It's New York City bitches ! And it's my motherfucking dream

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If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus.

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MessageSujet: If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. EmptyLun 6 Aoû - 16:42


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    Cette soirée de gala était censée être supportable grâce à la venue de Magnus. Pour un peu, Enorah ce serait presque fait une joie de l’avoir à son bras ce soir, surtout qu’elle portait cette robe magnifique d’un joli rouge sang, qui couplée avec sa coiffure soignée et son maquillage la rendait absolument sublime. Hélas, elle avait vu défiler les journalistes et autres paparazzis jusqu’à ce qu’elle ne se rende compte qu’elle attendait depuis deux longues heures. Seule. Imaginez-vous une star de son rang, que tout le monde s’arrache, droite comme un i face à l’entrée de cet immense palace accueillant une soirée pourtant donnée en son honneur. Autant dire que lorsqu’elle avait constaté le lapin posé par l’islandais, Enorah l’avait grandement mauvaise. Pire, elle sentait comme un poignard lui être lentement enfoncé dans le dos. La jolie pianiste s’était donc dirigée vers le bar en désespoir de cause, fuyant les interviews comme la peste et ne saluant autrui qu’en cas d’extrême nécessité. Elle en était à son deuxième double scotch lorsque ce musicien vint l’aborder, poli et charmant, semblant aussi peu intéressé qu’elle ne l’était par la soirée. Ils parlèrent un très, très long moment avant de s’éclipser discrètement de cette soirée mortelle main dans la main. Au départ, Enorah ne s’attendait pas à finir la nuit en sa compagnie, dans son appartement, et de le quitter à sept heures du matin seulement en lui ayant emprunté une chemise suffisamment longue ainsi que l’un de ses caleçons pour ne pas reprendre un taxi en tenue de soirée de la veille. Cela dit, elle avouerait sans peine que cette fin de soirée rattrapait largement le désastre vécu juste avant et qu’elle ne regrettait absolument pas d’avoir vécu ce moment. Après tout, Magnus n’aurait aucune réflexion à lui faire… ils n’étaient pas mariés, ils n’étaient même pas ensemble ! Mais elle ne s’attendait pas à ce que Camille ne lui saute sur le poil à peine rentrée dans son propre appartement : même à sept heures du matin, son frère était toujours aussi bavard et prompt à lui passer un savon d’anthologie… comme si elle avait toujours cinq ans et qu’il éprouvait le besoin indicible de jouer au grand frère protecteur ! « Camille, je n’ai pas dormi et j’ai un mal de crâne de la taille de l’état de Washington… si tu pouvais la mettre en veilleuse ne serait-ce qu’une seconde, j’avoue que je te bisouterais volontiers ! » Enorah avait évidemment coupé court à l’inquiétude fraternelle de Camille, mais sans se rendre compte que Magnus était dans son salon, à parler avec son meilleur ami depuis un très long moment déjà. La musicienne était bien trop sur une autre planète après la soirée étrange qu’elle venait de passer… il ne fallait pas espérer en tirer quoi que ce soit de spécial avant qu’elle n’ait au moins mangé quelque chose et but un café aussi serré que possible ! « Tu te rends compte que j’étais mort d’inquiétude ? Et s’il t’était arrivé quelque chose !! Vraiment Eno, des fois ton inconscience me dépasse… tu ne te souviens pas de la fois où tu t’es fait agresser ? A croire que cela ne t’a pas suffit ! Et puis d’abord, pourquoi tu portes une chemise trois fois trop grande pour toi ? » Il est vrai que la demoiselle ne s’était pas inquiétée de Thaïs : elle connaissait les allées et venues de la nounou par cœur, sachant qu’en cas de soirée prolongée, elle dormait chez la nounou qui la conduisait directement à l’école. Enorah la payait suffisamment cher pour éviter d’avoir à baliser à chaque contre temps… même si cela ne l’empêchait pas d’être toujours en mode stress pour tout et n’importe quoi impliquant sa fille.

    « Camille, j’ai vingt-quatre ans, pas cinq… tu es en pétard parce que je n’ai pas dormi ici ou parce qu’un charmant jeune homme m’a filé une de ces chemises pour que je n’ai pas l’air d’être le genre de fille à remettre les fringues de la veille ? Réveille-toi, ça m’arrive d’être déprimée et donc de passer la soirée entre les bras de quelqu’un pour éviter de broyer du noir ! D’autant que tu n’as pas de leçon à me donner, tu changes de nénette comme de chemise… » Sauf qu’au moment même où elle finissait sa phrase, Enorah était entrée dans le salon et avait donc croisé le regard de Magnus. Son regard, brillant et vitreux de fatigue se durcit soudainement sous la colère qu’elle ressentait : que diable faisait-il ici alors qu’il n’avait même pas été foutu de se pointer à la soirée et même de la prévenir d’un éventuel empêchement ! « Dehors. Immédiatement. » Lorsqu’elle commençait à parler en mono syllabe, il fallait craindre le pire. Cela laissait présager de la rage indicible ressentie et qu’elle était justement prête à la laisser exploser. Camille s’écarta en la laissant se diriger vers la salle de bain, lançant sa robe pourtant pliée contre l’un de ses fauteuils d’un geste on ne peut plus coléreux. « Je crois qu’elle n’est pas en état de parler pour l’instant… je vais aller bosser vieille branche, je vous laisse régler ça. Tu m’appelles au pire, s’il faut apaiser le dragon, je peux te prêter main forte avec mon habitude ! » « Tu fais bien de débarrasser le plancher parce que je t’ai entendu Cam et que si je sors de la salle de bain maintenant je t’étripe de mes mains en deux secondes chrono ! »
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MessageSujet: Re: If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. EmptyLun 6 Aoû - 18:24



Citation :
Salut Camille.
Pourrais-tu prévenir ta sœur que je ne pourrai pas aller au gala avec elle ?

Citation :
Pas de soucis, je lui passe le message.


    Voilà ce que c’était envoyé comme message Magnus et Camille. En effet l’islandais devait se rendre à un gala avec Enorah, seulement, il était coincé à son travail. Pourtant, on lui avait dit qu’il pouvait prendre des congés, mais il y avait eu un souci et il avait dû retourner à son poste. N’ayant pas de numéro pour joindre Enorah, il avait donc demandé à son frère de faire suivre son message. Malheureusement pour Magnus, il avait oublié à quel point Camille était le roi des gaffes. Déjà qu’il lui avait balancé qu’il était père, il aurait dû se douter qu’il ne passerait pas le message à Enorah. Seulement non, il ne l’avait pas pensé et il espérait que la jeune femme ne lui en voudrait pas trop. C’est pour cela qu’il avait réussit à se libérer du boulot pour aller voir la jeune femme chez elle. Il avait même amené ses friandises préférées. Seulement, quand il sonna chez la jeune femme, ce fut Camille qui lui ouvrit la porte. Ce dernier semblait énervé et Magnus n’eut pas le temps de parler que Camille le faisait entrer. Se retrouvant au salon, il déposa sa veste sur le canapé, y prenant place et appréciant le soda que lui amena son meilleur ami. Ce dernier n’avait pas eu de nouvelles de la part de sa sœur depuis la veille et il se demandait ce qu’elle faisait. Sur le coup Magnus n’avait pas pensé au fait qu’elle était avec quelqu’un d’autre. Demandant des nouvelles de Thaïs, il vit alors Camille rayonner et il se mit à sourire à son tour. Il était dingue de sa nièce et Magnus pouvait le comprendre. C’est lors d’une de leurs conversations qu’Enorah arriva chez elle. Attendant au salon, il écouta la conversation entre le frère et la sœur et il serra les dents quand il entendit la jeune femme dire qu’elle avait passé la soirée dans les bras d’un homme. La regardant arriver dans le salon, il haussa les sourcils de surprise quand elle lui dit sans appelle de sortir de chez elle. Ca c’était la meilleure ! Elle couchait avec un autre et c’était lui qui devait dégager ? Entendant les propos de Camille, il ne pû s’empêcher d’esquisser un sourire, avant de lui faire un signe de main quand il partit. Cependant, Magnus resta dans le canapé, buvant la fin de son soda, avant qu’Enorah n’ait finit de prendre sa douche. Quand elle revint dans le salon, il la regarda.

    Quand pourrais-je voir Thaïs ?

    Pour le moment, il préférait parler de leur fille et savoir quand il pourrait la revoir, avec évidemment une présence comme la nounou ou Camille ou Enorah. Seulement, la jeune femme semblait surprise par sa question et il fronça les sourcils.

    Quoi ? Je pensais qu’on avait été clair l’un envers l’autre, que j’avais surtout été clair sur ce que je ressentais pour toi, mais visiblement tu t’en balances vu que tu couches avec d’autres, donc je voudrais quand même avoir le droit de voir ma fille.

    Le ton était froid et sans appel. Elle couchait avec d’autres, très bien. Il devrait surmonter ça, mais il ferait en sorte de voir Thaïs malgré tout.
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MessageSujet: Re: If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. EmptyLun 6 Aoû - 19:00


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    Enorah mit un temps fou sous la douche, laissant l’eau froide couler sur son corps afin de reprendre ses esprits : elle trouvait Magnus particulièrement culotté de se pointer chez elle comme une fleur après lui avoir juré ses grands dieux qu’il remplacera James avec plaisir pour ce fameux gala. Résultat, elle avait attendu deux heures pour rien et n’avait eu d’autres choix que se « rabattre » sur quelqu’un d’autre, qui lui avait été présent ET charmant. Autant dire que même une douche ultra glacée n’eut pas raison de sa colère dans ses conditions. Elle soupira donc en sortant de la salle de bain, puisqu’elle constatait que l’islandais était toujours là mais aussi qu’il revenait aussitôt à la charge avec ses visites à Thaïs… comme si elle allait être suffisamment idiote pour l’en empêcher ! Mais le moment était très mal choisi : son mal de tête ne faisait qu’empirer et le manque de sommeil mettait à rude épreuve son peu de patience légendaire. Elle fronça aussitôt les sourcils à sa question, mais elle ne s’attendait pas à ce qu’il ne l’attaque bi en tête, sous son toit, et alors qu’il n’avait strictement rien à redire vis-à-vis de ses fréquentations. C’était le pompon… et Enorah ne put donc pas retenir sa langue de fourcher immédiatement : « on n’est pas mariés que je sache ! » Magnus allait sûrement très mal prendre sa réponse, elle le savait, il le savait, ils étaient donc partis pour se battre à grands coups de phrases cinglantes pendant un temps considérable. Sauf que la jolie musicienne ne rêvait que d’une chose, c’est rejoindre son lit. Profiter de quelques heures de repos avant de s’occuper de Thaïs, voilà tout. L’ancien trader pouvait la haïr, hurler ses grands dieux qu’il n’avait rien fait de mal et qu’elle restait la méchante dans l’histoire, Enorah avait bien l’intention d’écourter la conversation afin de s’en tenir à son premier plan. « Franchement, tu es gonflé à l’hélium de sous entendre que j’ai la jambe en l’air à ce point là ! C’est vrai que je change de mec tous les soirs, que je suis quelqu’un d’instable qui épanche son pauvre cœur meurtri uniquement pour s’attirer tes bonnes grâces une petite seconde avant de te trahir… allo ! C’est toi qui m’as posé un lapin, alors balaye devant ta porte avant de m’agresser sous mon propre toit ! » Enorah était encore habillée d’une simple serviette, les cheveux détachés et humides, mais elle n’avait pas bougé d’un pouce. Sa peau déjà glacée frissonnait littéralement face à l’atmosphère pesante de la pièce, et quelque chose lui disait qu’elle n’était pas prête de se sortir de ce nouveau bourbier… avoir la paix, c’est trop demandé ?

