It's New York City bitches ! And it's my motherfucking dream

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Raf & Kovu ₪ Money money money

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Caleb Smoak
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MessageSujet: Raf & Kovu ₪ Money money money Raf & Kovu ₪ Money money money EmptyJeu 14 Juin - 0:59

Malyck fumait avec des amis dans un coin sombre d'une rue mal éclairé. Il avait un sourire assez content sur les lèvres, il avait réussi à gagner 2800$ ce soir. C'était pas si mal. Il adorait le vendredi soir pour cette raison, il pouvait bosser beaucoup plus tard, les petits riches allaient en boîte et lui en profitait pour voler le petit bijou que papa & maman leur avait offert. Cet argent tombait plutôt bien. Entre l'école de danse privée de sa petite sœur, l'école supérieur de son frère etc... la scolarité en Amérique c'était juste affreusement cher. Évidemment, il ne pouvait pas offrir le meilleur bahut à ses cadets, mais il faisait un effort pour ne pas les mettre dans les pires établissements non plus.

Finalement, à 4 heure du matin, il décida de rentrer chez lui en faisant un dernier signe de main à ses amis qui continuaient leur soirée. Il prit alors un raccourci, le Bronx, c'était sa jungle, c'était sa maison, il connaissait tous les endroits. Et il n'avait peur nul part. Kovu n'avait pas vraiment d'ennuis avec les gens, plus jeune, il avait été un sale gosse, et même si aujourd'hui, il n'était pas totalement fréquentable, il n'en restait pas moins quelqu'un de sympathique et d'honnête, il ne provoquait pas les autres clans et savaient où il pouvait se permettre de voler et où il était déconseillé de faire ce genre d'actions. C'était pour ça qu'il avait une sorte de laisser passé tacite un peu partout dans la ville. Il passa donc dans la rue chaude du coin et fit un signe de main à une ou deux putes qu'il connaissait depuis quelques années. Les métiers les moins glorifiant étaient ceux qui payaient le mieux... et Kovu ne jugeait pas ces filles, parce qu'il comprenait parfaitement. Il se tendit cela dit un peu lorsqu'il vit quelques dealers. Plus jeune, il en avait été un lui-même, mais suite aux problèmes de Shanice avec cette merde, il restait un peu distant avec cet univers maintenant. Il fit un vague signe de tête au chef qui le toisa avant de finalement hocher la tête dans sa direction. Malyck se dépêcha alors de marcher, il n'avait pas spécialement envie de taper causette avec eux.

Il allait passer devant un nouveau dealer lorsqu'il s'arrêta brusquement avant qu'un sourire ravi ne naisse sur ses lèvres en reconnaissant le dealer en question. Il s'avança vers l'homme les mains dans les poches et un sourire rayonnant sur les lèvres. « Raf ? » appela-t-il l'italien avant de se mettre en face de lui. « Bonne journée au boulot ? » demanda-t-il en haussant un sourcil curieux. ça faisait un moment qu'il n'avait pas vu son grand frère de cœur, et même si l'endroit était assez curieux pour des retrouvailles, c'était "eux". Ils étaient des hommes de l'ombre, Raf le dealer, lui le voleur, quoi de mieux qu'une nuit pour se retrouver ? « Qu'est-ce que tu deviens ? » demanda poliment Kovu avant de sortir une cigarette de son paquet tout écrasé et de l'allumer rapidement.


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MessageSujet: Re: Raf & Kovu ₪ Money money money Raf & Kovu ₪ Money money money EmptyVen 22 Juin - 16:45


Le monde de la nuit …


Le monde de la nuit, était un monde qui n’était pas fait pour n’importe qui. Il fallait se montrer fort et dur, pour pouvoir y survivre sans se faire marcher sur les pieds. Et autant dire que ce n’était pas un exercice simple, qui était donné à tout le monde. Si j’étais parvenu à m’intégrer sans trop de mal, c’était sans doute à cause de mon caractère. Sanguin et impulsif, j’avais tendance à m’emporter assez facilement. Et au fil des mois puis des années, tous ceux qui vivaient de nuit dans les rues de New-York, avaient apprit qu’il était préférable de ne pas venir m’ennuyer. L’adrénaline donnait des forces, c’était connu. Et sachant me battre depuis que j’étais tout petit, je n’étais pas l’un de ceux qui n’étaient pas capables de se défendre. Evidemment, je n’étais pas un super héros. Ainsi, si l’on venait à s’attaquer à moi en bande, j’étais bien plus dans la misère, c’était évident. Mais ça ne m’était jamais arrivé. Parce que j’étais parvenu à me faire une bonne place et à me faire respecter. Ce qui n’était pas chose aisée dans le fond. Au final, j’étais connu de tout le monde ou presque maintenant. Et ça me permettait même de ne pas avoir trop d’ennuis. Je savais que si une personne extérieure à la ville, venait à me chercher des noises, je ne serais pas seul. Parce que le but, c’était de savoir se lier « d’amitié », avec les bonnes personnes, aussi. Ca faisait partie des règles du jeu. Ce jeu qui consistait à vivre dans la rue, à passer inaperçu et à se faire le plus d’argent possible, de façon tout à fait illégale. La première règle, était évidemment : ne jamais se faire prendre. Jusqu’à présent, j’y étais toujours parvenu haut la main. J’étais même plutôt doué dans mon genre. Je savais passer totalement inaperçu, passer par des ruelles que peu connaissaient ou dont la plupart des gens ignoraient que tel ou tel grillage était ouvert et permettait donc de se glisser derrière et de disparaître pour de bon, dans les artères principales.

