum, pour ensuite y déposer un baisé de mes lèvres que je savais brulantes, tant j’étais consumé de l’intérieur par mon amour pour elle.
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MessageSujet: Re: — i see me me throught your eyes — i see me me throught your eyes EmptyVen 12 Fév - 11:48

    Il y a certains moments dans la vie ou l'on a l'impression que le temps s'arrête, que plus rien d'autre ne compte à part le fait d'être en vie & de vivre l'instant présent. En ce moment même, c'était comme si chaque particule de mon corps hurlait son nom jusqu'à l'agonie. Comme si mon corps réclamait quelque chose qu'il avait toujours attendu. Mon cœur quant à lui, semblait sur le point d'exploser et je m'étonnais qu'Andrea ne soit pas effrayé par le bruit assourdissant qu'il faisait lorsqu'il cognait contre ma poitrine avec tant de force et de vitalité. Lorsque je m'étais éloignée, j'avais eu l'impression que tout était fini, qu'il n'y aurait plus jamais rien comme il n'y avait jamais rien eu. Mais maintenant, il était la devant moi, stoppant ma marche soucieuse et j'essayais de comprendre le message qu'il essayait de me faire passer. Enfin j'avais essayé un très court instant, jusqu'à ce qu'il approche sa main de mon visage et que je ne sois décemment plus en mesure d'utiliser mon cerveau pour quoique ce soit. Son regard me brulait, il attisait le feu de mon âme follement amoureuse de lui.

    Avais-je tant sombré dans la folie que je m'étais mise à halluciner ? Ou tout ceci était véritablement entrain de se produire ? Alors que mes pensées défilaient à une vitesse folle, il laissa glisser sa main sur ma robe. Ou tout cela allait-il s'arrêter ? Avait-il l'intention de m'achever ? En tout cas cela semblait bien partit.

    A partir du moment précis ou il me plaqua contre lui, j'eus peur d'anticiper la suite des évènements. Quoiqu'il advienne de moi dans les années à venir, de nous et de notre relation, je savais que cet endroit précis, sur la plage de Miami serait un lieu ou je reviendrais rien que pour me souvenir de ce moment figé dans l'éternel. Je ne pouvais pas le croire, c'était presque trop beau pour être vrai. Tout mon corps était entrain d'exploser de joie et un sourire se peint sur mes lèvres tremblantes. Ce que j'étais entrain de vivre à l'instant n'était pas comparable à tout ce que j'avais pu vivre en amour. Dans le fond, je n'étais peut-être jamais tombée amoureuse et si c'était ça l'amour, alors je ne demandais qu'à me noyer dedans pour ne plus jamais en ressortir. C'était comme si une bulle s'était créée autour de nous, il y avait le monde extérieur, quelques touristes lointain, le bruit des vagues et puis nous, plantés au milieu de ce décor.

    Lorsque je vis son visage se rapprocher du mien, j'arrêtais de penser, tout simplement. Je n'en étais plus capable, c'en était fini de moi et de la raison. Mon esprit se mit en mode veille et je ne fis qu'apprécier le moment car j'étais entrain de comprendre qu'il me désirait lui aussi, ce soir en tout cas et cela me suffisait amplement pour le moment. Je ne me concentrais plus que sur mes émotions, mes sentiments et plus que tout mes sensations. Il y avait la caresse de son visage sur le mien, sa respiration douce dans mon cou me donnant envie d'éclater de rire et puis enfin ses lèvres sur les miennes. Jamais dans ma vie je n'avais ressenti une joie si intense, un plaisir si complet. Prise dans la folie exquise de ce moment, je passais mon bras autour de sa nuque le collant encore un peu plus contre moi si c'était seulement possible. Il venait de déclencher un mécanisme qui n'étais pas près de s'arrêter.

    Je sentais la chaleur de son corps contre le mien tout en ressentant la caresse du vent dans mon dos et je ne décollais pas de ses lèvres, douces mais à la fois brulantes. Notre baiser était plein de tendresse mais aussi de passion. J'avais oublié la saveur d'un baiser que l'on donne avec amour, depuis quelques temps j'étais habituée à ceux qui n'ont pas de saveurs et que l'on donne au hasard sans savoir vraiment pourquoi on le fait, par ennui sans doute.