    « Tu vas rester à faire le pied de grue ici pour me faire payer d’avoir voulu rattraper ma soirée pourrie ? La belle affaire, comme tu dois jubiler ! C’est vrai que tu n’es pas resté à poireauter en solo devant une putain de porte deux heures durant avec les paparazzis se faisant une joie de mitrailler ta solitude ! Au moins, ce type n’attendait rien de moi et il m’a offert sa compagnie. On ne peut pas dire que tu aies mieux à offrir pour l’instant, hormis faire grossir mon mal au crâne. » Enorah soupira de lassitude avant de passer une main agacée contre son visage encore légèrement humide. Décidément, non seulement elle s’était fait poser un lapin, mais en plus Magnus lui faisait payer au centuple d’avoir eu le malheur de désirer un peu de tendresse… c’est à se rendre fou ! « Je ne vois même pas pourquoi je me justifie alors que je n’ai rien fait de mal ! Merde à la fin, ras le bol de devoir toujours m’excuser alors que t’as merdé en premier, je te signale ! Regarde-toi dans une glace, pour une fois ! » Elle s’attendait à ce qu’il ne claque la porte purement et simplement, comme il avait la sale manie de le faire à chaque nouvelle dispute, mais s’il ne faisait pas face maintenant en tenant tête à Enorah maintenant, il ne serait jamais en mesure de le faire, jamais. Surtout que pour une fois, la jeune femme agissait en toute bonne foi, et sa douloureuse solitude était on ne peut plus réelle. « Qu’est-ce que tu veux que je te dise, hein ? Que je me mette à genoux, que je me roule à tes petits petons mignons ? C’est plutôt toi qui t’en balance de ce que je peux bien ressentir ! »
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MessageSujet: Re: If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. EmptyLun 6 Aoû - 19:23



    Rester focaliser sur Thaïs, rester … Trop tard. Il n’avait pas pû s’empêcher de parler de la soirée de la jeune femme. Surprit parce qu’elle lui répondait, il serra les dents, mais ne répondit absolument rien. En effet, ils n’étaient pas mariés. Mais il avait au moins pensé qu’elle avait entendu ce qu’il lui avait dit quelques jours avant et surtout que vu le baiser qu’elle lui avait donné elle avait comprit. Mais ça n’était pas le cas. Soupirant, il l’écouta alors avec attention. Tout ce qu’il voulait, c’était parler de sa prochaine visite pour Thaïs. Il buvait la toute fin de soda, attrapant sa veste et attendant simplement une réponse avant de pouvoir partir d’ici et d’aller faire sa journée là où il trouverait que ça serait le mieux.

    Je n’ai absolument pas merdé. Je ne pouvais pas venir.

    C’est possible, mais en plus elle le prenait pour le dernier des imbéciles.

    Ne dis pas n’importe quoi je voulais t’accompagner à ce gala, je te l’ai dis. Seulement j’ai eu beaucoup de boulot et je n’ai pas pû venir.

    Il fronça les sourcils. Il disait la pure vérité et c’est alors qu’il revint sur ce qu’elle avait dit.

    Je ne t’ai absolument pas poser de lapin. J’ai demandé à Camille de te prévenir que je ne pourrais pas venir et il m’a dit qu’il ferait suivre le message.

    Jetant un regard noir vers la porte, il savait que Camille n’était pas là, mais c’était pour la forme. Visiblement il n’avait pas passé le message. Attrapant son portable dans la poche de sa veste, il chercha le texto envoyer à son meilleur ami et la réponse. Puis, il se leva pour le montrer à la jeune femme.

    Je ne t’ai pas posé de lapin. Je n’avais aucun numéro où te joindre, la seule personne qui pouvait te donner la raison ne l’a apparemment pas fait.

    Soupirant, il se passa les mains sur le visage. Ce n’est pas possible, cet abruti de Camille allait lui payer cher ce coup là. Fixant la jeune femme, elle avait la preuve devant les yeux qu’il avait demandé à Camille de faire passer le message et que ce dernier devait le lui communiquer, mais qu’apparemment ça n’avait pas été fait.

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MessageSujet: Re: If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. EmptyMar 7 Aoû - 0:43


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    « Si un fratricide n’était pas puni par la loi, je crois que je m’y adonnerais bien… ! » Camille, coupable encore et toujours. A croire qu’il soit en train de transformer cette sale manie en véritable religion. Quoi qu’il en soit, Enorah demeurait esbaudie devait cette capacité qu’il avait d’oublier les choses les plus importantes et de tout prendre avec une nonchalance proprement insupportable. Quoi qu’il en soit, aussi vrai qu’il ait été le premier à gaffer à propos de Thaïs, il démontrait encore une fois ses hauts talents de gaffeur en ayant oublié d’envoyer le message dit à la bonne personne. Ceci dit, Enorah ne supportait pas davantage les propos accusateurs de l’islandais en sachant cela : ils n’étaient toujours pas mariés et il n’avait aucun regard sur ses fréquentations. Sans savoir qu’il était retenu à son boulot, comment diable aurait-elle pu ne pas attendre deux heures devant cette putain d’entrée de palace ? La musicienne n’était pas devin, ni même extra lucide. Elle n’était qu’un être humain avec qualités et défauts. Tant que Magnus ne l’aurait pas compris de son côté, ils n’avanceraient sans doute jamais puisqu’ils resteraient dans l’incapacité flagrante de regarder dans la même direction. « Je ne suis pas devin. Et tu n’avais pas à me juger comme tu l’as fais quoi qu’il en soit… c’est une manie chez toi de pointer du doigt les défauts des autres sans savoir te regarder le nombril ? Tu aurais pu appeler le palace, dont le numéro était aisément trouvable dans un annuaire puisque tu en connaissais le nom et l’adresse… le message aurait été bien mieux transmis. Tu as vécu dans un monde de requin, côtoyé des centaines de soirées comme celle-ci et plus que tout, tu connais mon frère depuis des lustres. Tu sais qu’oublier les choses importantes est une seconde nature chez lui et qu’une belle plante est tout à fait capable de lui faire perdre de vue la « mission » dont tu l’as chargé. Une fois encore, tu es très mal placé pour me faire le moindre reproche. » Certes, Enorah avait passé la nuit en compagnie d’un autre homme en désespoir de cause. Certes, elle avait été à l’encontre même des sentiments qui l’habitait à l’égard de Magnus… mais il semblait ne lui laisser aucune chance ni bénéfice du doute, après tout. Le moindre faux pas était passé au crible de la manière la plus détestable et cruelle qui soit. « On dirait que tu cherches la perfection… une personne tellement merveilleuse que tu n’aurais pas à faire son éducation ni même à être surpris par elle. Mais au risque de te surprendre, une telle personne n’existe pas. Je ne suis pas parfaite, et c’est vrai, j’étais en cruel manque d’affection hier soir, parce que je me disais que cette soirée était ni plus ni moins une chance pour nous, chance que tu avais gâchée en me posant un lapin. Mais nous ne sommes pas mariés et je ne suis pas devin. J’ai des circonstances atténuantes qui devraient m’empêcher de subir ton sarcasme me donnant envie de t’étrangler sur place ! »

    Enorah finit par hausser les épaules et s’adosser au mur le plus proche d’elle afin de ne pas subir le regard direct de Magnus. Tout en regardant dans le vide, elle se souvenait du sentiment de coquille vide qu’elle avait ressenti avant même que de faire la connaissance de ce jeune homme sans prétention. Avec lui, la situation était simple… mais aujourd’hui, tout redevenait complexe et douloureux. A croire qu’ils ne soient doués que pour se faire du mal ! « Tu dois être le seul courtier au monde que l’on retient toute une soirée alors que ladite soirée peut être la plus importante de sa vie, franchement » ne se priva-t-elle pas de souligner, non sans une large pointe de sarcasme à son tour. Après tout, il ne l’avait pas volé. A force d’être aussi vindicatif et juge d’autrui, Magnus se privait des réels plaisirs de la vie : personne ne veut être littéralement passé au laser à la moindre faute ! « Hors de question que je ne me justifie ou ne m’excuse alors que la faute est plus que partagée. Maintenant, si tu n’es pas capable de supporter la chose, la porte est grande ouverte ! Tu verras Thaïs quand elle sera moins perturbée et déprimée dans quelques jours. Après tout, tu voulais ne pas me voir au départ, non ? Ca tombe bien, je pars bientôt pour la France, alors prends ton mal en patience jusque là. » Enorah ne le priverait pas de sa fille, évidemment. Mais elle se chargerait de ne surtout pas être présente lors de ses visites, c’était une certitude.
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MessageSujet: Re: If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. EmptyMar 7 Aoû - 12:10




    J’ai des contacts, ça ne sera pas compliqué de faire disparaître le corps.

    Bon d’accord ça n’était pas la meilleure chose à dire concernant la bêtise de Camille, mais sur le coup, il comprenait parfaitement la jeune femme. Camille était définitivement un boulet ambulant.

    Je sais, mais je ne pensais pas qu’il l’oublierait. Je n’ai pas pensé une seule seconde qu’il ne passerait pas le message.

    Soupirant, il se passa une main sur le visage. Tout ça à cause d’un message non transmit. Il écoutait la jeune femme, mais il comprenait aussi que c’était trop dur. Trop dur de savoir qu’elle n’était pas prête à lui laisser une seconde chance. Alors, il l’écouta parler, sans la couper et il hocha simplement la tête.

    J’attendrai des nouvelles pour voir Thaïs.

    Passant alors sa veste, il regarda une dernière fois la jeune femme.

    Bon voyage à Paris.

    Pourquoi rester après tout ? Elle se sentait trahit et lui aussi, les choses ne pourraient pas s’arranger aujourd’hui. Il ne comptait pas revenir sur ce qu’elle venait de dire. C’était de la faute d’un message qui n’avait pas été transmit à la jeune femme et il ne s’excuserait pas de ne pas avoir appelé la salle. Non, alors la seule chose à faire selon lui était de partir. Il attendrait seulement des nouvelles pour aller voir sa fille et il ne chercherait plus à revoir Enorah. Les choses étaient claires pour Magnus. Elle n’était pas prête et il ne comptait pas l’obliger à quoi que ce soit. Alors, il la regarda quelques secondes de plus et il décida de partir. Il ferait en sorte de ne plus la voir, pour qu’elle ne soit pas obligé de lui crier dessus comme à chaque fois qu’ils se voient. Il n’était pas du genre collant, alors c’était décidé, c’était la dernière fois qu’il la verrait de son plein gré.
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MessageSujet: Re: If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. EmptyMar 7 Aoû - 13:54


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    Pas un bruit, pas un mot. Enorah était restée interdite devant la réaction de Magnus. Mais pouvait-elle réellement le blâmer ? Ils étaient victimes de leurs caractères autant que de leurs erreurs, à vrai dire. Sa fierté la poussait à ne pas le rattraper, tout comme elle l’incita à laisser Camille gérer les visites de l’islandais à Thaïs. La jolie pianiste se contentait de rester en retrait, en conservant son rôle de mère d’un côté et de musicienne mondialement connue de l’autre. Dans aucun de ces mondes Magnus ne souhaitait avoir sa place, semble-t-il. Mais c’était sans connaître la catastrophe qui allait bientôt s’abattre sur ce petit clan… « Non, Magnus, ne me tue pas je pensais bien faire !! D’ailleurs, madame, si vous voulez rencontrer Thaïs je vais bientôt aller la chercher chez la nounou ! » Camille, ou boulet premier du nom, avait voulu réparer le mal causé entre les deux jeunes gens et n’avait rien trouvé de mieux que de prévenir la mère de Magnus de son statut de grand-mère. Celle-ci avait aussitôt rappliqué à l’appartement d’Enorah, les bras plein de cadeaux, un sourire indescriptible sur son visage. Sitôt présente, elle avait demandé au frère de la musicienne d’appeler son fils, afin qu’ils ne puissent voir Thaïs tout ensemble avant même que d’aller à la rencontre d’Enorah. Mais tout s’était enchaîné à une telle vitesse que Magnus était à peine présent que la jeune femme avait appelé son frère, afin de savoir s’il n’avait pas oublié d’aller chercher Thaïs chez la nounou… autant dire que la voix de la mère de l’islandais était reconnaissable et qu’elle avait découvert le pot aux roses immédiatement. La seule promesse qu’elle avait été en mesure de faire avant de raccrocher et de prendre le volant telle une furie, ce fut celle de tuer son frère de ses mains sans que ce ne soit que des paroles en l’air cette fois. Camille avait toujours eu la fâcheuse manie de semer le chaos dans la vie de sa sœur, mais là, cela atteignait des sommets indescriptibles. Hélas, Enorah avait filé à toute vitesse vers sa voiture, mis le contact et foncé à travers les rues blindées de New York. Elle ne dépassait pas les limitations, évidemment, bien trop consciente du danger, mais elle ne pouvait pas prévoir qu’un fou allait débouler à contre sens, alcoolisé jusqu’aux yeux et lui foncer dessus pour la heurter de plein fouet. Un énorme bruit de tôle qui se froisse avait peuplé l’atmosphère sonore sur l’avenue où elle se trouvait, et de nombreuses voitures avaient pilé afin de ne pas être embarqué dans l’accident. Deux dommages… le conducteur responsable d’un côté, la jolie musicienne de l’autre, dont le véhicule s’était retourné et avait emplafonné en immense rambarde en fer. Enorah avait eu tout le temps du monde pour voir sa vie défiler devant ses yeux et sentir les regrets s’emparer de ses moindres cellules. Hélas, si cela se trouvait, elle n’aurait jamais l’occasion de remédier à tout ce dont elle venait de se rendre compte durant la minute qu’avait duré le crash.