Comme toutes les nuits, je voyais les clients défiler devant moi. Mes poches s’allégeaient peu à peu au fil des heures, quand les sachets et les pilules, passaient de ma veste en cuir à la main des personnes venues acheter leur dose quotidienne ou hebdomadaire. J’avais rarement de parfaits inconnus en face de moi. Parce que je ne pouvais pas accorder ma confiance trop facilement non plus. C’était encore une règle, dans le domaine de la drogue. Il suffisait de tomber sur un abruti, pour qu’il se rende à la police et en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, je me retrouverais derrière les barreaux. Ou pire encore, je pouvais tomber sur un flic sous couverture. Là, c’était pire que tout bien sûr. Mais je n’en n’étais pas encore à ce genre d’inquiétudes, puisque tout roulait pour moi. Toujours dans l’ombre d’un immeuble mal éclairé par les lampadaires de la rue, je tournai la tête quand une voix m’interpella par mon surnom. Je souris en reconnaissant un ami. Le genre très bon ami, qui m’était cher. J’affichai un sourire quand il s’approcha pour se placer devant moi. « Hey Kovu ! Ca faisait un bout de temps ! » Ce qui n’était pas si étonnant que cela dans le fond, quand on considérait le fait qu’il était, tout comme moi, une personne qui devait passer inaperçu en se montrant le plus discret possible. Il était important que nous sachions être invisibles, pour ne jamais nous faire attraper par les forces de l’ordre. Chacun pour une raison légèrement différente toutefois. « Bonne journée au boulot ? » J’hochai doucement la tête de façon affirmative, en tâtant légèrement les poches de ma veste, comme pour vérifier que c’était bel et bien le cas. « Au rythme où vont les choses, j’aurais tout vendu d’ici une heure grand maximum. On peut donc considérer que c’était une bonne nuit ! Et toi ? » Maintenant, j’étais curieux de savoir s’il avait empoché pas mal de trucs ou non et combien il pensait pouvoir en tirer. Ce n’était pas très beau, d’être aussi insensible alors qu’il volait … Mais ce que je faisais n’était pas bien mieux. J’aidais certaines personnes à sombrer plus encore, dans les drogues, accélérant l’arrivée de leur mort … « Qu'est-ce que tu deviens ? » J’hésitai un moment puis finis par hausser vaguement les épaules. Le sujet n’était pas bien intéressant. Sans doute parce qu’il me concernait. « Ben … Déjà on ne peut pas dire que j’ai bien évolué puisque je suis toujours là, dans la rue … » Je laissai échapper un faible rire sans joie et haussai les épaules. Puis je pensai à Lucy, qui attendait sans doute mon retour. Cette pensée eut le don de faire naitre un nouveau sourire sur mes lèvres. « Mais pour tout le reste ça va. Ca va même très bien … Et toi ça va ? Ta famille ? » Je savais que, tout comme moi, il y avait pas mal d’histoires familiales, qui faisait qu’il n’avait pas encore tous ses proches, entre autres.


Dernière édition par L. Rafaello Viscenti le Sam 20 Oct - 21:39, édité 1 fois
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Caleb Smoak
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MessageSujet: Re: Raf & Kovu ₪ Money money money Raf & Kovu ₪ Money money money EmptySam 7 Juil - 10:52

Retrouver Raf faisait réellement plaisir à Kovu, c'était comme retrouver un frère. Là où plein de dealers avaient été connard, Raf avait su le guider dans cet univers avec ses règles tacites. C'était Raf qui lui avait parlé de prudence, de vendre à des gens accro et connu pour l'être plutôt que les "p'tits nouveaux" qui étaient plus facile à faire parler ou qui pouvaient être des flics sous couverture. Sans l'enseignement de Raf sur ce domaine, le jamaïcain était sûr et certain qu'il aurait fait une erreur, mais là, il pouvait se vanter de toujours avoir su se montrer prudent et de ne jamais avoir été soupçonné. « Hey Kovu ! Ca faisait un bout de temps ! » Kovu hocha la tête, c'était si vrai, ce n'était pas facile de se croiser. La journée, Kovu tentait de passer du temps en famille, pour profiter de ses cadets car lui bossait le soir. Et Kovu se doutait que ça devait être la même chose pour Raf. C'était pour ça qu'ils ne s'en tenaient pas rigueur, ils n'avaient pas besoin de se voir tout le temps ou de s'envoyer 10 000 sms ridicule pour savoir qu'ils étaient amis et qu'en cas de pépin, ils pouvaient entièrement compter sur l'autre.

Ils parlèrent rapidement boulot, c'était souvent ainsi, même si ce n'était pas le boulot le plus glorieux du monde, c'était important pour l'un comme pour l'autre, c'était grâce à cet argent qu'ils subvenaient aux besoins de leur famille respective, c'était pour ça qu'au final, ils s'en fichaient un peu de savoir si ce qu'ils vendaient ou revendaient pouvaient blesser d'autres personnes. Tant que ça permettait de nourrir sa famille, Kovu pouvait continuer d'avancer dans la vie en gérant la culpabilité qu'il pouvait parfois ressentir. « Au rythme où vont les choses, j’aurais tout vendu d’ici une heure grand maximum. On peut donc considérer que c’était une bonne nuit ! Et toi ? » Kovu était content pour son ami, tant mieux quelque part. « ça a été, j'ai volé 2, 3 voitures seulement, mais une m'a ramenée blindé ! N'empêche, que des voitures de fils à papa devant les boîtes, ça puait le parfum dans leur bagnole quoi, moins viril tu fais pas ! » puis se rappelant d'une chose, Kovu sortit de sa poche arrière ce qu'il avait dérobé dans la deuxième voiture : un magazine de cul qu'il avait l'intention d'offrir à son petit frère. Il fallait bien laisser son adolescence se passer normalement... « Y en a un, il avait ça sur son siège passager, tu sais, le type qui se sent obligé de s'astiquer le manche avant de sortir, pitoyable si tu veux mon avis, j'espère qu'il se fera personne et qu'il aura la haine en voyant que sa voiture n'est plus là ! » sourit moqueusement Kovu.

Ensuite, le noir enchaina pour savoir comment allait Raf et ce qu'il devenait. Comme ça faisait un moment, c'était l'occasion de prendre un peu des nouvelles. On pouvait dire que c'était une sorte de "mise à jour" « Ben … Déjà on ne peut pas dire que j’ai bien évolué puisque je suis toujours là, dans la rue … » Kovu fronça aussi tôt les sourcils, on aurait presque dit que Raf regrettait cette vie. Oui, Kovu savait que ce n'était pas toujours facile, mais on ne tombait pas dans ce genre de sale boulot par envie : on n'avait pas le choix, c'était un dernier recours donc on serrait les dents. « Le look bad boy te va mieux de toute façon ! » plaisanta Kovu avec un sourire un peu plus forcé sur les lèvres. « Mais pour tout le reste ça va. Ca va même très bien … Et toi ça va ? Ta famille ? » le jamaïcain haussa les épaules avant de regarder autour de lui par prudence, il n'aimait pas parler de sa famille dans la rue, mais c'était Raf et malgré l'endroit, avec lui il pouvait être honnête. « La toute petite est juste très drôle en ce moment, elle veut devenir une princesse, donc elle se confectionne des robes à l'aide de papier toilette. La cadette danse toujours avec ses froufrous, elle aime vraiment la danse classique. Shemar a 13 ans, il se prend pour un homme, c'est pour lui le magazine. Romario va entrer à la Fac bientôt, il a bien réussi. Et Shanice... » Kovu détourna le regard, il n'avait pas honte de Shanice, elle et lui avait tout sacrifié, leur avenir, leur intégrité, leur moral, Shanice était forte et déterminé. Mais il savait que peu de gens cautionnaient sa vie de call-girl, lui même était parfois mal à l'aise. Mais il restait fier d'elle, de ce qu'elle faisait pour lui, pour eux et pour sa petite fille d'un an. Elle faisait au mieux en serrant les dents et elle réussissait pas si mal. « Shanice est toujours call-girl, les affaires marchent bien pour elle... là elle devrait pas tarder à finir. Et toi, ta soeur ? » enchaina alors Kovu curieux de savoir comment se portait la famille de Raf.