    Enfin, après plusieurs minutes, j'y mis fin grâce à tout le courage que j'avais réussi à réunir. Je le repoussais doucement, mes mains posés sur son torse, ses bras à lui enroulés autour de ma taille. Maintenant que l'instant de pure magie était terminé, je me demandais ce qu'il allait se passer. Pourquoi avait-il fait ça ? Il ne m'avait laissé aucun signe, aucun indice qui pouvait me faire deviner qu'il ressentait quoique ce soit pour moi. En même temps, peut-être qu'il n'avait qu'une envie de s'amuser, je devais surement mettre mon côté sensible au placard. Un baiser ne prouvait pas forcément quelque non ? Après tout c'était un homme peut-être avait-il besoin d'assouvir un certain désir.

    Soudain étouffée par toutes les questions qui m'assaillaient et qui commençait à gâcher l'instant, je le repoussais plus fortement pour échapper à ses bras et je me retournais, les yeux fixés sur l'horizon et le lointain. Maintenant, je sentais l'angoisse monter et je commençais à avoir peur, peur que ce moment n'ait été qu'une illusion, peur que je ne l'ai rendu spécial uniquement parce que je voulais qu'il le soit. Et alors que tout semblait s'être éclairé pour la première fois depuis longtemps, je sombrais dans le doute à nouveau.
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MessageSujet: Re: — i see me me throught your eyes — i see me me throught your eyes EmptyDim 14 Fév - 1:28

    Quand j’étais petit je voulais être pilote de chasse. Sans doute la raison de mon... « problème » avec la vitesse sur l’autoroute. Etonnant tout de même quand on sait qu’il m’aura fallut tout ce temps pour me décider à avoir une voiture, de sport qui plus est. Quoi qu’il en soit le souvenir du jour où j’ai entendu un avion de chasse passer le mur du son au dessus ma tête pour la première était toujours aussi vif dans mon esprit. Les vitres de notre maison à Wellington avaient tremblées si fort que j'avais craint qu’elles se soient fissurées pour voler en éclat. Ensuite, l’armée avait été interdite de vol au dessus des agglomérations et je devais faire plusieurs kilomètres les jours de beau temps pour aller m’allonger dans ce champ où je me faisais toujours surprendre par les agriculteurs et renvoyé chez moi en courant. Mais c’était ma seule chance de revoir les avions des forces armées aériennes et je passais des heures à attendre allongés dans les épis de les entendre arrivé, alors je me levais et me mettait a sauter en faisant de grands signes pour qu’ils me voient, se posent dans le champ et m’embarquent avec eux pour que je puisse enfin savoir ce que ca fait de passer le mur du son. Ce qui ne se sera jamais produis.

    Jusqu’à l’instant précis, du moins jusque là je l'avais crut, ou mes lèvres touchèrent celles de Calliopée. J’étais alors convaincu que je ne pouvais pas être plus proche de la sensation de décrocher en plein vol à 1224 km/h. Je serrais Callie un peu plus fort dans mes bras dans un mélange de passion et d’envie. Envie de me retenir de toute mes forces pour ne pas glisser plus loin que le point après lequel ma santé mentale serait définitivement en péril. Si fort que j’en avais mal car j’essayais bien entendu, de garder le contrôle et de faire en sorte de ne pas laisser libre court jusqu’à la dernière de mes pulsions qui se faisaient de plus en plus violentes au rythme des battements de mon cœur l'un toujours plus fort que le précédent au point que je me demandais combien de temps j’allais tenir. Pas longtemps, car Callie avait l’air de faire moins d’efforts que moi. Je pense qu’elle ne se doutait pas que de mon coté je luttais pour conserver ma douceur quand le tissu de sa robe glissait sur sa peau sous mes caresses ou que mes lèvres se posaient délicatement sur les siennes. Elle s’était agrippée à moi à son tour sans retenue et avait attrapé mes lèvres d’une telle manière qu’elle provoqua un frisson proche de celui provoqué par une chute libre subite . Chute libre, c’était bien le mot . Je priais bien fort pour qu’elle ai la force de mettre fin à notre démonstration d’affection pendant que mon esprit divaguais plus ou moins loin selon le rythme de son cœur à elle que je sentais à travers le peu de tissu qui séparait encore nos deux corps, de ses mains dans mes cheveux et de ses baisés qui m’avaient forcé à la forcer elle à entrouvrir les lèvres pour me permettre d’aller goûter à ma chance avec un peu plus d’exactitude. Dieu merci nous étions sur la plage, je me sentais relativement plus inoffensif dans un lieu dépourvut d’endroit concret ou plaquer plus étroitement mon corps bouillonnant contre le sien pour pouvoir ensuite dédier les longues minutes suivantes à exprimer physiquement l’étendue de la passion dans laquelle je me noyais depuis que je l’avais rencontré.