    Deux heures plus tard, à l’appartement d’Enorah… « Mais qu’est-ce qu’elle fout ?! Enorah devrait être là depuis une plombe, maintenant ! » Camille faisait les cents pas dans le salon, et avait prévenu la nounou du retard possible qu’il aurait. Cela dit, il ne s’attendait pas à ce que sa sœur ne mette aussi longtemps à rentrer. Il trépignait donc, impatient et agacé, jusqu’à ce que son téléphone ne sonne et qu’une fois masculine au bout du fil ne lui annonce la pire nouvelle de sa vie depuis le décès de leurs parents. Enorah avait été admise au plus gros hôpital de New York suite à un grave accident de voiture, avec de multiples commotions cérébrales et blessures internes gravissimes dues à des éclats de métal. Camille prit soudainement un air grave, incapable d’esquisser le moindre son, contraint à s’asseoir pour encaisser le choc. Il n’aurait jamais dû essayer d’arranger les choses… et cette fois, la culpabilité allait le ronger jusqu’à des temps immémoriaux. « A quel hôpital puis-je venir la voir ? Et ne me dites pas que les heures de visites sont interdites ! Très bien. J’arrive immédiatement. » Le trader se releva aussitôt, attrapant sa veste à la volée et, une fois qu’il fut à la porte, se contenta de dire : « Excusez-moi, mais ma sœur a eut un grave accident de voiture. Vous sonnerez l’heure de ma mort plus tard, mais pour l’instant, je veux être présent auprès de ma seule famille. » Il n’était plus le jeune homme au tempérament léger et parfois insolent… il était le grand frère inquiet qui devait soutenir sa sœur, être présent, prier pour qu’elle ne survive. Rien d’autre ne pouvait compter pour l’heure.
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MessageSujet: Re: If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. EmptyMar 7 Aoû - 14:21



    Fixant son meilleur ami, Magnus se demandait parfois s’il l’était vraiment. Les bras croisés sur son torse, il fixant l’homme qui tentait de s’expliquer. Après son départ de chez Enorah, il était rentré chez lui et il avait vu qu’il avait un message sur son téléphone fixe. Il avait alors entendu sa sœur le féliciter pour sa paternité. Sa sœur ? Il ne lui en avait pourtant pas parlé. C’est alors que sa sœur, dans son message, expliqua que leur mère avait dévalisé plusieurs magasins avant de se rendre chez Enorah. Oh magnifique ! Elle allait le blâmer jusqu’à la fin des temps. Mais il n’eut pas le temps d’y penser que son portable sonna, avant Camille qui lui expliquait la situation. Ne le laissait même pas finit, Magnus avait raccroché et était partit le plus vite possible chez la jeune blonde. Camille était un véritable boulet et ça ne semblait pas vouloir s’arrêter de si tôt. Il se retrouvait donc là à écouter ce garçon tenter de s’excuser. Mais, le pire fut quand il contacta sa sœur. L’islandais voyait déjà Enorah lui faire la morale et il en avait déjà mal au crâne. Pendant que Camille parlait avec sa sœur, Magnus avait prit sa mère à part.

    Tu n’aurais pas dû venir.
    Toi, tu aurais dû me prévenir que tu avais une fille.
    Je ne le sais pas depuis longtemps et elle ne sait même pas que je suis son père.
    Quoi ? Mais pourquoi ?

    Il n’eut pas le temps de lui expliquer que Camille commençait à angoisser. Evidemment, il savait que la jeune pianiste allait débarquer et ça n’allait pas être beau à voir. Seulement les minutes passèrent et également les heures. Avec ce que son frère lui avait dit, elle aurait dû être là depuis longtemps. Assit dans le canapé, à côté de sa mère, Magnus regarda Camille décrocher son téléphone et il vit son air grave. Fronçant les sourcils, il l’entendit parler d’hôpital, ce qui ne lui dit rien de bon. Voyant son meilleur ami attraper sa veste, il ‘écouta alors parler et il se leva aussi.

    Je viens avec toi.

    Il attrapa à son tour sa veste et entendit sa mère qui venait aussi.

    Non, toi tu restes ici.
    Magnus !
    Maman, ça n’est pas le moment.
    Justement si ! Je viens et pas de discussion possible.

    Camille était déjà partit et Magnus soupira, sortant à son tour de la demeure pour aller dans la voiture de son ami, laissant sa mère monter à l’arrière. Le trajet ce fit dans le plus grand de tous les silences. Chacun se demandant comment allait la jeune femme et dans quel état physique elle allait être. Magnus ne savait pas quoi penser de tout ça et une fois à l’hôpital, il laissa Camille prendre les choses en main, attendant en salle d’attente avec sa mère. Il ne voulait pas aller voir la jeune femme maintenant. Il ne pouvait pas et il n’était pas de la famille. Alors, il attendit que son meilleur ami lui dise qu’il pouvait venir et surtout qu’il ait pû voir sa sœur avant toute chose.
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MessageSujet: Re: If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. EmptyMar 7 Aoû - 18:21


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    Camille avait passé un bon moment en compagnie de chirurgien responsable de la future intervention d’Enorah, et à son air grave, la situation était loin d’être simple. Il ne revint vers Magnus et sa mère que de longues minutes après, le regard perdu et embrumé de larmes. Il s’assit simplement, dans un mot, les mains tremblantes et les pensées hautement chaotiques. Il n’aurait jamais cru qu’une telle chose puisse arriver à quelqu’un comme sa sœur. Il n’en revenait pas, d’autant plus que le conducteur semblait s’en sortir avec quelques bleus seulement. Il ne fallait pas que l’on indique la salle d’observation où il se trouvait, sans quoi Camille n’aurait cure de faire un massacre dans ces conditions. « Quatre chirurgiens. Vous vous rendez compte ? Quatre types, des experts, vont l’opérer. Ils disent que les dommages sont multiples et qu’ils ne savent pas du tout comment ça peut se dérouler. Sans compter qu’apparemment, ses commotions cérébrales sont nombreuses et qu’elle peut ne pas être la même personne à son réveil… c’est un cauchemar ! » Le jeune trader avait soudainement enfouit son visage dans ses mains, accablé par le remord et le chagrin. Même s’il avait Thaïs, Enorah restait sa seule famille, la tête pensante du petit clan Lacroix, celle qui possédait toujours la pensée raisonnable du moment. Camille n’était qu’un petit con à côté, vivant au jour le jour sans se préoccuper des conséquences. Dans un instant aussi tragique, son premier réflexe serait justement d’appeler sa sœur afin qu’elle ne puisse tempérer ses angoisses semblables à celles d’un petit garçon. En somme, il n’était pas du tout taillé pour ce genre de bataille. Si jamais l’un des chirurgiens lui demandait de prendre une décision capitale, il n’était même pas certain d’avoir la force d’aller jusqu’au bout. Mais pourquoi diable avait-il mis son nez dans les affaires d’Enorah et de Magnus ? Elle n’aurait jamais pris la route au moment le moins opportun s’il ne l’avait pas fait. Et ça, c’était la cause même de son tout premier remord. « Si elle ne s’en sort pas, je ne m’en remettrais jamais. Ce n’est pas seulement ma petite sœur, c’est elle qui sait tout mener de front… la meilleure conseillère que je connaisse ! Si elle ne s’en sort pas… je jure que ce type, qui en prime ne s’en tire qu’avec des bleus, ne fera pas long feu sur cette putain de planète. » Il n’en n’avait rien à cirer de choquer la mère de son meilleur ami. Si elle avait un tant soit peu de compassion, de toute manière, elle comprendrait sûrement. « Mag… j’aurais préféré qu’Enorah te l’apprenne elle-même, mais tu es inscrit comme le père de Thaïs auprès de l’état civil. Ma sœur a fait en sorte qu’en cas de pépin, tu sois son tuteur légal sans discussion possible. Je suis en deuxième ligne s’il t’arrive quelque chose… mais pour dire qu’elle ne t’a jamais réellement évincé de la vie de la petite, quoi. » En vérité, il n’existait pas meilleur moment, puisqu’ils allaient passer les huit prochaines heures à se ronger les sangs en silence. Camille n’aurait jamais cru que cela puisse arriver à sa famille… mais comme quoi, les merdes n’arrivent pas qu’aux autres.

    « Vous pouvez vous exprimer devant eux, ça m’évitera de répéter. » Le chirurgien auquel il avait parlé huit heures plus tôt s’était enfin pointé dans la salle d’attente où ils étaient restés à s’inquiéter durant ce semblant d’éternité. Il se racla la gorge, l’air grave, et en toute honnêteté, Camille s’attendait au pire, poings serrés contre ses genoux. « Nous avons fait tout ce que nous avons pu pour réparer les dégâts internes, mais impossible de se prononcer pour l’instant quant à la suite à donner aux différentes opérations. Peut-être nous faudra-t-il opérer à nouveau en cas de complication… pour l’instant, mademoiselle Lacroix est en salle de réveil : vous pouvez la voir un par un, mais je vous préviens, il semble qu’elle n’ait aucun souvenir de sa vie précédant l’accident. Des examens neurologiques approfondis seront fait toutes les heures jusqu’à ce que nous soyons en mesure de vous en dire plus, mais pour l’heure, il faut vous tenir prêt. » Enorah ne se souvenait de rien, pas même de son enfance ou du visage des différents membres de sa famille. Elle n’avait même pas conscience d’avoir été avec Magnus six mois durant, et encore moins lui avoir donné une ravissante fille il y a deux ans. Pour l’instant, elle peinait à garder les yeux ouverts, son corps n’étant plus qu’une immense plaie béante atrocement douloureuse… une chose est sûre, elle encaissait la chose comme une reine. N’importe qui n’aurait pas été aussi calme dans sa position, et alors qu’elle semblait couvertes de bandages de la tête aux pieds. Elle accueillit Camille avec un semblant de sourire, poli mais sans tendresse, s’étonnant qu’il ne lui dise être son frère : elle avait beau chercher, elle ne retrouvait aucun souvenir commun dans sa mémoire… une chance que le trader soit quelqu’un d’une patience d’ange, puisqu’il laissa la place à Magnus le temps d’encaisser la nouvelle dans son coin, ainsi que la vision de sa sœur bien aimée sur ce lit d’hôpital, dans un état proprement injuste et douloureux même pour lui. A ceci près qu’elle ne reconnut pas davantage l’islandais en le voyant… « Vous… êtes ? »
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MessageSujet: Re: If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. EmptyMar 7 Aoû - 18:44



    Assit sur une chaise en salle d’attente, il tapait du pied sur le sol. C’était un réflexe et même si sa mère tentait de le rassurer, il ne le serait pas tant que Camille ne serait pas revenu avec des nouvelles. Au bout d’un moment, qui sembla durer une éternité, son meilleur ami revint et il l’écouta alors parler, tout en prenant place. Fronçant les sourcils aux propos de son ami, il soupira doucement. L’attente allait être longue. Ecoutant les interventions du trader, il finit par poser une main sur son épaule. Il n’avait rien dit sur le fait que l’a jeune femme l’ait inscrit comme tuteur de Thaïs. C’était une chose à encaisser, mais il le ferait plus tard. Pour l’instant, il était là pour savoir dans quel état Enorah allait être et soutenir Camille. Il repensa cependant à tout ce qui s’était passé depuis qu’il l’avait revu et ça avait été trop bête. A cause de son caractère buté, il n’avait pas fait en sorte que ça puisse marcher. Les heures passèrent et personne ne venaient les voir. Allant chercher de quoi manger et boire, il passa par la cafétéria de l’hôpital avant de revenir vers la salle d’attente. Là-bas, il vit sa mère tenter de rassurer Camille, mais il voyait que ça ne servait à rien. Donnant ce que chacun avait demandé, Magnus se contenta d’un simple café. Puis, à un moment, Magnus n’aurait pas sû dire combien de temps après que Camille soit venu les rejoindre, un médecin vint donner des nouvelles. Restant assit, il écouta avec attention le médecin et resta là, bête face à la situation. Perte de mémoire ? Whoua c’était quelque chose à laquelle il n’avait pas pensé une seule seconde.

    Laissant Camille aller voir sa sœur, Magnus se passa les mains sur le visage et soupira. Elle était en vie et ils étaient parvenus à faire en sorte qu’elle vive. Mais dans quel état ? Elle avait perdu la mémoire. Il ne savait pas à quel point encore et il pensa à Thaïs. Avait-elle oublié sa fille ? Leur fille ? Il n’en savait rien, mais la petite blonde devrait avoir des explications. Comment expliquer à une enfant que sa maman ne se souvient pas d’elle ? Non, il ne devait pas penser à ça. Il ne savait pas encore si c’était si grave que ça, mais en voyant Camille revenir, il comprit que le médecin avait totalement raison. Baissant la tête, il savait désormais que pour parler avec sa fille, ça allait être dur. Il ne laisserait pas Camille le faire ou pas seul en tout cas. Il avait déjà trop de choses à gérer. Il devait se faire à l’idée que pour l’instant, sa sœur n’était plus sa sœur. Magnus se mettait à sa place et il devait avouer que c’était une situation qu’il ne pourrait pas non plus gérer. Mais, il serait là pour le trader, il ne le laisserait pas tomber. Ce fut alors au tour de l’islandais d’aller voir la jeune femme. Une fois devant la porte, il hésita et finalement se lança. Avançant doucement, il arriva face à Enorah et la regarder avant d’entendre sa question.