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MessageSujet: Re: Raf & Kovu ₪ Money money money Raf & Kovu ₪ Money money money EmptySam 14 Juil - 18:50


Le monde de la nuit …


Quand certains se plantaient lamentablement dans une vie qui n’était pas faite pour eux, d’autres savaient se relever de tous les obstacles qui se dressaient sur leur chemin. C’était une chose que tout le monde ne pouvait pas se vanter de savoir faire. Si c’était mon cas ? Je pensais que oui. Parce que, jusqu’à présent, j’avais su me relever tant bien que mal, de toutes les épreuves que la vie m’avait infligées. Parce que je n’étais pas tout à fait seul et que par conséquent, je devais au moins le faire pour Katerina. Que l’idée de me relever me plaise ou non. Et je pensais m’en être sorti sans trop de mal finalement. J’ignorais si c’était parce que j’étais réellement fort mentalement, ou pour une autre raison. Tout ce que je savais, c’était que j’y étais parvenu et que maintenant, je vivais sans trop de soucis réels. J’étais même en train de voir grandir ma relation, avec la femme dont j’étais tombé amoureux. Que demander de plus à la vie ? Rien. Si ce n’était, peut-être, un honnête boulot. A mes yeux, ça ne pourrait pas me faire de mal, en effet. C’était la seule chose qui me manquait véritablement, pour que je puisse enfin être pleinement heureux. Ca et que Lucy envisage un jour, de fonder une famille avec moi. Mais il ne fallait pas trop en demander non plus. Je connaissais sa réticence sur ce point. De toute façon, dans l’immédiat, je n’en n’étais pas encore là. Je devais d’abord faire en sorte d’installer les bases de notre relation qui semblait prometteuse selon moi, avant d’aller plus loin. Nous allions en progressant déjà. Et je savais parfaitement que nous irions vraiment très loin ensemble. Elle était genre … Mon évidence ! Même si je n’étais pas encore certain de savoir si c’était réciproque ou non. Je voulais penser que oui. Le contraire serait bien trop décevant et destructeur.

Pour en revenir à l’instant présent, Kovu représentait une pointe de positif dans une nuit de deal. Non pas que ma nuit s’était mal passée jusqu’à maintenant. Mais on ne pouvait pas dire que c’était l’emploi rêvé, que tout le monde désirait exercer un jour ou l’autre. Disons plutôt que c’était un gagne pain pas très légal mais qui me permettait de vivre, tout simplement. Bref … Avec Kovu, notre principal point en commun en dehors du fait que nous travaillions la nuit dans les rues de New-York, résidait dans notre attachement respectif, à notre famille. C’était peut-être un peu de tout ça en plus de son jeune âge, qui avait fait que nous nous étions rapprochés au fil du temps. Au point où il était devenu une personne que je tenais à protéger par tous les moyens possibles. « ça a été, j'ai volé 2, 3 voitures seulement, mais une m'a ramenée blindé ! N'empêche, que des voitures de fils à papa devant les boîtes, ça puait le parfum dans leur bagnole quoi, moins viril tu fais pas ! » Surpris, je ne pu m’empêcher de rire à cette remarque signée Kovu. Il n’avait pas tout à fait tort sur le fait qu’un homme qui tombait dans le parfum, ça ne faisait pas franchement viril. En même temps, les gosses de riches avaient tendance à se vouloir parfaits pour toutes les occasions. Sans que je n’aie eus le temps de répondre quoi que ce soit, je le vis sortir un magazine de sa poche. Sourcils arqués, je lançai un vague regard à la couverture presque trop explicite, sans trop comprendre pourquoi Kovu me montrait ça. « Y en a un, il avait ça sur son siège passager, tu sais, le type qui se sent obligé de s'astiquer le manche avant de sortir, pitoyable si tu veux mon avis, j'espère qu'il se fera personne et qu'il aura la haine en voyant que sa voiture n'est plus là ! » Je du poser une main sur ma bouche pour retenir un véritable éclat de rire, qui menaçait d’exploser à tout instant. Je ne pu toutefois pas m’empêcher de sourire franchement tant j’étais amusé par la répartie de Kovu. Finalement, je retirai ma main et lâchai un faible soupir pour tenter de me remettre quelque peu. « Ca … C’est le type qui n’a pas ramené de fille dans son lit depuis des mois et qui sait qu’il risque de décoller au moindre effleurement de la part d’une femme qui lui plairait un peu trop ! » Lui fis-je remarquer sur le ton de la confidence, avant de rire doucement. Pitoyable ? J’aurais ajouté, aussi, pathétique et désolant !

Kovu prit ensuite de mes nouvelles pour savoir ce qu’il y avait de nouveau dans ma vie. Je plissai vaguement le nez quand je lui fis remarquer que je n’avais pas grandement évolué, puisque j’étais toujours là, dans la rue. « Le look bad boy te va mieux de toute façon ! » Je ris doucement et lançai un regard amusé au jeune homme qui se trouvait être une personne que j’appréciais sincèrement. Il avait toujours le bon mot pour me faire rire et me faire sortir un peu de mes sombres pensées, comme j’en avais justement à l’instant présent. « Certes … Le look ‘employé de bureau’ n’irait ni à toi, ni à moi, de toute façon. » Ajoutai-je en haussant vaguement les épaules, le sourire toujours aux lèvres. Le temps de quelques minutes, le temps de sa présence, Kovu parvenait à me faire penser à autre chose qu’au fait que j’étais en pleine rue, qu’il faisait nuit noire et que je vendais de la drogue. Comme c’était le cas depuis onze ans maintenant. Donc neuf sur New-York. Quelle belle vie … Une fois le silence retombé, je pris des nouvelles de sa famille. Je savais qu’il avait des frères et sœurs qu’il tentait de sortir de la misère tant bien que mal. Ou au moins, les maintenir tous à flot. C’était un peu le rôle que j’avais moi-même eus pendant des années. « La toute petite est juste très drôle en ce moment, elle veut devenir une princesse, donc elle se confectionne des robes à l'aide de papier toilette. La cadette danse toujours avec ses froufrous, elle aime vraiment la danse classique. Shemar a 13 ans, il se prend pour un homme, c'est pour lui le magazine. Romario va entrer à la Fac bientôt, il a bien réussi. Et Shanice... » Je souris presque malgré moi, devant cet énoncé qui avait tout de même le mérite d’être drôle. Du moins, c’était le cas jusqu’à l’annonce de Shanice. Je savais qu’elle avait fait un choix de métier, qui n’était pas des plus joyeux elle non plus. Je le regardais détourner le regard, sans chercher à le presser. Je savais bien qu’il avait du mal avec l’emploi de sa sœur. Et c’était parfaitement légitime. Même si rien ni personne n’était en droit de demander à Shanice de changer quoi que ce soit. Encore aurait-il fallut qu’elle le puisse, de toute façon. « Shanice est toujours call-girl, les affaires marchent bien pour elle... là elle devrait pas tarder à finir. Et toi, ta soeur ? » Je souris faiblement et hochai la tête avec lenteur, sans le quitter du regard. « Elle a quel âge la future princesse ? » Demandai-je sur un ton amusé, en souriant légèrement en coin. J’avais toujours adoré les gosses et ce n’était pas prêt de changer. Après tout, ce n’était pas pour rien si je m’étais rapproché de Marilys, de façon aussi rapide et certaine. « Katerina … Est toujours serveuse dans une boîte de nuit branchée. Le genre de boîte où vont tous les fils à papa du coin. » Précisai-je en lui lançant un regard entendu. Le genre à se parfumer trop, à avoir besoin de se soulager avant toute sortie et à se faire piquer sa caisse. Le genre à vouloir séduire toute fille se trouvant être un peu trop jolie. Je ne comprenais toujours pas comment Katerina tenait le coup, elle qui avait un passé lourd concernant la gente masculine. Mais jamais je ne lui demanderais de changer de métier, bien entendu. C’était, en quelque sorte, son choix. « Enfin … C’est l’essentiel, c’est qu’elle gagne de quoi vivre sans trop de souci. » Concluais-je en souriant faiblement en coin.