    Contre toute attente, la seconde d’après c’est dans son regard que j’étais en train de me noyer. Il me fallut quelques secondes pour réaliser que nous nous étions arrêté et j’allais sourire pour la remercier d’avoir eu la force de le faire pour moi, mais quelque chose dans sa façon de me regarder m’informais que la situation se prêtais pas à sourire. D'accord. J’avais voulut qu’elle nous arrête, mais pas comme ça. Mes bras étaient encore faibles du voyage que nous avions fait le temps d’un baisé et il lui fut très facile de briser la faible étreinte que j’avais encore sur son corps pour s’éloigner et me tourner franchement le dos. Me laissant confus et profondément blessé alors que mon regard grave la suivait des yeux quand elle s’approchait de l’eau.

    J’essayais alors de comprendre ce qu’il s’était passé. Une seconde encore avant j’avais été absolument convaincu que nous étions fait l’un pour l’autre et qu’elle le savait aussi, et elle agissait la seconde d’après comme si elle avait fait une grosse erreur, comme quand elle m’avait pris la main au restaurant. Je changeais alors subitement de conviction pour croire que c’était de ma faute et mon cœur trembla si fort que je craignais qu’il se soit fissuré pour voler en éclat. C’était ça, en fait. Elle m’aimait bien mais elle ne m’aimait pas, et elle s’en voulait de me le laisser croire le contraire en étant trop démonstrative ou en se laissant aller à mes avances précipités. Je ne pouvais pas parler. Le souffle semblait me manquer depuis bien longtemps déjà, et ma gorge était trop serrée pour laisser passer le moindre son clair, j’étais de toute façon bien trop désolé pour trouver les mots juste et c’était une bonne chose. Je ne voulais pas l’affecter encore plus dans sa culpabilité en lui expliquant d’une façon qui aurait été bien entendu maladroite que j’étais amoureux d’elle. Elle se sentirait encore plus incroyablement coupable et prendrait surement la fuite définitivement pour m’épargner la souffrance. D'un raisonnement qui défiait toutes les lois de la logique, je préférais encore vivre dans un monde ou elle ne m’aimait pas que dans un monde où elle préférait être absente par peur de me faire du mal. Il semblait alors que ma seule façon de la garder était de freiner et d’arrêter de l’effrayer avec mes sentiments. Je ne pouvais bien entendu pas savoir à quel point je me trompais en choisissant de ne pas lui ouvrir mon coeur.

    Le choc passé, je rassemblais tout le courage que je pouvais récupérer pour aller la chercher et tenter de la rassurer puisque rien ne nous obligeait à nous expliquer dans l’immédiat. Je me rapprochais d'elle qui me tournais toujours le dos, assez prêt pour me permettre de fermer les yeux et de respirer ses cheveux au parfum doux mais amer de savoir que c'était peut être la dernière fois. Ce n’est qu’après m’être autorisé cet écart désespéré que j’osais la retoucher de façon bien plus formelle et froide que ce que j'avais et aurait été capable de faire quelques minutes avants, en posant ma main sur son épaule. Les mots eurent beaucoup de mal à sortir avec autant d’assurance et de clarté que je l’aurais souhaité, mais j’arrivais quand même à prononcer une phrase rassurante qui se voulait aussi optimiste pour le reste de notre voyage. Oublions ce baisé pour le moment et profitons de ces quelques jours avant de revenir dans le monde réel et de se déchirer irréversiblement ?

    Dis moi quand tu veux retourner à l’hotel.

    Là bas au moins nous serions séparés tout en sachant que l’autre n’était pas loin, et que notre weekend ne se s'échouait pas sur cette plage. Nous avions juste besoin de réfléchir et remettre nos idées en place avant de tenter de les expliquer à l’autre. Une nuit blanche et douloureuse, voilà ce à quoi je m'attendais en contemplant la perspective de m'allonger dans une chambre séparée de celle de Callioppée. A moins que Morphée, dans un élan de bonté, ai décidé de m'accorder le sommeil délicieusement agité d’un rêve qui continuerait là où Callie s’était arrêtée dans le monde réel.
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