    Je suis le meilleur ami de l’homme que vous avez vu avant. Je m’appelle Magnus.

    Croisant les bras sur son torse il regarda la jeune femme. Elle avait quelques signes physiques de l’accident, mais ce qui le surprit le plus fut son regard. Ses yeux. Ca n’était pas la jeune femme. Elle n’avait pas ce regard habituel que ça soit de la femme forte ou durement touchée. Elle avait un regard qu’il ne connaissait pas et qu’il n’aimait pas du tout d’ailleurs. Il resta un moment à réfléchir à tout ça et il regarda la jeune femme. Seulement, c’était trop dur pour l’instant. Alors, il s’excusa et sortir de la pièce. Il fallait qu’il prenne l’air. Allant rejoindre Camille, ce dernier était avec la mère de Magnus et il voyait bien que ça n’allait pas. Camille voulait rester et Magnus le comprenait, mais il fallait aussi qu’il dorme. Du coup, il fit en sorte d’aller dormir chez Enorah. Il faudrait lui amener des vêtements et tout ce dont elle aurait besoin. Les jours avaient passés et ils avaient dû faire face à pas mal de choses. Camille avait été parlé avec la baby-sitter. Cette dernière avait accepté de garder Thaïs autant qu’il le faudrait. Pour les concerts de Paris, Camille avait appelé directement le manager qui avait été sous le choc et qui avait dit qu’il passerait voir la jeune femme. Camille avait dit à cet homme de passer quand il serait là pour ne pas faire peur à la jeune femme et ne pas parler de son travail tout de suite. Se retrouvant à l’hôpital, Magnus était en salle d’attente. Sa mère était rentre chez elle, mais était prête à revenir à tous moments. L’islandais avait laissé son meilleur ami aider sa sœur.

    Selon le médecin, elle devrait vivre dans un endroit familier et avec des personnes pour l’aider au cas où. Camille c'était évidemment porté volontaire et Magnus voulait l’aider, mais il préférait attendre ses directives. Deux nouvelles semaines étaient passées et la jeune femme semblait s’adapter à son environnement, mais une personne demandait constamment à la voir. Thaïs. Au début, c’était rigolo de dormir chez la nourrice, de faire plein de choses avec elle, mais elle voulait revoir sa mère. Camille avait fait en sorte de faire patienter la petite, mais la veille la fillette n’avait pas arrêté de pleurer et son oncle avait décidé de faire venir la petite, mais avant de lui expliquer les choses. Quelques jours auparavant, Magnus l’avait accompagné et ils avaient expliqués à la petite fille que sa maman avait eue un accident de la route et qu’elle avait eu un problème. Tous ses souvenirs avaient disparus. Elle ne se souvenait de rien du tout. La petite n’avait pas tout de suite comprit, mais le pire fut de l’entendre lui demander si elle l’avait complètement oublié elle aussi. Camille c’était alors effondré et il avait prit le relai avec l’aide de la baby-sitter. L’islandais avait essayé de faire au mieux dans ses explications. Thaïs semblait avoir comprit que les souvenirs de sa maman avaient disparus, mais que peut-être un jour ils reviendraient. Puis, aujourd’hui Thaïs était prêtre, un dessin pour sa maman en main, assise dans la voiture de son oncle pour venir voir sa mère. Magnus de son côté avait un album photo dans les mains. Camille le lui avait donné avant de partir chercher la demoiselle.

    Hey ! J’ai quelque chose à te montrer.

    Au fil des jours il avait fait en sorte de la vouvoyer, mais il n’y était pas parvenu longtemps. S’asseyant sur le canapé, à côté de la jeune femme, il lui donna l’album.

    Tout ce qu’il y a là dedans concerne Thaïs. Ta fille.

    Il avait été voir l’album d’abord seul. Des photos des échographies, de la naissance et de chaque étape de la vie de la petite tête blonde. Il la laissa l’ouvrir pour qu’elle découvre cela par elle-même.

    Elle a deux ans. Elle est pleine de vie et elle t’adore. Tu es la personne qui compte le plus pour elle. Camille est partie la chercher et elle va venir te voir, parce que tu lui manques.

    Il savait que la jeune femme pouvait paniquer, mais il devrait faire face à la réaction qu’elle aurait, qu’elle soit bonne ou mauvaise.
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MessageSujet: Re: If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. EmptyMar 7 Aoû - 20:26


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    Au fil des semaines, Enorah recouvrait la majeure partie de son énergie habituelle. Elle savait que Camille était quelqu’un d’important dans sa vie, mais ses souvenirs étaient toujours semblables à un blackout total. Même en récupérant, et ce bien que son corps soit encore horriblement douloureux par moment, sa mémoire restait aux abonnés absents. La musicienne enjouée et excentrique qu’elle était avant l’accident l’était tout autant, d’ailleurs. Enorah souriait moins, tâchait de comprendre quelle était sa vie passée mais les efforts fournis lui demandait bien trop d’énergie pour qu’elle ne soit en mesure de les poursuivre sur la durée. Aussi, ce jour là, alors que Magnus était présent et lui présentait un album d’une petite fille qu’elle n’avait jamais vue de sa vie, ce fut la panique qui s’empara de son être plutôt que la douleur. La jolie blonde s’était violemment levée du canapé, bien trop brusquement pour qu’un vertige ne vienne par la tourmenter, et s’était mise à respirer profondément pour éviter de se lancer dans une crise de panique insupportable. Ce fut pire quand l’islandais lui avoua que la petite Thaïs était en route : Enorah n’était décidément pas prête pour encaisser la chose, et encore moins pour imposer la vision d’une mère amnésique à une petite demoiselle de deux ans seulement. « Mais vous êtes malade, elle ne peut pas venir ici !! » La musicienne allait s’y opposer aussi longtemps que sa mémoire resterait en charpie. Retrouver ses réflexes d’antan, d’accord, mais supporter la tristesse et la détresse de cette Thaïs dont le visage ne lui disait rien, hors de question. Contrairement aux idées reçues, Enorah était bien trop faible pour envisager même la chose… « J’ai eu un accident, j’ai faillis mourir. Je ne me souviens de rien du tout… cette vie que vous me décrivez jour après jour avec ce Camille n’est même pas la mienne à mes yeux ! Vous ne vous rendez pas compte de l’effort que cela me demande d’essayer de me rappeler tous ces moments, ces anecdotes… Je serais pianiste de renommée mondiale mère d’une fille de deux ans, pourtant je ne me souviens pas avoir jamais touché un piano de ma vie et encore moins avoir été un jour enceinte ! Non mais vous délirez, soyons sérieux… » Enorah ne se sentait pas en confiance, cet environnement lui paraissait hostile. Elle n’avait pas ouvert l’album concernant Thaïs et elle n’en n’avait pas l’intention : plus on la forçait, et plus elle risquait de se braquer, troublée par cette peur panique s’emparant d’elle à chaque fois qu’elle se heurtait à un nouveau souvenir complètement inconnu à ses yeux. Diable, cette situation n’allait donc jamais s’arrêter ? « Et puis vous êtes qui pour moi, d’abord ? Camille s’est épanché longuement sur cette relation fraternelle que nous avons, mais vous, pas un mot. Qui me dit que vous n’êtes pas un tueur en série ? » D’accord, c’était ridicule. Mais il s’agissait d’une manière détournée pour qu’il ne s’exprime à sa place. Enorah était fatiguée de devoir toujours s’exprimer sur ce dont elle se souvenait ou pas. Pour l’instant, pas d’amélioration…

    « Vous ne pouvez pas laisser cette fille rentrer ici, je ne la connais pas. Elle va se mettre à pleurer et je ne pourrais rien dire pour la consoler. Je ne la connais pas, vous comprenez qu’il faut que je vous le dise en maori ? Il semble que je le parle… » Enorah était néo-zélandaise et ça, elle s’en souvenait à peu près. On n’oublie jamais vraiment les différentes langues que l’on est capable d’utiliser, au contraire, elles appartiennent à un réflexe neuronal rarement touché par les amnésies… mais il s’agit bien de la seule chose qu’elle soi en mesure d’utiliser à l’heure actuelle. Les autres parties de son cerveau semblaient mortes. « Pourquoi vous êtes ici… pourquoi vous ne me laissez pas TRANQUILLE ? » La jeune femme s’était laissée glisser contre le mur le plus proche, se blottissant tout en ramenant ses genoux contre elle à l’aide de ses bras. Ses yeux laissaient s’échapper de nombreuses larmes, et pire que tout, elle se sentait pathétique et inutile. Si seulement elle touchait un piano, surtout dans ce théâtre où elle passait tellement d’heures pour s’entraîner d’ordinaire, la donne pourrait probablement être différente.
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MessageSujet: Re: If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. EmptyMar 7 Aoû - 21:24



    La jeune femme s’emporta et Magnus soupira. Il s’était attendu à ce qu’elle s’énerve mais pas au fait qu’elle ne veuille pas voir sa fille. Il comprenait le fait qu’elle ne soit pas à l’aise, parce qu’elle n’avait absolument aucun souvenir de sa fille et de sa vie passée. Seulement la demoiselle n’en pouvait plus d’être loin de sa mère. Elle avait comprit ce que l’islandais et son meilleur ami lui avait dit, mais il savait aussi que la confrontation allait être dur. Il l’écouta parler jusqu’au bout, ne l’interrompant pas une seule fois. Elle avait des choses à dire, il écouterait et y répondrait. Ca ne serait peut-être pas simple, mais pour une fois, il allait devoir être calme et patient. Quand la jeune femme se retrouva assise par terre, recroquevillée sur elle-même, il soupira doucement. Il préféra rester sur le canapé et il la regarda tout en répondant à ses propos.

    Je ne suis pas un tueur en série. Je suis le meilleur ami de Camille.

    Il ne voulait pas en dire plus. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il préférait qu’elle retrouve leur passé d’elle-même.

    Je suis ici pour le soutenir et l’épauler. J’essaie aussi de faire en sorte que tu ailles bien. Pour ce qui est de Thaïs, elle est vraiment ta fille. Camille a fait en sorte de lui expliquer la situation et de la faire patienter, mais aujourd’hui elle veut vraiment revoir sa mère. Elle sait tout ce qui s’est passé, mais elle a besoin de te voir.

    Il ne pouvait pas lui dire à quel point cette petite fille était triste sans elle, elle se sentait abandonné et malgré les explications, elle avait besoin, ce besoin vitale, de voir celle qui l’avait mise au monde.

    Moi j’aimerai te laisser tranquille pour que tu retrouves tes souvenirs, mais je ne peux pas. Même si tu arrives à te repérer ici, Camille travaille et je dois rester ici, avec toi.

    Il savait qu’elle pourrait lui dire de partir, mais il ne pourrait pas. C’est alors qu’il entendit frapper à la porte. Frapper ? Fronçant les sourcils, il se demandait qui pouvait bien venir ici. Allant ouvrir, il haussa les sourcils.

    Hey ! Camille m’a demandé de passer.
    Pourquoi ?
    Magnus, je suis une femme. Ta sœur d’accord, mais une femme avant tout et je pourrai peut-être parler plus facilement avec Enorah que toi ou Camille.
    Oh ! Très bien.

    Fermant la porte derrière sa sœur, il n’avait pas pensé à ça et le fait que Camille y ait pensé était une bonne chose. Du coup, il s’éclipsa dans le salon, laissant sa sœur aller voir la jeune femme.

    Enorah ? Bonjour, je m’appelle Annabella. Je suis là sœur de Magnus, le grand imbécile assit sur ton canapé.

    Souriant en coin, elle s’assit à côté de la jeune femme.

    On ne se connaît pas beaucoup, enfin je ne te connais pas beaucoup. Seulement je suis là pour t’aider. Poses toutes les questions que tu voudras et j’y répondrai. Mais si tu préfères que je parte, alors je le ferai.