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MessageSujet: Re: Raf & Kovu ₪ Money money money Raf & Kovu ₪ Money money money EmptyMar 31 Juil - 3:23

On pouvait reprocher beaucoup de choses à Kovu : son manque de moral, d'éthique, son ignorance sur beaucoup de choses, mais la chose que personne ne pouvait critiquer c'était son optimisme. Oui il avait eu une vie de merde. Mais là où beaucoup se serait vautrer en beauté lui avait tenu le coup. Il avait serré les dents et les poings et il avait affronté la vie en la prenant comme elle venait : avec ses hauts et ses bas. Il avait appris à chérir les instants simple de la vie : un sourire, un câlin, un repas de famille, une histoire le soir. Il avait dès lors su ce qui comptait et ce qui était dérisoire. Et beaucoup de choses se rangeaient dans la seconde catégorie. C'est aussi comme ça que Kovu avait appris à trier les personnes qui comptaient, ça ne servait à rien de se mentir, les personnes qui avaient eu trop facile toute leur vie n'arrivait à pas le toucher. Il ne cherchait pas des amis très riches, il cherchait juste des gens qui savaient ce que signifiait travailler et le sens du mot "famille". Il cherchait des gens qui se battait au quotidien pour s'offrir non pas une vie de luxe, mais une vie où on est content de rentrer le soir. C'est pour ça que Kovu avait tant de respect pour Raf, il n'avait pas besoin qu'il soit un homme salarié, il n'avait pas besoin qu'il soit parfait. Parce que là, comme ça, avec ses emmerdes, c'était comme ça qu'il avait appris à l'accepter et à l'apprécier. Après, il comprenait, lui aussi espérait parfois une vie mieux... mais sincèrement, dans les gens riches, qui pouvait se vanter d'être réellement heureux avec tout leur pognon ? Raf... en chiait. Oui, comme tout ceux du Bronx en fait. Mais il avait une soeur qu'il adorait et il avait une copine dont il s'était pas mal entiché. Qui dans les costumes-cravates pouvaient se vanter d'avoir ça ?

Mise à part ça, lorsqu'ils parlaient, ils étaient franc et ne tournaient pas autour du pot, ils ne minaudaient pas non plus, c'était pas des meufs, ils allaient le plus souvent droit au but et c'était pour ça que Kovu avait tant de respect pour ce "grand frère" de coeur. « Ca … C’est le type qui n’a pas ramené de fille dans son lit depuis des mois et qui sait qu’il risque de décoller au moindre effleurement de la part d’une femme qui lui plairait un peu trop ! » Kovu pouffa de rire. C'était juste trop drôle et ça devait être tellement vrai. Il imaginait déjà le pauvre gamin qui faisait l'homme avec ses beaux habits repassés par maman. « J'ai pas vérifié s'il y avait beaucoup de boites de mouchoir dans sa boite à gant... » finit par dire Kovu d'un air purement diabolique. Descendre un pauvre type qu'il ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam était plus drôle qu'il ne le pensait.

Ils parlèrent ensuite de ce que Raf faisait, à son air un peu triste, Kovu tenta de lui rendre le sourire en lui faisant remarquer que le look bad boy lui allait bien. « Certes … Le look ‘employé de bureau’ n’irait ni à toi, ni à moi, de toute façon. » Amen. C'était bien vrai tout ça. Kovu se voyait mal se promener affublé d'un costard. Il aurait juste la sensation d'être déguisé en quelque chose d'autres que lui-même. « Puis même si on en chie, on n'est pas malheureux dans notre vie, non ? » finit par demander le jamaïcain tout en tapotant amicalement l'épaule de Raf. Evidemment, comme à chaque fois, après l'évocation à leur boulot, ils en venaient à parler de leurs familles respectives. Après tout, la famille jouait un rôle central dans leur vie, c'était inévitable de revenir là-dessus. Surtout qu'ils se faisaient confiance pour être honnête l'un envers l'autre pour ce qui concernait ce point sensible. Malyck évoqua alors tout son clan avant de demander des nouvelles du Katerina. « Elle a quel âge la future princesse ? » « 8 ans, mais j'ai bien peur qu'elle ne réalise pas son rêve. Par contre, je la vois assez bien devenir dictatrice, vu comme c'est parti-là » dit-il d'une voix amusé tout en faisant un clin d'oeil à Raf pour montrer qu'il déconnait tout de même. « Katerina … Est toujours serveuse dans une boîte de nuit branchée. Le genre de boîte où vont tous les fils à papa du coin. » « Oh tu devrais me donner l'adresse, que je puisse lui dire bonjour et dépouiller quelques-uns de ses clients ! » décida alors Kovu. ça lui semblait être une bonne idée. Il suffisait qu'il repère ceux qui avaient l'air de faire chier la jeune femme et hop, plus de voitures. « Enfin … C’est l’essentiel, c’est qu’elle gagne de quoi vivre sans trop de souci. » Kovu hocha la tête, Raf avait tout de même une sale tête en le disant. « C'est un boulot honnête au moins Raf... » lui fit-il remarquer alors. Comme pour soutenir ce qu'elle avait choisi. C'était toujours un métier plus acceptable que celui de Shanice... après, il n'était pas non plus super pote avec l'italienne, mais ça ne devait pas être tous les jours facile pour elle, elle qui était un peu renfermée de ce qu'il avait déjà vu. « Et au fait, avec ta copine tout roule ? » s'enquit alors Kovu en cherchant son paquet de cigarette. Il était l'heure de s'en griller une.


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MessageSujet: Re: Raf & Kovu ₪ Money money money Raf & Kovu ₪ Money money money EmptySam 11 Aoû - 12:12


Le monde de la nuit …


On vit pour soit et non pas pour les autres. C’était un fait que bien peu de gens semblaient connaître et appliquer. Certains vivaient trop ou uniquement, en fonction des autres et de ce que l’on pourrait dire d’eux. C’était assez désolant à mes yeux. Désolant de voir que quelques personnes pouvaient se priver de certaines choses, par crainte de ce que l’on pourra penser de leur petite personne. C’était triste de vivre ainsi. Et clairement pas excitant. Pour ma part, je vivais sans me soucier des quand-dira-t-on. Même s’il était évident que je ne me permettais pas tout et n’importe quoi. Pour la simple et bonne raison que je ne devais pas révéler à quiconque, que j’étais un foutu dealer, qui vivait de la revente de drogues. Que j’étais de ceux qui contribuent à faire de certaines personnes faibles, des toxicos. Je n’en n’étais moi-même pas un. Parce que j’étais trop « fort » mentalement, pour ça ? Ou simplement parce que je voyais tous les jours, les effets néfastes de cette merde ? Plutôt la seconde option, selon moi. Quoi qu’il en soit, quand je consommais, c’était uniquement pour me mettre davantage dans l’ambiance de certaines fêtes. Je savais être raisonnable et ne pas tomber inconscient sous un shoot surdosé, par exemple. Toutefois, ça ne m’empêchait pas de m’entourer de personnes qui touchaient davantage à ça, que moi. Lucy, toxico confirmé, dont je m’étais sacrément entiché, en était la preuve. Elle n’était pas la seule bien entendu. Malgré tout, je ne tombais pas là dedans de façon sérieuse moi-même. Quoi qu’il en soit, ce métier que je n’aimais franchement pas, m’avait permis de faire de nombreuses rencontres. Lucy et mon meilleur ami, en faisaient partis. Tout comme Kovu, que je venais de retrouver ce soir là, un peu par hasard. J’aimais bien passer du temps avec lui. Il était jeune mais loin d’être inconscient et idiot. Il fallait dire que la vie lui avait apprit très tôt, que tout n’était jamais rose. Tout comme à moi d’ailleurs. Néanmoins, ça ne l’empêchait pas de savoir se montrer drôle, à profiter de la vie et de ce qu’elle nous offrait. Pas grand-chose, certes. Mais au moins, nous savions profiter totalement, du peu que nous avions en notre possession. Ainsi, quand il me parla du type qui se promenait avec un magazine porno dans sa voiture, nous en arrivâmes à plaisanter sur son compte. Pauvre idiot qui n’était pas capable de se contenir, en présence de jolies filles. « J'ai pas vérifié s'il y avait beaucoup de boites de mouchoir dans sa boite à gant... » Sur le coup, je ne pu réprimer un frisson de dégoût, à l’idée de tout ce qu’il pouvait bien faire dans sa caisse. Peut-être même avait-il une poubelle spéciale mouchoirs usagés. L’idée me fila un nouveau frisson de dégoût et je grimaçai avant de plisser le nez. « Quand il y a un magazine de ce jour … Il y a toujours les mouchoirs pas très loin. » Lâchai-je sur un ton plein de bon sens. C’était évident selon moi, que c’était le cas.

Après avoir discuté de ces fils à papa qui dépensaient l’argent des parents dans des sorties en boite de nuit branchées, nous mentionnâmes le fait que, oui, j’étais toujours un dealer. Si j’avais eus l’air de regretter ce fait, je l’oubliais bien vite quand Kovu me rappela que le style bad boy m’allait bien. En même temps, la seule idée de porter un costume chemise et cravate, me faisait horreur. Ce n’était vraiment pas moi et je n’étais pas prêt de porter un truc qui puisse ressembler à ça, de près ou de loin. Ou si … Le jour de mariage. Allais-je me marier un jour ? Je l’ignorais totalement. Ca ne dépendait pas que de moi, bien entendu. Mais aussi, et surtout, de Lucy. Et si ça devait se faire, ça ne serait pas pour demain. « Puis même si on en chie, on n'est pas malheureux dans notre vie, non ? » Je souris et hochai la tête de façon affirmative. Nous n’avions peut-être pas l’argent pour ajouter du beurre à nos épinards … Mais au moins, nous avions de quoi nous satisfaire de nos vies et en profiter. Sans doute même en profitions nous plus que ceux qui avaient « tout ». Ou qui pensaient l’avoir. « Disons qu’on sait au moins profiter du peu que nous avons. Et nous sommes sans doute plus heureux que ces riches qui se pensent tout permis ! » Répondis-je sans hésiter. Je parlais, bien entendu, de ceux qui étaient nés avec une cuillère en argent dans la bouche. Ceux qui étaient devenus riches avec leurs propres moyens, étaient sans doute très heureux et très prudents, pour ne pas perdre leur fortune si durement acquise. Et c’était tant mieux pour eux, dans un sens. Maintenant, il ne fallait pas s’étonner si les gens comme nous, tentaient de se faire de l’argent sur leur dos. C’était la vie qui était ainsi faite. Toute naturellement, nous en arrivâmes à parler de notre famille respective. Parce que nous avions pour point en commun principale, celui d’avoir une famille à soutenir par tous les moyens possibles. Je souris quand il mentionna sa petite sœur, qui voulait être princesse. C’était pour ça que j’aimais autant les enfants. Pour leur innocence. « 8 ans, mais j'ai bien peur qu'elle ne réalise pas son rêve. Par contre, je la vois assez bien devenir dictatrice, vu comme c'est parti-là » Je ris doucement à cette répartie en imaginant sa petite sœur vêtue d’une robe de princesse, en train de donner des ordres à qui se trouvait dans les parages. « Ca commence donc si jeune ? » Demandai-je sur un ton amusé. Quand je du mentionner Katerina, j’appris à Kovu, qu’elle allait bien et bossait toujours dans une boite de nuit branchée. « Oh tu devrais me donner l'adresse, que je puisse lui dire bonjour et dépouiller quelques-uns de ses clients ! » Je ris doucement et hochai la tête. Connaissant Kovu, je ne doutais pas qu’il pourrait bien choisir de dépouiller ceux qui auraient le culot d’ennuyer ma sœur