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MessageSujet: Re: If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. EmptyMar 7 Aoû - 22:57


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    « Annabella… Annabella ?! Mais siiii je me souviens de toi !! Une soirée, il y a deux ans je crois. Tu voulais à tout prix pourrir le costume de ton frère ! » Enorah se lança dans un rire proprement étonnant vis-à-vis de son tempérament de ces derniers jours. Mais le visage de la demoiselle en visite lui était étonnement connu, contrairement à celui de son propre frère, du grand dadet actuellement présent dans la pièce ou même de sa propre fille. La musicienne avait conscience du ridicule de la situation mais elle ne pouvait s’empêcher de s’agacer. Ne pas se souvenir des choses est incroyablement stressant, et ceux n’ayant jamais eu affaire à ce genre de désagrément psychologique ne peuvent pas comprendre. Magnus avait beau soupirer, dans la position qu’était la sienne il ne pouvait décemment pas lui reprocher d’avoir l’inlassable impression de marcher sur des œufs, de faire souffrir autrui à chaque fois qu’elle ouvrait la bouche et de n’avoir d’autre choix que celui d’attendre, encore et encore, dans l’espèce de coin sombre que sa vie était devenue. Ce conducteur ivre l’avait cruellement jetée dans une existence qu’elle ne reconnaissait même pas. Au-delà de la douleur physique, elle ne supportait plus les allusions incessantes de ces « proches », sans arrêt à lui raconter des anecdotes semblant venir d’un autre siècle. A croire qu’elle ne soit même pas cette Enorah Lacroix qu’ils décrivaient tous en des termes plutôt élogieux. « Ton frère, qu’est-ce qu’il fout ici s’il n’est que le meilleur ami de Camille ? » osa demander la jolie pianiste à Annabella. Après tout, bien que l’islandais soit effectivement proche avec celui se targuant d’être son frère, ce n’était pas une raison objective pour qu’il ne fasse le pied de grue à l’appartement de la demoiselle des heures d’à filée. Il devait y avoir une autre raison à sa présence, raison qui lui échappait totalement et la rendait bien évidemment curieuse. « Camille, c’est mon frère. Enfin, c’est ce que tout le monde me serine depuis des semaines… mais ce grand dadet monté sur échasses ayant l’impression d’être assis sur son amabilité, c’est qui pour moi au juste ? » Magnus ne voulait pas répondre à cette question, c’était manifeste. Enorah aurait beau le secouer grâce à des grandes phrases emplies de panique, il ne semblait pas être quelqu’un à qui l’on fait courber l’échine facilement. Cela dit, la jeune femme finit par se relever, non sans mal à cause des nombreuses blessures nécessitant encore la présence de certains points de sutures dont les fils n’avaient pas encore été enlevés, avant d’adopter un air à la fois absent et coupable. Toute cette histoire lui donnait mal à la tête…

    « Camille, il est comment avec moi ? Je veux dire, on a quelle relation ? » Non pas qu’elle veuille pointer du doigt le fait qu’il soit du genre protecteur, mais elle avait besoin de l’entendre de la bouche de quelqu’un n’ayant aucune raison de lui mentir. Il n’y a que comme ça qu’elle parviendrait à retrouver petit à petit la mémoire. « On ne me laisse pas seule chez moi à essayer de me secouer mes méninges pourries, c’est normal ça aussi ? Non parce que je suis une grande fille, jusqu’à preuve du contraire. Je retrouverai peut-être plus facilement la mémoire si on évitait de me coller pire que de la super glue ! Vous me stressez tous autant que vous êtes ! » La demoiselle ne s’énervait pas spécifiquement contre Magnus et sa sœur, elle était plutôt lassée, comme le prouvait aisément la main nerveuse qu’elle passa contre sa nuque. Son corps semblait être devenu aussi inutile que son cerveau meurtrit, d’ailleurs. « On m’a pris ma vie. C’est à moi que ça arrive, pas à vous. Je ne vois pas comment vous pourriez comprendre ! » Enorah voulait retrouver son ancienne existence, sa famille, ses amis… et même cette petite fille dont elle venait de prendre une photo au hasard dans l’album apporté par Magnus. Ce visage rayonnant, ce sourire, ces cheveux blonds bouclés… Thaïs ressemblait trait pour trait à Enorah, cela ne faisait aucun doute. Mais aucun souvenir ne lui revenait pourtant : elle sentait simplement une immense peine l’envahir, au point que de longues larmes se soient mises à couler le long de ses joues, sans succès. « On m’a pris ma vie. » Et elle lâcha la photo sur la table basse avant de croiser les bras et de se diriger vers une fenêtre.
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MessageSujet: Re: If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. EmptyMar 7 Aoû - 23:42



    Et j’y suis parvenue !

    L’islandaise se mit à sourire. Elle n’avait pensé que la jeune femme saurait qui elle était, mais elle devait avouer que l’évènement dont elle parlait avait été amusant. En l’entendant parler de son frère, elle ne savait pas vraiment si elle pouvait le dire. En même temps s’était Magnus qui voulait garder le secret pas elle. Mais elle attendit un peu, cherchant comment formuler les choses pour ne pas commettre de bêtises. Heureusement pour l’islandaise, Enorah lui parla de Camille et elle préféra embrailler sur ce sujet.

    Une relation très forte. Vous êtes vraiment très proches tout les deux et il a toujours fait en sorte d’être un grand frère protecteur. Il a toujours fait en sorte que tu ne manques de rien. C’est vraiment un type bien.

    Après que la jeune femme se soit levée, elle en avait fait autant et elle l’écoutait simplement parler. Hochant la tête, elle comprenait ce que voulait lui dire la jeune mère de famille, mais elle ne pouvait pas le lui dire, parce qu’elle n’était pas là, tout de suite, dans la situation. La voyant aller vers une fenêtre, elle soupira doucement et elle vint se poster à côté d’Enorah, croisant les bras et regardant par la fenêtre.

    D’après ce que je sais, le médecin a dit à ton frère de faire en sorte de stimuler ta mémoire. Mais si tu ressens tout ça, il doit le faire trop souvent.

    Tournant la tête vers la jeune femme, elle soupira doucement.

    J’irai lui parler et à Magnus par la même occasion.

    C’est là qu’elle se rendit compte qu’elle ne lui avait pas répondu.

    En ce qui concerne mon frère, c’est quelque chose de personnel. Il ne voulait pas te le dire avant que tu ne retrouves la mémoire par toi même. Apparemment, il préfère que tu t’en souviennes toi-même. Vous avez eu une liaison, pendant six mois. Seulement, elle a prit fin quand tu es venue vivre ici. Mais il y a également autre chose. Il est le père de Thaïs.

    Il savait que ça faisait beaucoup à digérer en quelques secondes, mais elle voulait savoir la vérité et l’islandaise comptait la lui donner.

    Mais ça il ne le sait que depuis quelques semaines. Tu avais apparemment demandé à tout le monde et surtout Camille de ne rien dire à qui que ce soit, mais il y aurait eu un malentendu et Camille lui aurait tout dit. En plus de cela, je pense que Magnus s’en veut. Comme tu dis, il est assit sur son amabilité. C’est un ours, mais il tient à toi et ça, il ne sait absolument pas comment le dire.

    Haussant les épaules, il regarda la jeune femme. Il savait que Camille et Thaïs ne devraient plus être loin, mais elle ne préféra pas en parler, laissant le temps à la jeune femme d’avaler déjà toutes ses nouvelles informations.

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MessageSujet: Re: If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. EmptyMer 8 Aoû - 11:57


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    Annabella était tellement précise avec ses dires que la jolie blonde n’osa pas l’interrompre. Au contraire, elle buvait les paroles de l’islandaise. Pourtant, on lui contait sa vie mais elle n’avait pas l’impression qu’il s’agissait de la sienne. Les détails lui échappaient totalement et ses yeux s’agrandissaient sous le coup de la surprise au fil des secondes. Mais l’annonce de la possible affection de Magnus envers elle fut probablement la plus étonnante : cet ours, l’apprécier ? Pire, être le père de sa fille ? Il fallait qu’elle s’asseye. C’était totalement improbable. Elle passa et repassa à de nombreuses reprises ses mains contre son visage, tandis que sa respiration anarchique reprenait à peu près un visage humain. Cela dit, elle avait peur de ne jamais être en mesure de se souvenir. Combien de personnes allait-elle laisser derrière elle dans ce cas ? Sa fille, son frère, Magnus ? Peut-être en existait-il bien d’autres que la jeune femme en face d’elle ne connaissait pas, du reste. Comme quoi, il suffit vraiment d’une seconde pour qu’une existence équilibrée ne soit réduite à néant par un conducteur ivre. Enorah l’aurait volontiers étranglé dans la seconde si seulement on lui avait dit de qui il s’agissait. « Magnus et moi ? Tu délires, on dirait qu’il est prêt à me sauter à la gorge ! » Bon d’accord elle extrapolait légèrement, mais l’ancien trader ne semblait pas particulièrement ravi d’être là. Enorah ne savait pas s’il était seulement mal à l’aise ou bien en colère, à vrai dire. Son visage impassible ne laissait guère la possibilité de deviner son fond de pensée ou encore ses émotions. Plus il se renfermait, et plus la jolie musicienne était mal à l’aise à son tour. Il n’avait pas idée du regard stressant qu’il pouvait avoir, sans compter les soupirs insupportables que ses lèvres laissaient échapper. S’il était dérangé par la situation, pourquoi diable restait-il ici ? Même s’il était le meilleur ami de Camille, ça ne pouvait pas être une raison suffisante aux yeux de la néo-zélandaise, bien au contraire. C’était un service bien trop exigeant à rendre… « Non, ne leur parle pas. C’est ma tête, ce sont mes souvenirs et en l’occurrence, c’est mon quotidien tourné en cauchemar. Plus vous allez vous couper en quatre pour moi, et moins je vais avoir l’impression d’avancer justement. Je crois qu’il faut que j’arrive à faire face à ce qu’était ma vie avant cet accident. Peut-être retrouver des réflexes d’avant, revoir des gens… Camille m’a dit que j’avais un manager, il doit donc connaître ma vie mieux que tout le monde ! Il faut que j’aille le voir. Il en saura sûrement plus. » Mais pas aujourd’hui : pour l’instant, Enorah avait l’esprit rivé sur les propos tenus par Annabella à l’égard de Magnus… et si elle disait vrai ? Lui aussi devait la connaître, et ce dans une intimité qu’il serait bon de ne dévoiler à personne d’autre. Ce fut sûrement pourquoi elle n’hésita pas à se relever de son canapé et à se planter devant lui, l’air passablement sérieux, les bras croisés contre sa poitrine. Pour sûr, il allait probablement avoir le palpitant prêt à manquer plusieurs battements face à sa demande…

    « Tu n’as qu’à m’emmener chez toi. Si nous avons eu une liaison de six mois, l’intimité de ton chez toi va sûrement obtenir plus de résultats qu’ici. » La jolie musicienne osa soudainement les épaules, parfaitement consciente de la faveur qu’elle demandait, bien qu’elle soit persuadée de ne pas avoir tort. Magnus avait marqué sa vie, et pas seulement parce qu’il était le père le Thaïs… pendant six mois, ils avaient été on ne peut plus proches. Enorah imaginait tout à fait la complexité de leur relationnel mais puisqu’elle se trouvait à court de solution, celle-ci en était une qui pouvait s’avérer on ne peut plus efficace. « Tu n’as rien à craindre, je veux juste savoir comment tu vis, tu fonctionnes, et ce au-delà de ce masque de froideur insupportable que tu mets sur ta personne. Ça m’étonnerait que je sois tombée amoureuse de quelqu’un qui soit aussi distant avec moi… on peut faire un essai. Si tu ne veux pas m’aider moi, fais ça au moins en pensant au service que tu as promis de rendre à mon frère. » Ca y est, elle avait enfin intégré que Camille était son frère, miracle !
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MessageSujet: Re: If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. EmptyMer 8 Aoû - 13:07



    Ca n’a jamais été simple entre vous, mais monsieur n’est pas du genre à montrer ce qu’il ressent d’où cet air d’ours mal léché.

    Annabella adorait son frère, mais elle savait aussi dire la vérité à son sujet. L’islandaise écouta alors avec attention la jeune blonde et hocha la tête. Si elle ne voulait pas qu’elle parle aux garçons, elle ne le ferait pas.

    Si jamais tu veux le voir, tu me dis et j’irais avec toi. Sauf si tu préfères aller avec un des garçons.

    Il savait que Camille aurait dû mal à laisser sa sœur sortir seul, elle l’avait bien comprit, mais il fallait que la jeune femme se sente à l’aise et que son frère décide de se reposer plus qu’il ne le faisait pour le moment. Voyant la jeune femme aller vers Magnus, l’islandaise croisa les bras et l’écouta parler avec son frère. Elle se mit à sourire aux propos de la pianiste, mais elle cacha son sourire derrière sa main, attendant la réaction de Magnus. Ce dernier qui avait vu Enorah se planter devant lui, venant de lever les yeux et il haussa les sourcils à ses propos. Maudissant sa sœur de tous les noms dans son esprit, il écouta Enorah parler et il soupira doucement.

    Ca n’est pas aussi simple. Ca ne s’est pas passé ici. Tu ne reconnaitras rien de mon appartement actuel vu que tu n’y a jamais mit les pieds. Tu m’as juste déposé un soir devant chez moi, c’est sans doute la seule chose que tu reconnaitrais.

    Magnus !

    Ecoutes, déjà tu le lui as dit, alors ça suffit.

    Ne dis pas n’importe quoi ! Je sais que tu as encore des photos de vous, même si tu ne le lui a jamais dit.

    Soupirant, il se leva du canapé, avant de s’arrêter et de regarder sa sœur.

    Je m’occupe de Camille et Thaïs.

    Hochant la tête, il laissa Enorah prendre une veste ou ce qu’elle voudrait avant de partir et il sortit de là. Marchant vers son véhicule, il ne savait pas si la jeune femme voudrait monter dedans.

    On peut aller à pied si tu préfères ?

    La laissant décider du moyen de transport, ils finirent par prendre la direction de l’appartement de l’islandais. Au fil des minutes le silence était là et il finit par tourner la tête vers elle.

    Est-ce qu’il y a des choses que tu aimerais savoir sur ces six mois ensemble ?

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MessageSujet: Re: If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. EmptyMer 8 Aoû - 14:47


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    Pour la forme, tout en sortant de son appartement, Enorah esquissa un petit clin d’œil suivi d’un sourire à l’attention d’Annabella. A vrai dire, la musicienne ne savait pas très bien ce qu’elle attendait de cette visite à l’appartement de Magnus. Peut-être souhaitait-elle qu’il ne l’invite quelques jours afin de savoir comment il se comportait avec elle dans l’intimité, pour peu qu’il soit un jour en mesure de faire preuve de naturel en sa présence… durant tout le trajet d’ailleurs, il semblait être aussi tendu qu’une corde d’arc. Pour un peu, la jolie blonde l’aurait surpris à être blanc comme un linge. Être en sa présence était si stressant que cela ? Elle craignait presque le pire dans ces conditions, surtout maintenant qu’il lui demandait si elle voulait savoir quelque chose de précis sur leur relation. « Tu étais amoureux de moi ou tu étais content que ça se soit fini ? » Enorah n’avait pas conscience de toute l’histoire régnant autour de ces fameux six mois. Elle ne se souvenait pas l’avoir lâchement lourdé après l’avoir surpris dans les bras d’une autre. A sa décharge, elle ne se souvenait pas davantage d’avoir été enceinte dans toute son existence… pire, elle n’avait pas conscience du jeune âge étant le sien. Sa mémoire avait été comme passée façon lobotomisation. Personne n’avait idée du stress qu’une telle chose pouvait entraîner, surtout lorsque l’on en vient à se réveiller en pleine nuit, tout en sueur, en ayant l’impression de se rappeler quelque chose alors qu’il ne s’agissait que d’une fausse impression. « Je ne sais pas quelle question je peux te poser exactement. C’est toi qui possède les souvenirs, c’est toi qui semble tout crispé en ma présence. Tu sais, je ne vais pas te mordre, je ne me souviens même pas d’avoir passé une nuit dans tes bras ! Pourtant, il a bien fallut puisque d’après Annabella, tu es le père de Thaïs… je ne crois pas en l’immaculée conception, évidemment. Enfin tout ça pour dire que l’on dirait presque que tu vas t’évanouir tellement tu es crispé. Tu as peur que je recouvre la mémoire ou quoi ? »[/color][/b] Enorah ne prenait plus autant de gants que d’ordinaire, puisqu’elle n’avait que moyennement conscience de leur intimité passée. Il faut dire qu’à sa décharge, ils n’avaient jamais été très proches, Magnus freinant toujours des quatre fers pour développer ladite intimité pouvant régner entre eux. Cela n’avait semble-t-il pas changé, puisque maintenant qu’ils pouvaient essayer de redémarrer quelque chose, il y avait toujours quelque chose pour les bloquer… l’accident d’Enorah étant tout de même le pompon au milieu de tout ceci. « Je n’ai pas demandé à avoir un accident et encore moins à perdre la mémoire. Tu crois franchement que c’est fun et que ça m’amuse ? J’ai presque envie de te secouer pour que tu fasses preuve d’un peu de naturel, que tu OSES me regarder enfin dans les yeux et me dise ce que tu as en tête. Pourquoi je devrais poser des questions, d’abord ? C’est TOI qui sais ! Dévoile-toi, nom de dieu ! » Dans ces conditions, il allait finir par la perdre s’il continuait à se renfrogner de cette manière. Enorah aurait d’autant moins de scrupules qu’elle ne se souvenait même pas le connaître en soi.

    Le paroxysme de la situation fut bientôt atteint alors qu’elle s’était rapprochée pour l’engueuler et que son regard passait actuellement de ses yeux à ses lèvres. Et si elle tentait le tout pour le tout histoire de voir ce que cela pouvait donner ? Une sensation physique mêlée à une bonne dose d’émotion pouvait donner quelque chose, cela valait le coup d’essayer en tout cas. Cela dit, plus elle se rapprochait, plus elle sentait son cœur battre et plus elle se rendait compte du danger et de la gêne que ce geste représentait, pour elle comme pour lui. Diantre… elle n’aurait jamais cru qu’une telle chose soit possible ! « Non » coupa-t-elle simplement avant de s’éloigner aussitôt et de façon plutôt brusque. « Ça ne servirait à rien, tu serais toujours autant tendu et donc ça ne représenterait sûrement pas ce que l’on a vécu. Enfin, que vous dites, parce que moi, je ne m’en souviens pas. » Enorah finissait par douter de tout cela, au final. N’importe qui serait tenté d’en faire autant, pourtant. « Ton appartement est par là ? »
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MessageSujet: Re: If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. EmptyMer 8 Aoû - 17:36



    Il ne s’était pas attendu à ce qu’elle soit si franche. Il savait qu’elle n’était pas du genre à passer par quatre chemin, mais là il était clairement surprit. Il se racla la gorge pour tenter de répondre au mieux.

    J’ai été amoureux de toi et je le suis toujours. Seulement je ne te l’avais jamais dit quand on était ensemble.

    Regardant la jeune femme, il était véritablement mal à l’aise. Que devait-il dire ou faire ? Il n’en avait pas la moindre idée et si Annabella n’avait pas ouvert sa grande bouche, il n’en serait pas là. Quoi que si ça n’avait été elle, ça aurait pû être Camille, donc finalement il en serait au même point. Puis, le ton monta et il fut encore plus surprit par tout ce qu’elle disait. Seulement lui c’était mit en tête de ne surtout pas parler de tout ça. Il voulait qu’elle retrouve son passé par elle-même et encore plus leur relation de six mois. Il ne s’était pas tout de suite rendu compte qu’elle était si près et quand le silence s’installa, il regarda la jeune femme. La situation n’était pas des plus désagréables, sauf quand elle décida de reculer. Il avait hésité à la retenir, mais il la laissa faire.

    Oui.

    C’est tout ce qu’il trouvait à dire. Quel abruti ! Soupirant à nouveau, il marcha à côté de la jeune femme, avant de l’attraper par le bras pour la stopper. Se mettant face à elle, il prit une profonde inspiration et se lança.

    Au début, c’était purement physique. On s’envoie en l’air n’importe quand et n’importe où. On était tout les deux d’accord avec ça. Ca n’allait pas plus loin et on n’avait pas besoin de plus. Seulement de mon côté, j’avais toujours vécu des choses comme celle là. Je prenais une femme, je couchai avec et je la jetais, faisant en sorte de ne jamais la revoir. Seulement avec toi, ça a été la plus longue relation de toute ma vie. Je ne t’ai jamais trompé, mais un jour, une femme est arrivée chez moi. Une fille qui travaillait avec moi et elle a commencé à me dire qu’on allait vivre ensemble et elle m’a embrassé. Seulement, tu l’as vu et tu as pensé que je te trompais. De ce que tu m’as dit, c’est ce jour là que tu es venu t’installer ici et c’est ce jour là également que tu avais sû que tu étais enceinte.

    Il avait fixé la jeune femme dans les yeux tout en lui parlant, pour lui faire comprendre qu’il ne mentait pas.

    J’avais essayé de te contacter pour qu’on en parle, mais je n’ai jamais réussit à te revoir. On en est resté là jusqu’à ce qu’il y a quelques semaines ton frère ne lâche la vérité et depuis les choses restent toujours compliquées. Peu avant ton accident, on a réussit à parler et on a tenté de faire en sorte que je vois Thaïs, après ça, je devais t’accompagner à un gala, mais je n’ai pas pû. Sur un malentendu, tu as passé l soirée avec un homme rencontré lors du gala et comme d’habitude je me suis renfermé, on s’est criés dessus et je suis partit.

    Haussant les épaules, il soupira doucement.

    Voilà toute la vérité.

    Après ça, il ne pouvait pas en dire plus. La jeune femme ne pouvait pas se souvenir de ce qu’ils avaient vécus ou même ce qu’elle avait ressentit pour lui, mais au moins elle savait.

    Mon appartement est là si tu veux toujours y aller.


    Il en doutait, vu ce qu’il venait de lui dire, mais elle voulait toujours, il lui montrerait.

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MessageSujet: Re: If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. EmptyMer 8 Aoû - 23:17


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    « Tu as des regrets ? Je veux dire, de l’après soirée… même si j’en doute vu le nombre de fois où tu hausses les épaules en parlant de notre « histoire ». C’est plus facile ou tu aimes juste agir avec nonchalance ? » Enorah n’accusait pas, elle s’interrogeait. Difficile de ne pas se demander comment il faisait pour ne pas sembler touché face à un épisode redoutablement personnel de son existence. D’un côté, il disait être amoureux, de l’autre, il n’avait pas l’air dérangé une seconde par les différents évènements récents. « Et si je n’avais pas survécu à l’accident ? » Vaste question. Aurait-il été bloqué par les remords ou aurait-il simplement poursuivi sa vie, de son côté, sans un bruit ? La musicienne ne comprenait pas son comportement, c’était une certitude, sans quoi elle ne poserait pas autant de questions. Mais plutôt que de fuir en adoptant ainsi le même réflexe défensif que l’islandais, Enorah haussa les épaules à son tour pour mieux continuer à marcher en direction de l’appartement de Magnus. Sauf qu’une fois à l’intérieur, elle dû admettre qu’aucun sentiment précis ne lui sautait à la gorge… aucune angoisse ou joie, rien du tout. Il s’agissait d’un appartement de célibataire comme il en existe beaucoup d’autres sur cette bonne planète, et il n’y avait strictement rien d’extraordinaire. En entrant, elle ne constata aucune photo d’eux, contrairement à ce qu’Annabella lui avait dit. Aucun signe même de leur liaison, bien qu’il lui ait juré mordicus que cela avait été sa plus longue histoire… qu’est-ce que six mois, après tout ? Ils ne s’étaient guère promis la lune d’après ce qu’elle avait compris, et aujourd’hui encore, il ne semblait pas décidé pour trois sous à changer de stratégie. Comme si son existence en retrait lui convenait parfaitement et qu’elle venait semer le chaos dans son quotidien tranquille… et si elle avait tort et que sa place n’était pas ici ? « Effectivement, rien de précis ne me vient. J’avais tort, navrée. » Enorah haussa les épaules à son tour à nouveau, adoptant au final la même façon détestable d’appréhender les choses : avec détachement. Magnus ne s’en offusquerait sûrement pas, lui qui n’avait guère l’intention de faire preuve d’autre chose que d’un désintéressement profond. Pourquoi ne pas en profiter ?