« Je te donnerai ça, oui. Je pense que tu as déjà du faire un saut dans les environs. C’est une boite de nuit réputée pour ses clients riches et … Plus stupides les uns que les autres, sans doute. » Répondis-je en faisant mine de rouler des yeux, d’un air désespéré. Sans tarder, j’ajoutai que l’essentiel dans tout ça, c’était que Katerina gagne de quoi vivre sans trop se soucier d’un éventuel manque d’argent. « C'est un boulot honnête au moins Raf... » Je soupirai faiblement et gardai le silence pendant un moment. La seule personne extérieure, à connaître notre vie à Kat’ et moi, du début à la fin, c’était sans doute mon meilleur ami. Du moins, c’était le cas de mon côté. Du sien, j’ignorais si elle l’avait dit à quelqu’un de qui elle était plus ou moins proche. C’était à elle de choisir qui elle voulait ou non, mettre dans la confidence. Il fallait dire que son passé était plus sombre et douloureux que le mien, encore. Elle avait subit des choses que personne ne devrait jamais subir. « Je sais … Ca m’ennuie juste qu’elle soit en contact avec ce genre de types. » Répondis-je en haussant les épaules. Comme si ce n’était pas si important que cela dans le fond … Bien sûr que ça l’était. Ca l’était pour moi … « Et au fait, avec ta copine tout roule ? » Comme le crétin amoureux que j’étais, je ne pu m’empêcher d’afficher un immense sourire, à l’évocation de Lucy. Certes, c’était totalement con et niais à souhait. Mais c’était là l’effet dingue, qu’elle avait sur moi. Qu’y pouvais-je si le simple fait de penser à elle, me remplissait d’une joie folle ? Même si je tentais encore et toujours, de cacher les réactions dingues, qu’elle me faisait avoir, je ne pouvais pas le faire totalement non plus. Je l’aimais ! C’était un fait devant lequel personne ne pouvait passer, sans s’en rendre compte ! « Tout roule toujours aussi bien. Je dirais même, que ça va de mieux en mieux, au fil des jours. » Et pour cause, nous avions un rythme d’évolution, pour le moins atypique. Sans doute parce que nous avions besoin de nous apprivoiser l’un et l’autre, avant d’avancer vraiment. Bien peu de gens pourraient comprendre pourquoi après quelques semaines de relation, nous n’avions toujours pas couché ensemble. Mais à mes yeux, ça me semblait parfaitement logique. Elle avait une fille et je refusais que nous nous plantions. Car nous ne serions pas les seuls à en pâtir. Nous étions des adultes responsables, qui voulaient tout faire bien, avec lenteur et précision. « Et toi ? Toujours seul ? » A vingt ans, Kovu était sans doute toujours célibataire et, à mes yeux, ça n’avait rien de choquant. Tout au contraire même, il avait raison de ne pas s’enticher d’une femme, aussi jeune. Bien entendu, s’il rencontrait « la bonne », je serais le premier à l’encourager à ne pas la laisser filer.


Dernière édition par L. Rafaello Viscenti le Sam 20 Oct - 21:38, édité 1 fois
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Caleb Smoak
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MessageSujet: Re: Raf & Kovu ₪ Money money money Raf & Kovu ₪ Money money money EmptyDim 12 Aoû - 2:21

Le jeune homme avait toujours jugé durement les riches. Quand on vivait depuis toujours dans la... "moyenne" voir pauvreté, regarder l'exubérance des riches avaient toujours été très mal vu par Kovu. Il détestait leur désinvolture, il détestait les voir si heureux de flamber leur fric, comme si ça n'avait aucune valeur. Lui qui savait à quel point chaque dollar était précieux... c'est pour ça qu'il avait moins de scrupules à voler les riches. Il n'était pas difficile de les reconnaitre, ils avaient des voitures qui voulaient être vue avec des couleurs flash. Rien de très "normal" aux yeux de Kovu qui éprouvait un certain plaisir à voler ces voitures. Même si elles étaient beaucoup plus difficile à voler que les voitures un peu plus communes. Niveau protection, il fallait faire preuve d'un meilleur doigté, il fallait aussi faire preuve de précision, mais voler c'était ce que Kovu avait toujours fait. D'aussi loin que lui revenait ses souvenirs d'ado, il se rappelait s'entrainer avec une tige de fer. Tout ça remontait à si longtemps désormais. Il savait d'un coup d'oeil comment réussir à voler, c'était son dada. C'était aussi très dangereux, pour lui, mais aussi pour sa famille, si jamais il se faisait prendre ne serait-ce qu'une seule fois, il savait que jamais on ne lui confierais la garde de ses cadets... et c'était le moment de se faire bien voir, à 21 ans, il venait tout juste de passer enfin majeur ici, il avait l'âge requis pour prendre soin de sa famille et l'éloigner de leur oncle Riley. C'était le moment d'amasser le plus d'argent possible pour offrir enfin à son clan un peu de liberté... et surtout les éloigner tous de l'alcoolisme de leur oncle. Il pouvait le faire en restant discret encore un peu.

Cela dit, malgré le sérieux de la situation, Kovu comme à son habitude préférait tout prendre par désinvolture, il ne servait à rien selon lui de se prendre trop la tête. Oui, certes, c'était un voleur, cela dit, il n'allait pas non plus épiloguer là-dessus 10 000 ans, il n'allait pas faire de dépression ou noyer son chagrin dans l'alcool. C'était son choix, c'était son moyen à lui de sauver sa famille donc oui, quelque part il éprouvait une certaine fierté. Puis sincèrement, le monde de la nuit lui collait mieux à la peau. Il savait qu'il n'était pas fait pour jouer à la blanche colombe, d'ailleurs, son séjour à l'école lui avait prouvé, il ne supportait pas l'idée de passer 8h sur les bureaux de l'école. Alors bosser un jour dans un bureau... jamais, il était fait pour quelque chose qui lui procurait de l'adrénaline. Rien de moins. Il s'était trouvé dans un métier qui n'en était pas vraiment un. Malyck l'original.

« Quand il y a un magazine de ce jour … Il y a toujours les mouchoirs pas très loin. » Kovu reprit aussi tôt pied avec la réalité et eut un sourire carnassier. « On sent l'expérience parler là » se moqua légèrement le jamaïcain avant de faire un clin d'oeil à Raf. Après, il restait un garçon, et il savait parfaitement que tous le faisait. Kovu avait juste dit ça pour taquiner un peu son ami. C'était toujours drôle à son sens.

Les deux amis continuèrent de parler librement, pour Kovu, leur vie n'était pas si mal, il s'estimait heureux pour sa part, avec ses hauts et ses bas, jamais il ne penserait à changer sa vie. Et il savait au fond que même si ce soir Raf ne semblait pas au mieux de sa forme, c'était pareil pour lui. Après tout, c'était l'ensemble de tout ce qu'il avait vécu qui l'avait amené ici. Et il s'estimait heureux d'avoir croiser la route de Raf, ou encore Mia ou encore Minnie. Et si tout avait été "bien" dans sa vie, il n'était pas sûr que ces rencontres se soient produites... du coup, non, il ne pouvait pas regretter tous les malheurs, parce qu'ils étaient contrebalancé de véritablement moments de bonheur. « Disons qu’on sait au moins profiter du peu que nous avons. Et nous sommes sans doute plus heureux que ces riches qui se pensent tout permis ! » Kovu opina aussi tôt la tête. « On sait ce qui est réellement important ! » la famille & l'amour. Les riches eux pensaient que c'était l'argent qui comptaient, ils pensaient que les billets pouvaient tout acheter : même l'amour. Mais en vrai, ils ne passaient même pas de véritable temps ensemble, ils excusaient leurs absences en achetant des gros présents. Pour sa part, jamais Kovu n'aurait manqué un seul repas de famille, c'était si important à ses yeux de se retrouver entouré de ses cadets, de s'informer sur leur journée, leur vie, le repas familial du soir était tout simplement son moment préféré, celui où il pouvait resserrer ses liens tout simplement. D'ailleurs, ce fut le sujet familial qui occupa la discussion des deux jeunes hommes. Il n'était pas vraiment rare que le sujet se tourne vers leur famille respective. Kovu prenait toujours un certain plaisir à parler des siens avec Raf, c'était là une preuve de confiance sans faille, le jamaïcain parlait peu de ses cadets, il agissait comme un lion dont on venait de pénétrer les terres quand on tentait de s'approcher de ses lionceaux. Ils parlèrent tranquillement de la dernière qui se prenait pour une princesse en devenir. « Ça commence donc si jeune ? » « Je ne m'étonne même plus du comportement de mes sœurs, elles sont toutes bizarre, j'ai fini par l'accepter » soupira de façon théâtrale Kovu. Sincèrement, s'il n'avait pas été voleur, il aurait eu toutes ses chances comme Drama Queen, dommage que ce n'était pas un métier à part entière.

En toute logique, après sa famille, ce fut celle de Raf qui fut évoqué avec notamment Katerina et une référence à son boulot de serveuse. « Je te donnerai ça, oui. Je pense que tu as déjà du faire un saut dans les environs. C’est une boite de nuit réputée pour ses clients riches et … Plus stupides les uns que les autres, sans doute. » Kovu haussa un sourcil, juste dans les propos de Raf, on devinait que ce dernier n'était pas ravi que sa soeur soit entourée de gros lourd. Kovu avait toujours trouvé la relation des Viscenti particulièrement forte, mais quelque part, le jeune jamaïcain comprenait, ils n'étaient que deux, logique qu'ils se protègent mutuellement. Enfin, en tout cas, ça faisait sens dans son esprit. Le jeune voleur tenta alors de faire voir le bon côté des choses, Katerina faisait un métier honnête, c'était déjà pas si mal... « Je sais … Ca m’ennuie juste qu’elle soit en contact avec ce genre de types. » le visage de Kovu s'embruma un instant, il pensa aussi tôt à Shanice. « Je sais » répondit-il sombrement. Cela dit, le jeune adulte ne pouvait décidément pas rester sur une note aussi sombre, c'est pour ça qu'il lança le sujet de la copine de Raf, juste à voir son visage s'illuminer, on devinait l'amour qu'il portait pour sa copine. C'était beau, ça donnait du baume au cœur, ça donnait aussi envie de croire à l'amour. « Tout roule toujours aussi bien. Je dirais même, que ça va de mieux en mieux, au fil des jours. » Kovu sourit, véritablement heureux pour celui qu'il considérait comme son mentor. « C'est bien ça, je suis content pour toi ! N'oublie pas de m'inviter au mariage hein ! Je te jure de bien me tenir et ne voler aucune voiture ce jour-là ! » plaisanta alors Kovu avec un clin d'oeil, si pour la fin de sa phrase il était parti une nouvelle fois dans l'humour, il était tout de même sérieux en parlant de mariage, Kovu croyait en l'amour, il l'avait vu de ses yeux avec ses parents après tout, il s'imaginait juste ne pas le trouver tout de suite pour lui. « Et toi ? Toujours seul ? » Kovu fronça un instant les sourcils avant de se passer la main dans les cheveux et d'avoir une tête un peu prédatrice. « J'ai de quoi m'amuser... » souffla-t-il avec arrogance. « Mais oui, seul. J'ai pas envie d'imposer à une fille ma vie. Surtout vu mon âge ! Les seules qui pourraient l'accepter autres que mes meilleures amies sont sans doute des cougars » pouffa de rire le noir en étant réaliste sur son sort. Il était impossible qu'une fille de 20 ans ou 21 ans n'acceptent sa vie et surtout ses obligations.


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MessageSujet: Re: Raf & Kovu ₪ Money money money Raf & Kovu ₪ Money money money EmptySam 20 Oct - 21:37


Le monde de la nuit …


Les étapes les plus difficiles de notre vie, étaient peut-être les plus importantes et les plus intéressantes également. Sans doute parce qu'elles étaient ce qui faisait de nous, ce que nous étions, tout simplement. C'était les épreuves de la vie, qui forgeaient ceux qui en étaient victimes. C'était malheureux, oui, mais c'était comme ça. Et il fallait simplement vivre avec, sans se poser plus de question que cela. Accepter les faits. Continuer d'avancer. Sourire à la vie malgré tout. Profiter des points positifs qu'il lui arrivait encore à offrir de temps en temps. Et tant qu'à faire, tenter de ne garder en tête, que les bons points. Ceux qui nous rendaient le sourire, qui nous donnaient envie de continuer de vivre, de faire de nouvelles connaissances, de s'attacher même et de faire de nouveaux plans. Qu'ils soient accessibles ou non tant qu'à faire. Ca n'avait pas d'importance ça. Le simple fait d'avoir des rêves, des envies et des projets, ça suffisait à faire sourire et donner une raison de vivre. L'être humain pouvait parfois se montrer si étrange tout de même. C'était un état de fait. Et j'assumais d'être un être humain parfaitement normal, pour ne pas dire basique. Il n'était pas utile de sortir du lot. En tout cas, c'était mon avis. Et je ne cherchais pas à savoir si d'autres gens le partageaient. Nombreux étaient ceux qui voulaient continuellement se démarquer des autres. Et puis d'un autre côté, il y avait ceux qui, au contraire, voulaient se fondre dans la masse. Moi ... Moi, j'étais vraiment un homme basique. Je ne tenais pas à me cacher et je ne tenais pas non plus à sortir du lot. J'étais juste moi. Un passionné de peinture un brin solitaire, qui vendait de la drogues pour survivre. Ma vie n'était pas idyllique. Mais ce n'était pas un cauchemar non plus. C'était juste ... ma vie. Et je n'en n'avais pas connu d'autre. Alors je ne pouvais pas savoir si elle était plus difficile ou simple à supporter qu'une autre. Finalement, ce n'était peut-être pas plus mal de ne pas pouvoir comparer en ayant testé d'autres vies ...