    « Ce n’est définitivement pas ma vie tout ça, et je suis déjà lassée de chercher, à vrai dire. Peut-être que ça ne reviendra jamais, en fin de compte. Peut-être que mon cerveau ne veut pas se souvenir d’évènements plus graves dont vous n’avez pas conscience, tous autant que vous êtes… mais tu sais quoi ? Je vais arrêter purement et simplement de chercher. Ca ne sert à rien. » Magnus allait beaucoup aimer son discours, c’était une certitude. Il allait encore plus apprécier le fait qu’elle ne se dirige jusqu’à son mini bar pour prendre une bouteille de bourbon afin d’en boire une bonne lampée à même le goulot ! Mais Enorah était fatiguée de souffrir, tant physiquement que psychiquement pour un résultat aussi médiocre. Pour la première fois depuis des lustres, elle baissait les bras, n’en déplaise à Camille, Magnus et tous les autres. A quoi bon ? Si elle ne devait plus être la même, autant reprendre son métier de pianiste et aller de l’avant. Que ses souvenirs reviennent ou pas, cela ne changerait pas grand-chose au final. « J’en avais besoin je crois… c’est la meilleure chose qui me soit arrivée depuis un lustre et demi ! » Enorah n’allait pas finir saoule, bien au contraire, puisqu’elle n’avait bu que deux pauvres gorgées pour l’instant, mais vu les médicaments qu’elle prenait pour la douleur, il valait mieux pour elle qu’elle ne continue pas dans cette voie. Même si une bonne race lui aurait permis d’être anesthésiée pour un délicieux moment, durement mérité. « Je vais reprendre mon souffle et y aller, je crois. C’était stupide de ma part de venir ici… surtout que tu as l’air aussi ravi que si on t’avait coupé une jambe ! Non, sans déconner, c’est plus gai dans un cimetière… » Enorah éclata volontiers de rire, laissant ainsi s’échapper toute la pression et la détresse étant la sienne actuellement. Comme quoi, l’alcool peut faire du bien à petite dose.
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MessageSujet: Re: If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. EmptyJeu 9 Aoû - 13:12



    Le fait que je n’ai pas pû aller avec toi et que tu sois allé voir un autre ? Oui, je le regrette, à vrai dire, je regrette le fait de ne pas avoir pû m’expliquer avant et qu’on s’engueule à chaque fois, mais ça semble être ce qu’on sait faire de mieux.

    Il savait que c’était injuste de dire ça, mais pour le moment, c’était la vérité. Jusqu’ici ils n’avaient fait que se crier dessus. Puis, il fronça les sourcils à sa question et il croisa les bras sur son torse.

    Si ça avait été le cas, j’aurai aidé Camille autant que j’aurai pû, j’aurai été là pour Thaïs.

    Mais pour le reste, il devait avouer qu’il n’aurait pas sû quoi faire. Il aurait sans doute eu besoin d’un bon coup de pied aux fesses, mais il aurait été celui qui n’aurait pas eu envie qu’on l’aide. Se retrouvant finalement devant son appartement, il ouvrit la porte et la laissa entrer. Il avança dans son appartement et la regarda faire le tour. Ils n’avaient rien vécus ici, pas ensemble. Elle ne verrait sans doute rien de particulier qui pourrait l’aider. Ce fut apparemment le cas et il hocha la simplement la tête. Il fut alors surprit de ce qu’elle disait. Laisser tomber ? Pourquoi ? Si elle ne se souvenait pas de lui encore, ça ne le dérangeait pas, mais de sa fille, ça il était déjà moins d’accord. Le pire était ce qu’elle disait ensuite et il ferma les yeux, seulement ça ne l’aida pas et il éclata.

    Stop ! Oui tu as perdu tes souvenirs, mais il y a des gens qui comptent sur toi, mais surtout une petite fille de deux ans. Cette petite fille a toujours été ta fierté, c’est ce que tu m’as dit. Tu m’as également dit qu’elle passerait toujours avant tout et aujourd’hui tu comptes l’abandonner ? Tu ne chercheras même pas une seule seconde à te rappeler d’elle ? Thaïs a besoin de sa mère !

    Hausser le ton n’était clairement pas la chose à faire, mais cette fois-ci, il n’avait pas pû s’en empêcher.

    Camille lui s’en remettra, je le sais, il jouerait les gros bras et fera comme si de rien n’était. Je serai pareil même si ça me fera du mal de savoir que la femme que j’ai aimé et que j’aime ne veut pas se souvenir de moi. Tu sais pourquoi je ne dis rien et que je ne montre rien ? Parce que ça fait mal. Tu as failli mourir ! On a tous faillit te perdre, alors le fait que tu veuilles baisser les bras, c’est ton droit, mais ne comptes pas sur moi pour être plus agréable qu’un cimetière.

    Se retournant vers la porte, il l’ouvrit et fixa la jeune femme.

    Il y a peut-être un endroit qui te rappellerait quelque chose. Après ça si rien ne te reviens, je te laisserai tranquille et tu feras ce que tu voudras.


    Attendant que la jeune femme arrive pour y aller, il voulait l’amener là où il l’avait revu. Là où elle avait répété et il savait que son manager serait là-bas, il l’avait dit à Camille.

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MessageSujet: Re: If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. EmptyJeu 9 Aoû - 19:14


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    Enorah n’avait pas dégoisé un mot depuis qu’elle était sortie de l’appartement de l’islandais. Aucun son ne venait, aucune envie non plus. Ils semblaient se terrer dans un silence de mort alors que Magnus la conduisait vers le théâtre où elle mettait ses concerts en place, toujours à s’entraîner d’arrachepied en oubliant tout le reste… mais décidément, les paroles qu’il avait eues lui restaient en travers de la gorge. Comme s’il avait raison et tort à la fois. Mais ce fut une fois arrêté à un feu rouge que la jolie musicienne éprouva le besoin de s’exprimer et non avant. « Tu penses vraiment que ne rien montrer et ne rien dire soit la meilleure solution du monde ? C’est plus facile, mais c’est aussi factice, car au final, la douleur est toujours là. Pire, cette nonchalance t’éloigne des gens les plus proches de toi. Même sans me souvenir de ce qui s’est passé, je sais au fond de moi pourquoi je suis autant en colère après toi dès que tu ouvres la bouche… j’ai besoin d’exprimer les choses, et de recevoir une réponse à mes émotions et à mes démonstrations affectives. Je ne dis pas que c’est simple, mais cela prouve au moins que je tiens aux gens. Quand je dis que je vais baisser les bras, je ne pense pas une minute, ou alors pendant cinquante secondes avant de me secouer et de faire en sorte de me battre pour que ça marche. Toi, tu fuis la bataille. Mais tu sais quoi ? Tu regardes ta vie passer au lieu de la vivre. Si j’étais méchante, je te dirais que c’est pathétique. Mais je vais me contenter de dire que c’est triste à pleurer. » Si Enorah n’avait pas survécu à ce grave accident, Magnus n’aurait jamais eu la possibilité de lui dévoiler tout ce qu’il cachait au fond du cœur. Ceci étant, il n’y parvenait pas davantage alors qu’elle ne se trouvait qu’à quelques centimètres de lui, prête à écouter. Il gâchait toujours un temps tellement précieux qu’au final, rien n’était jamais fait de son côté… pas étonnant que sa plus longue histoire soit celle vécue en compagnie d’Enorah : elle avait été la seule personne avec une patience tellement angélique que l’on aurait presque pu lui donner le bon Dieu sans confession. Mais la jolie musicienne était lassée, à force. Même sans se souvenir de quoi que ce soit, elle sentait sans peine la lassitude de ces évènements répétés… l’islandais la repoussait, elle s’énervait, ils finissaient par aller au clash et ne plus se parler pendant des semaines. A ceci près qu’ils n’avaient plus cinq ans… ce qui était mignon chez un enfant devenait facilement irritant chez un adulte, et sur ce point précis Magnus comme Enorah étaient logés à la même enseigne malgré leur différence d’âge.

    « Vivre est dur et douloureux. N’importe qui le dira sans peine. Mais faudrait-il se défendre de mettre un pas devant l’autre parce que cela peut être plus douloureux encore ? On souffre pour des lendemains meilleurs, ainsi va le monde. Et au final, ce que l’on récolte de bon vaut le prix que cela coûte. » Enorah s’était soudainement tournée vers Magnus, un sourire délicat aux lèvres, et avait caressé doucement sa main tenant le levier de vitesse. Ce geste ne perdura que quelques secondes avant qu’elle n’ôte elle-même sa main face au manque cruel de réaction de l’islandais, certes, mais il s’agissait là du dernier baroud d’honneur, du dernier essai avant qu’elle n’abandonne purement et simplement la lutte… en ce qui le concernait lui. « Les gens ne changent pas, hélas. Ils campent sur leurs positions et font comme s’ils n’avaient rien vécu pour se protéger. Mais c’est une vue à court terme, Magnus… il ne t’arrivera jamais rien de bon, ou alors par un heureux hasard, si tu continues sur cette voie. Et de toute évidence, notre histoire ne pourra jamais être… pas alors que tu mets le passé avant le présent. » Il avait dit l’avoir aimé par le passé avant d’avouer l’aimer toujours. Ce n’est pas un discours particulièrement engageant, et ce fut pourquoi elle se pencha pour embrasser sa joue avant de lui murmurer, déterminée : « au revoir, Magnus Arnarsson. » Enorah était sortie du véhicule alors que le feu était encore au rouge avant de commencer à disparaître sous une pluie battante. Elle se souvenait de quelques bribes d’anecdotes, le nom de famille du jeune homme en faisant partie… tout comme elle venait de se remémorer de l’adresse du théâtre. Elle s’y rendait, certes, mais sans la présence de son « accompagnateur ». Hors de question de lui imposer sa présence alors qu’il était le premier à avoir baisser les bras. La musicienne voulait se souvenir de tout, ce premier résultat étant relativement encourageant bien que modeste.
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MessageSujet: Re: If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. EmptyJeu 9 Aoû - 21:22



    Se retrouvant à un feu rouge, Magnus le regardait attendant qu’il change de couleur, mais la jeune femme prit la parole. Il fut surprit, mais il écouta en fronçant les sourcils. Il ne s’était pas attendu à ce qu’elle lui dise ce genre de choses. Il ne faisait que la regarder et il devait avouer que plusieurs sentiments s’emparaient de lui. La douleur du faite qu’elle aurait pû mourir, la tristesse de la savoir dans le noir total concernant son passé. Il avait également mal de ne pas réussir à s’ouvrir plus. Seulement c’était tout lui, préférant se renfermer et donner ces pensées au compte gouttes. Sentant la main de la jeune femme sur la sienne, il ne dit toujours rien, ne faisant que l’écouter jusqu’à ce qu’elle quitte la voiture pour marcher sous la pluie. La regardant par la fenêtre, il finit par entendre klaxonner et il démarra. Ce qu’elle venait de lui dire le faisait réfléchir, mais il avait besoin de quelques minutes seul également. Roulant vers la salle de répétition, il ne savait pas si c’est là qu’elle serait, mais il y allait quand même. Une fois là-bas, il resta dans la voiture. Personne à l’horizon. Elle était peut-être déjà arrivée avant lui, il n’en savait rien. Posant ses mains sur son visage, il soupira et posa son front contre le volant. Il devait se bouger, faire quelque chose pour que la jeune femme comprenne qu’elle n’était pas rien à ses yeux. Quelques minutes plus tard, il releva la tête et inspira longuement avant de se décider à sortir de sa voiture.

    Allant vers la salle, il y entra. Seulement, il n’y avait personne, enfin si le manager d’Enorah, mais pas la jeune femme. L’homme le regardait et il se présenta, expliquant qu’il pensait trouver la jeune femme ici. L’homme lui demanda des nouvelles et Magnus lui indiqua ce qu’il savait, avant de s’excuser pour repartir et la chercher, espérant la retrouver avant qu’il n’ait besoin de contacter Camille, sans quoi son meilleur ami risquait de l’étriper pour avoir laissé sa sœur seule en ville. Poussant la porte de la salle, il marchait vers la sortie, quand cette dernière s’ouvrit sur Enorah. Il soupira doucement et avança vers elle, la prenant dans ses bras. C’était quelque chose qu’il n’avait jamais fait. Il ne l’avait prit dans ses bras et elle devait sans doute ce demander ce qui lui arrivait. Se reculant doucement, il la regarda et soupira à nouveau.

    En ne te trouvant pas ici j’ai eu peur.

    Il ne l’avait pas dit à son manager, mais il avait vraiment eu peur qu’il lui soit arrivé quelque chose, parce qu’elle n’aurait pas repéré le quartier où elle était et se serait perdu. Fixant la jeune femme, il se passa une main sur la nuque.

    J’ai pensé à ce que tu m’as dit et si je prend tellement en compte le passé, c’est parce que c’est mon seul point de repère. Je t’ai dit que tu étais la femme avec qui j’ai eu la plus longue relation et c’est ce point de repère que j’ai, parce que je ne sais pas comment faire autrement. Je sais que je ne t’ai jamais montré un seul geste d’affection, mais en repensant à ce qu’on a vécu, je me dis que je ne peux pas faire plus mal. Enfin c’était ce que je pensais jusqu’à ce que j’écoute ce que tu avais à me dire tout à l’heure.

    Levant les yeux pour la regarder, il fronça doucement les sourcils, vraiment très peu sûr de lui.

    Si je m’étais écouté tout à l’heure, j’aurai fais en sorte de te rattraper pour te parler et même t’embrasser, pour te faire comprendre que je veux avancer avec toi, mais je ne l’ai pas fait parce que ce sont des choses que je ne sais pas faire.

    Sa mère avait été une femme géniale, pleine d’amour pour ses enfants, mais Magnus était nul dans ce domaine. Il ne savait pas montrer à qui que ce soit des gestes d’affections. Thaïs en avait beaucoup plus que lui n’en aurait sans doute jamais.

    Ton manager est dans la salle. Si tu veux que je vienne je peux, sinon, si tu préfères être seule, j’irai attendre dans la voiture que tu reviennes.


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MessageSujet: Re: If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. EmptyJeu 9 Aoû - 23:42


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    Une étreinte. La chaleur de ce câlin avait soudainement envahit complètement l’être d’Enorah, tant et si bien qu’elle s’était surprise à fermer les yeux quelques secondes histoire d’en profiter. Décidément, elle ne comprendrait jamais Magnus : un pas en avant, trois en arrière… n’était-il jamais lassé de ne pas savoir ce qu’il veut ? Dans tous les cas, la demoiselle peinait à se rendre compte de l’immense effort fait par l’islandais tant celui-ci était surprenant. D’après Camille, ils avaient été traders ensemble et Magnus était de loin le plus assuré des deux. C’était la raison pour laquelle il remportait autant de succès auprès de la gent féminine, d’ailleurs… elles l’adoraient toutes. Pire, elles en avaient après sa personne à chaque fois qu’il se pointait à une soirée. Mais il avait fini par dire adieu à tous ces privilèges de manière proprement inexplicable. Enorah ne se souvenait pas qu’il lui ait avoué avoir voulu changer de vie pour qu’elle ne lui revienne, tout simplement. La jeune femme n’avait pas la moindre conscience des sentiments habitant le jeune homme, pour la bonne raison qu’il ne s’exprimait pas d’une manière compréhensible pour la musicienne. Il se sentait stupide à la plus petite manifestation d’affection, quand il n’était pas tout simplement inerte et impassible à chaque fois qu’elle se trouvait devant lui. Aussi, il n’était pas étonnant qu’elle ne soit la première à freiner des quatre fers dans ces conditions, tout en sachant qu’à l’heure actuelle, aucun des souvenirs qu’il possédait ne peuplait les neurones de son cerveau. Il avait dans son esprit des trésors de souvenirs qu’elle ne pouvait pas imaginer, après tout… « Qu’est-ce que tu aurais à perdre d’avancer au lieu de reculer ? Au pire des cas, tu te prends un vent, tu recules effectivement et tu recommences. Mais il me semble me souvenir que nous avons eu une relation de six mois, non ? Je ne suis donc pas une inconnue. Le seul ennemi à ton bonheur, c’est toi-même. » Enorah lui caressa doucement la joue, avant de lui adresser un très léger signe de tête pour qu’il ne l’accompagne à l’intérieur. Elle n’avait pas l’intention de le laisser sur la touche, mais elle ne souhaitait pas pour autant l’accueillir à bras ouverts pour l’instant. Forcer autrui n’avait jamais été son dada et dans l’état actuel des choses, elle n’avait ni l’énergie ni le temps de s’adonner à ce genre de choses. Magnus allait donc continuer son petit bonhomme de chemin et prendre ses responsabilités tout seul… à ceci près que contrairement à ce qu’elle pensait, une fois à l’intérieur, il n’y avait personne. Aucune trace de son manager avant qu’elle ne se rende compte de la pile de documents présente sur le piano. Il avait visiblement dû s’absenter rapidement sous un coup de fil de sa femme, mais s’était occupé de rassembler toutes les photographies de galas, de concerts et autres sorties faites durant sa carrière de pianiste. Et il y en avait un paxif, sans compter les dernières partitions revisitées par ses bons soins en vue du concert parisien tant attendu par ses fans. « Je me souviens de ces personnes… la plupart me demandaient des autographes, d’autres étaient d’importants pontes dans les villes que nous avons visitées. La musique m’a rapprochée de centaines de personnes de tous les horizons. »

    Le clavier était bien évidemment ouvert, comme si son manager avait toujours su qu’elle allait se pointer à un moment donné et vouloir jouer. Le simple fait de frôler les touches lui procura le même frisson que la toute première fois au conservatoire de Paris. Elle s’assit sans attendre, sans un bruit, avant d’entamer une partition de Mozart qu’elle connaissait absolument par cœur. Celle-ci avait été tellement jouée par ses bons soins que les souvenirs défilaient au fond de ses yeux clos… et l’émotion s’emparait littéralement d’elle, au point de laisser de nombreuses larmes s’écouler le long de ses joues froides. En vérité, elle aurait dû commencer par cela. « J’étais anéantie après la mort de mes parents. Douze ans… je n’étais qu’une petite conne en pleine capitale française, possédant un don pour le piano. Ma mère désapprouvait totalement le fait que je ne prenne cette voie. J’ai dû argumenter des semaines entières avec l’aide de Camille et de notre père pour qu’elle ne cède et n’accepte de m’inscrire au conservatoire de Paris. Ils sont morts la veille de mon départ… et depuis, j’ai juré de ne jamais la décevoir. Je me concentrais sur ma carrière avant tout, je mettais de côté tout le reste… pourtant, j’étais la première à rêver d’un grand mariage en blanc, avec une robe de mariée que j’aurais dessinée moi-même. Étrange, n’est-ce pas ? Mes souvenirs s’effacent ensuite. C’est comme si on m’imposait un immense blackout… » Enorah commençait à choper des bribes de son passé, mais le présent restait complètement obscur. Elle peinait à se rendre compte des détails de celui-ci, et ce bien qu’elle se soit soudainement souvenu du nom de famille de Magnus sans même s’en rendre compte. Le cerveau humain a une bien curieuse façon de se protéger ou de punir autrui, vraiment. « Je crois que je passe vraiment ma vie dans ce théâtre. Je me trompe ? » Magnus allait sûrement sauter sur l’occasion pour lui parler de son emploi du temps et d’éviter de passer par la case « sentiment ». A croire qu’ils soient doués pour ça, au final.
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MessageSujet: Re: If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. EmptyJeu 9 Aoû - 23:57



    Suivant la jeune femme, il fronça les sourcils. Ce qu’elle venait de dire était totalement vrai, mais il allait avoir besoin d’apprendre. Il ne voyait que ça pour l’aider. Apprendre à se laisser aller avec les autres. Reprenant ses esprits, il ne vit pas le manager, mais laissa la jeune femme aller vers la scène où étaient le piano et un tas de dossiers. Montant avec elle, il regarda à son tour les photos dont elle parlait. Il écouta avec attention. Des gens comme ceux là elle s’en souvenait ? C’était étrange, mais il ne dit rien, avant qu’elle n’aille vers l’instrument. Croisant les bras, il la regarda faire, avant qu’elle ne joue. La musique était inattendue, mais visiblement elle comptait pour la jeune femme. Les larmes arrivèrent sur ses joues et il se demandait ce qui se passait. Elle parla de son enfance, de son frère et de la mort de leurs parents. Elle se souvenait de ces choses apparemment. Le médecin avait bien dit que ça finirait par revenir, mais il n’avait pas pensé à ce que ça soit le cas, vu que jusqu’à présent, il n’y avait pas grand-chose qui avait fonctionné. Lui qui avait pensé qu’en voyant Thaïs, elle se souviendrait de beaucoup de choses. Peut-être que les endroits les plus importants étaient ceux qui l’aideraient le plus. A l’entente de sa question, il hocha la tête.

    Selon Camille c’est le cas. Tu fais en sorte que Thaïs passe du temps avec toi, avant qu’elle n’aille se coucher et tu viens ensuite répéter ici.

    Haussant un sourcil, il se mit à sourire en coin.

    Je ne pensais pas que tu te souviendrais de tout cela, mais c’est une bonne chose. Enfin même si ça ne sont pas des moments heureux.

    En effet la mort de leurs parents ne l’était pas, mais au moins, elle avait quelques souvenirs. Continuant de la regarder, il soupira doucement.

    Tu veux rester ici ou on rentre voir si Thaïs est arrivé chez toi ?

    Vu qu’elle avait paniquée un peu plus tôt, il ne voulait pas lui imposer quelque chose avec laquelle elle ne serait pas à l’aise.

    A moins que l’on aille dans des endroits où tu vas souvent et qui pourront peut-être te rappeler quelque chose ?

    Il haussa à nouveau les sourcils. Peut-être que c’était ça le plus important pour l’instant, le fait que certains endroits lui rappellent des choses et qu’elle puisse enfin avoir d’autres souvenirs qui reviennent à la surface.

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MessageSujet: Re: If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. EmptyVen 10 Aoû - 0:17


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    Effectivement, la mort de ses parents n’était pas un souvenir heureux, bien au contraire. Il ravivait en elle une blessure qui jamais ne s’était totalement guérie. Mais plutôt que de l’épargner pendant quelques minutes encore, Magnus revint aussitôt à la charge avec leur fille, comme si c’était une affaire d’état que de rentrer pour que Thaïs ne voit sa mère. D’accord, techniquement parlant c’en était une mais Enorah n’était définitivement pas prête à imposer à une enfant de cette âge la vision de sa mère, la mémoire en charpie, qui ne serait même pas en mesure de la reconnaître. Si on lui imposait pareil traitement, la musicienne n’était pas sûre de pouvoir le supporter. Bien au contraire. Cette petite ne méritait pas ce qui arrivait pourtant à sa famille, mais plutôt que de crier à l’injustice à tout bout de champ, sa mère avait plutôt besoin de temps. Du temps pour accepter le fait qu’elle puisse ne jamais retrouver pleinement tous ses souvenirs, et du temps pour s’adapter à ce semblant de nouvelle vie. Elle ne disait pas ne jamais vouloir revoir sa petite tête blonde préférée, sa fierté la plus évidente dans l’existence… mais Enorah n’était pas en mesure de rentrer immédiatement chez elle tout en sachant à quel point quelqu’un pouvait compter sur elle à l’heure actuelle. « Je ne peux pas, Magnus. Traite-moi de monstre si ça te chante mais je ne peux pas regarder cette enfant dans les yeux tout en faisant semblant que tout va bien ! Tout ne VA PAS BIEN ! » Enorah ne s’était pas énervée, bien au contraire, et sa voix s’était à peine élevée tandis qu’elle soulignait cette évidence. Son cerveau lui jouait des tours et si cela se trouvait, elle faisait fausse route… les souvenirs lui revenant en tête n’étaient pas les plus importants jusqu’ici. A croire que sa vie soit en train d’être complètement revue et corrigée par ses propres neurones ! Les médecins avaient beau l’avoir prévenue que le processus de guérison pouvait prendre un temps fou, la jolie pianiste commençait littéralement à perdre patience… au point de fermer violemment le clavier du piano et de placer ses coudes dessus tout en soupirant avec lassitude. « Je ne peux pas regarder ma fille dans les yeux et lui dire que je ne me souviens pas d’elle. Tu te rends compte du traumatisme ? Elle a deux ans, d’après Camille ! A deux ans, on doit préserver son innocence. Je sais qu’elle a besoin de moi et qu’au fond de moi c’est la personne à laquelle je tiens le plus, mais… je fais ça pour la protéger justement. Je ne sais pas du tout comment je peux réagir face à elle et je ne veux pas qu’elle souffre. Elle a subit suffisamment de traumatismes comme ça. » Pendant la grossesse d’Enorah, le seuil de stress avait largement crevé le plafond, sans compter les grands soirs à paniquer face à un harceleur, et d’autres anecdotes du genre dont Magnus ne se souvenait pas mais dont Camille avait longuement parlé à sa sœur quelques heures plus tôt. C’était presque un miracle que Thaïs soit venue au monde en bonne santé, avec dix doigts de pied et deux mains. Comme quoi, faire partie du show-biz n’est pas nécessairement une partie de plaisir contrairement aux idées reçues.

    « Je n’ai pas une vie très stable entre ceux qui me harcèlent, ceux qui m’agressent et tous les autres… Thaïs est équilibrée parce que je me suis donné un mal de chien, d’après Camille. Je veux maintenir ce statut quo, même si tu trouves que je suis égoïste ou monstrueuse. » Pour l’instant, Enorah voulait rester ici, souffler un peu après la découverte de ces quelques souvenirs et pourquoi pas aller s’anesthésier dans un bar qu’elle fréquente de temps en temps. Il serait toujours temps de reprendre la chasse aux souvenirs demain, quand elle serait enfin un peu plus reposée… peut-être serait-elle-même disposée à tenter de voir sa fille, aussi ? « Je ne te demande pas de comprendre, tu ne le peux pas. Ni même de rester si tu trouves cela trop insupportable. Je vais juste rester quelques minutes encore et tenter de retourner dans un bar où je connais personnellement les responsables. J’ai besoin d’un verre d’une part, et côtoyer un autre endroit connu ne peut pas me faire de mal d’autre part. »
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MessageSujet: Re: If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus. Empty

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If I'll write a book, it would be titled "the way for my foot to you ass" ft. Magnus.

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