L'avantage de ma vie, c'était que je pouvais rencontrer des gens que d'autres n'auraient malheureusement jamais le plaisir de connaître. Des personnes comme Kovu, qui était un jeune homme vraiment sympathique et qui gagnait sincèrement à être connu. Tout comme moi, malgré une vie assez difficile dans le sens où il devait faire des chose illégales pour vivre, il gardait le sourire. Et c'était justement cela qui expliquait pourquoi nous étions en train de discuter et de plaisanter à propos de sujets plus ou moins idiots ou que l'on pourrait penser sans intérêt. « On sent l'expérience parler là » Je ris doucement devant cette taquinerie évidente et roulai des yeux un bref instant, avant de les lever au ciel. « Rhô, allez, on l'a tous déjà fais au moins une fois ! » Lâchai-je le plus sérieusement du monde, avant de rire doucement, à nouveau. Ce n'était même pas une honte et il n'y avait pas de raison que ce soit un tabou non plus. Un homme restait un homme. Et un homme passait par diverses étapes tout au long de sa vie. Principalement à l'adolescence. Nous continuâmes à discuter de tout et de rien et je n'hésitai pas à faire entendre que je ne me sentais pas particulièrement au top. Peut-être un brin de nostalgie ou de douleur à l'idée que ma vie se résumait à ça ... Vendre de la drogue et, forcément, inciter les gens à consommer de ces merdes. Certes, chacun était libre et ce n'étai donc pas de ma faute s'ils tombaient là dedans. Mais ça ne m'empêchait pas de culpabiliser un peu à l'idée du mal qu'ils se faisaient en passant par moi.Malgré tout, je retrouvais toujours le moral, quand je pensais au fait que nous au moins, nous savions profiter des petites choses simples de la vie.« On sait ce qui est réellement important ! » J'approuvai, d'un simple hochement de tête. D'un côté, les personnes riches qui pensaient tout avoir sous prétexte qu'ils avaient de l'argent. Et de l'autre côté, ceux comme nous, qui trimaient comme des malades pour vivre et qui pouvaient se réjouir d'un rien, parce qu'ils méritaient ce qu'ils gagnaient, voyaient ou même découvraient.

Le sujet ne tarda pas à se porter sur nos familles respectives. Il mentionna ses frères et soeurs et je fus amusé d'apprendre que la plus jeune se prenait déjà pour une petite princesse. C'était plus craquant que blasant à mon goût. Plus amusant qu'autre chose même. Elle n'était qu'une enfant et ne réalisait pas que les 'princesses' de notre époque, étaient plutôt représentées par des gamines prétentieuses qui pensaient tout avoir et donc, pouvoir tout se permettre. Dans son esprit de petite fille, les princesses étaient ces personnages de conte, qui portaient de magnifiques robes, qui étaient la bonté et la beauté incarnés et qui épousaient le prince charmant dès le second rendez-vous. « Je ne m'étonne même plus du comportement de mes sœurs, elles sont toutes bizarre, j'ai fini par l'accepter » Je ne pu retenir un rire sincèrement amusé, devant son ton et sa façon de dire cela. On aurait pu croire qu'il était sérieusement désespéré, pour ne pas dire sur le point de commettre un acte désespéré. Mais je savais que la réalité était toute autre. En fait, il adorait sa famille et ferait tout pour eux tous. « Tu m'aurais dis qu'elles étaient d'une banalité affligeante, que je ne t'aurais pas cru. Quand on voit le frère, on a aucun mal à imaginer les soeurs ... » Lui fis-je remarquer le plus sérieusement du monde, bien que l'amusement et la gentille moquerie, se percevaient nettement dans mon ton. Je finis même par afficher un sourire en coin, incapable de m'en empêcher plus longtemps. Quand le sujet de sa famille prit fin, ce fut au tour de la mienne. Une famille qui ne comportait plus que deux personnes maintenant, puisqu'il s'agissait de ma soeur, Katerina. L'idée que Kovu puisse faire un saut à la boîte de nuit où elle travaillait, pour dépouiller ces types qui lui tournaient peut-être autour, me fit un étrange bien. Et je ne culpabilisai aucunement pour cela ...

Et oui, elle faisait un boulot honnête. Mais l'idée de tous les rapaces qui lui tournaient autour, me faisait horreur. Je ne supportais vraiment pas cela. Et ce fut la réponse que je fis à Kovu, à peu de choses près. « Je sais » Je soupirai doucement en lançant un bref regard en direction du jeune homme. Je savais qu'il devait penser plus ou moins la même chose, concernant l'une de ses soeurs. Son boulot n'était pas tout à fait aussi honnête que celui de Katerina. Et en plus de cela, elle fréquentait ce genre d'hommes que nous ne supportions pas l'un comme l'autre, de bien plus près. Je ne savais vraiment pas comment faisait Kovu, pour ne pas intervenir. Peut-être par crainte de voir sa soeur prendre la poudre d'escampette, si seulement il osait dire quoi que ce soit ? Je soupirai doucement en songeant que rien n'était jamais vraiment facile. Pas quand on l'aurait bien aimé en tout cas. Contre toute attente, nous parlâmes de mon couple. Et je ne pu cacher le bonheur que j'éprouvais à être avec elle. Même si notre relation était plus compliquée qu'elle n'y paraissait et qu'il faudrait du temps avant que tout soit plus 'normal', entre nous. « C'est bien ça, je suis content pour toi ! N'oublie pas de m'inviter au mariage hein ! Je te jure de bien me tenir et ne voler aucune voiture ce jour-là ! » Je ris de nouveau en lui adressant un regard sincèrement amusé. D'autant plus que du côté de Lucy, même s'ils étaient peu nombreux, on ne pouvait pas dire qu'ils étaient pauvres. Mais l'idée d'un mariage, ne m'avait pas encore effleuré l'esprit avant qu'il n'en parle lui même. Nous étions à mille lieux d'en être là. « Tu sais, on est à un stade où on apprend encore à se connaître. Le mariage ... C'est à des années lumière de ce qu'on partage en ce moment. Peut-être quelle est contre le mariage d'ailleurs ! » Ce que je ne saurais pas tant que je n'aurais même pas tenté d'aborder le sujet, pour savoir son avis sur ce point. Et je ne me sentais pas prêt à le faire en tout cas. Nous étions encore trop loin de ça. Et pour un peu que ça lui fasse peur et qu'elle prenne la fuite ...

Je finis par demander à mon ami, s'il était toujours tout seul de son côté. Il était encore bien trop jeune pour penser mariage et famille, bien sûr. Mais ça ne l'empêcherait certainement pas d'avoir une petite amie. Que ce soit sérieux ou non. Il me sembla que son regard de véritable mâle prédateur, répondait déjà à ma question.[color=steelblue] « J'ai de quoi m'amuser... »[color] Je ris en levant les yeux au ciel. Un véritable mâle prédateur, en effet. « Mais oui, seul. J'ai pas envie d'imposer à une fille ma vie. Surtout vu mon âge ! Les seules qui pourraient l'accepter autres que mes meilleures amies sont sans doute des cougars » Je soupirai doucement en songeant qu'effectivement, il avait un 'emploi' qui pourrait faire fuir plus d'une fille. Mais c'était également mon cas et pourtant, je sortais avec une riche mannequin. Même si c'était en raison de son addiction pour la drogue, certes. Quoi qu'il en soit, il n'était pas impossible que Kovu finisse par rencontrer une femme avec laquelle il aurait l'envie de partager quelque chose. « Finalement, rien n'est simple, quand on mène ce genre de vie ! » Fis-je remarquer en plissant légèrement le nez. « Mais qui sait ... Tu pourrais faire la rencontre d'une charmante voleuse de voiture, dans l'une d'elles, un de ces quatre ... » Plaisantai-je en riant légèrement à l'idée d'une étrange rencontre, dans une voiture, entre deux voleurs qui auraient porté leur dévolu sur le même véhicule. Tout était possible, non ?
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